Les métiers de la communication dans le brouillard du Covid-19

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En temps normal comme en situation de crise, les réseaux sociaux sont devenus l'outil le plus utilisé par les entreprises pour communiquer.
En temps normal comme en situation de crise, les réseaux sociaux sont devenus l'outil le plus utilisé par les entreprises pour communiquer. (Crédits : CC Pixabay by Pixelkult)
Plus jeune, plus diplômée, plus indépendante et plus agile en matière numérique : ce sont les tendances qui traversent la profession de communicant, selon l'observatoire publié par l'Association des professionnels de la communication de Nouvelle-Aquitaine (Apacom). Secoués par une crise économique d'une ampleur inédite, ils insistent sur le rôle stratégique de la communication en période de turbulence et sur le besoin de réinventer l'outil événementiel qui semble durablement touché.

Depuis 2011, l'Apacom publie un observatoire des métiers, du marché de l'emploi et de l'activité de la communication dans la région Aquitaine puis Nouvelle-Aquitaine. Cette nouvelle édition, réalisée fin 2019 et présentée ce 12 mai, offre un éclairage sur une profession déjà marquée par l'essor croissant du numérique et la montée en puissance des travailleurs freelances. Un tableau auquel il faut désormais ajouter l'impératif de retrouver une boussole dans un paysage de la communication plongé dans le brouillard du confinement et de la crise sanitaire et économique.

Communiquer à l'heure du Covid-19

"Le point positif c'est que la communication a soudainement retrouvé une dimension stratégique avec la crise du Covid-19 [...] La communication interne a été fortement mobilisée pour créer du lien et du collectif entre les équipes à distance. Parallèlement, la communication commerciale, en retrait, est beaucoup passée par les réseaux sociaux", observe Béatrice Vendeaud. Pour la suite, cette membre du bureau de l'Apacom ne cache pas son désarroi : "La seule chose que je sais c'est qu'on ne sait rien à ce stade. Il est très difficile d'y voir clair aujourd'hui mais il faut malgré tout réfléchir à la suite." Dans cet océan d'incertitude, l'association s'attend néanmoins à voir déferler quelques vagues potentiellement ravageuses :

"Les dernières projections tablent sur une baisse de 8 à 10 % de PIB avec des secteurs touchés de façon inégale. Rappelons qu'en 2008/2009 la baisse du PIB était de 2,7 % et que le secteur de la communication a mis six ans pour remonter la pente... Les agences de Nouvelle-Aquitaine font déjà état d'une baisse d'activité de -15 % en mars et -35 % en avril", cadre Béatrice Vendeaud qui rappelle qu'après deux années de croissance, "tous les canaux de communication sont touchés : cinéma à l'arrêt, régies internet -30 %, télévision -60 %, affichage -70 % et presse/radio -70 à -80 %".

L'évènementiel reviendra-t-il ?

"La communication est souvent perçue comme une variable d'ajustement et nous voulons fortifier nos liens avec les dirigeants d'entreprise et faire évoluer nos métiers pour montrer que la communication est d'abord une fonction stratégique", insiste Nicolas Chabrier, le président de l'Apacom, tandis que sa collègue Odile Seiter plaide pour "une campagne de communication pour sensibiliser les marques, les annonceurs et les...

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Commentaires
a écrit le 14/05/2020 à 10:30 :
Les LREM, qui ne sont que cela, des communicants font actuellement une très mauvaise réputation à cette profession.

Trop de communication tue le langage et donc la communication.
a écrit le 13/05/2020 à 19:09 :
Article de propagande faisant l'apologie du jeunisme...

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