Bourse : avec la crise Champeil mise sur Terminator plutôt que Robin des Bois

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Robot humanoïde le cyborg (ici dans le film Terminator) est sans conteste l'une des nouvelles représentations de la puissance.
Robot humanoïde le cyborg (ici dans le film Terminator) est sans conteste l'une des nouvelles représentations de la puissance. (Crédits : REUTERS/Herwig Prammer)
Si les cyborgs -ces super robots du film Terminator- peuvent incarner la puissance brute, alors le financier Axel Champeil, qui privilégie l'investissement dans les multinationales du type Google ou Facebook pour échapper à la crise économique, mise sur eux. Plutôt que sur des entreprises légères et tactiquement très agiles, à l'instar d'un Robin des Bois. Parce que la puissance de feu financière va, selon le patron de la société Champeil, prendre le dessus au moins jusqu'à 2021 comme une nécessité pour survivre à l'énorme tsunami qui devrait frapper l'économie. La bonne nouvelle, selon ce spécialiste de la gestion de portefeuilles, c'est que les dirigeants de l'Union européenne ont bien compris l'ampleur des enjeux.

Le fracassant début pandémique en mode Covid-19 de cette année risque de convaincre certains analystes financiers, préoccupés depuis 2018 par l'éventuelle survenue d'un krach boursier en 2020, qu'ils ont la bosse des authentiques extralucides. Sauf que la pandémie virale s'est d'abord attaquée à la santé des personnes et donc à l'économie réelle, ne frappant les marchés financiers que de façon indirecte, à l'envers de la crise de 2008.

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L'effet de surprise a été d'autant plus fort que, comme le rappelle Axel Champeil, PDG de la société financière bordelaise Champeil, dans la dernière livraison de la Lettre des Gérants (juillet 2020/ Les marchés financiers à l'épreuve de la Covid), les investisseurs les plus pessimistes avaient fini par se rendre à l'évidence : l'année 2020 démarrait sur de bons rails. Et le coronavirus était au départ bien trop furtif pour être détecté puis mouliné dans les analyses prévisionnelles les plus pointues.

Les marchés avaient les meilleures lunettes

Pourtant Axel Champeil est formel : les marchés financiers ont été les premiers à prendre cette nouvelle menace au sérieux et à réagir.

"Alors que 2020 démarrait de façon optimiste sur les marchés financiers, au lendemain d'une très bonne année boursière et dans un contexte économique plutôt favorable, la crise sanitaire a entraîné une crise mondiale d'une ampleur sans précédent. Fidèle à leur capacité d'anticipation, les marchés financiers ont commencé à baisser dès février et cela avec une violence comme nous l'avions rarement connu, le CAC 40 perdant ainsi plus...

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