Automobile : le groupe Parot a creusé son déficit mais se prépare à rebondir

 |   |  853  mots
Alexandre Parot
Alexandre Parot (Crédits : Pascal Rabiller)
Plombé en particulier par le mauvais résultat de sa gamme premium, le groupe Parot, concessionnaire automobile coté en bourse, s'est repositionné sur son marché. En plus de la cession de son pôle premium au groupe palois Eden Auto, il recalibre ainsi sa plateforme de vente de véhicules en ligne Zanzicar. Un virage stratégique qui devrait monter en puissance en 2020, après une année 2019 plutôt difficile. A condition que la pandémie de Covid-19 ne provoque pas un effondrement du marché.

Le groupe girondin Parot, à Bruges (Gironde/Bordeaux Métropole), dont Alexandre Parot est le PDG, spécialisé dans la vente de voitures et véhicules utilitaires, a vu son chiffre d'affaires augmenter de +6,9 % en 2019, pour atteindre 560,2 M€. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe a notamment été porté par la hausse soutenue à +10 % des ventes de véhicules d'occasion, qui ont généré pour 206,4 M€ de ventes (contre 187,3 M€ en 2018).

Lire aussi : Bordeaux Métropole : le groupe Parot en hausse de +23,7 % sur trois trimestres

Un segment de marché sur lequel Parot a décidé d'appuyer désormais une large part de sa stratégie. Mais, dans le même temps, le résultat net du groupe s'est significativement enfoncé dans le rouge, passant de -2,9 M€ en 2018 à -5,1 M€ en 2019. Déficit qui est le produit de l'évolution négative de plusieurs indicateurs, dont certains ont eu tendance à se redresser en cours d'année, le résultat net passant ainsi de -3,5 M€ au 1e semestre à -1,6 M€ au 2e semestre.

Un mauvais résultat d'exploitation qui va en s'améliorant

Le groupe Parot a vu son Ebitda (1) reculer mais bien résister l'an dernier à 1,4 M€, contre 2 M€ en 2018. Le recul contenu de cet indicateur montre que le cœur de l'activité de Parot (sans tenir compte du poids des impôts et taxes, de la stratégie de financement et de celle d'investissement) est plutôt solide. Ce qui n'empêche pas que le résultat d'exploitation, qui mesure la rentabilité de l'activité, se soit fortement enfoncé dans le rouge en 2019, à -1,5 M€, contre -0,7 M€ en 2018. Comme le souligne la direction du groupe, 2019 a aussi connu un vrai virage du côté du résultat d'exploitation entre les 1er et 2e semestres.

"Après prise en compte des dotations aux amortissements et provisions nettes de reprises, pour 2,9 M€ contre 2,5 M€ en 2018, le résultat d'exploitation ressort à -1,5 M€ sur l'ensemble de l'exercice 2019. Le résultat d'exploitation de l'année 2019 a été pénalisé par le premier semestre à -1,8M€. Le second semestre, dont le volume d'affaires a été inférieur, a permis un retour à un résultat d'exploitation équilibré +0,3M€. Ce redressement a été obtenu par une amélioration opérationnelle, une réduction de la structure de coûts, et les premiers effets des ajustements du périmètre", déroule ainsi la direction du groupe.

Les clés d'un repositionnement amorcé dès l'an dernier

Parot vient de confirmer la...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/05/2020 à 14:57 :
Pour ceux que l'automobile intéresse en tant qu'acteurs de la production de pièces détachées, car on n'a plus de constructeurs de voitures mais des monteurs, pour 1 Renault Peugeot 5 sans grades, pas très bien payés, le petit marchand d'à côté qui vend de la belle occase assez récente a été dévalisé.
Et qui dit occase qui part dit neuve qui se construit et se vend.
Pour moi, si le gouvernement assure comme De Gaulle automne 68, ça va redémarrer à donf!
Mais pas sans se demander quelle bourde va nous tomber encore dessus.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :