Au Front : "Entrepreneurs sur les starting blocks ? "

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Au Front : une chronique quotidienne le temps du confinement pour présenter des initiatives locales et régionales qui préparent le monde d'après la pandémie.
"Au Front" : une chronique quotidienne le temps du confinement pour présenter des initiatives locales et régionales qui préparent le monde d'après la pandémie. (Crédits : Raising the Flag on Iwo Jima, by Joe Rosenthal. 1945)
LE MONDE D'APRES. Pendant toute la durée du confinement, La Tribune ouvre ses colonnes à l’entrepreneur bordelais Guillaume-Olivier Doré pour "Au Front", une chronique quotidienne sur les initiatives locales face à la crise sanitaire et économique, pour préparer la riposte et bâtir le monde d'après.

Nous y sommes. Demain seront annoncées les conditions du déconfinement, essentiellement pour les citoyens. La grande inconnue reste cependant la manière dont les entreprises vont pouvoir gérer la reprise de leur activité.

Les entrepreneurs, qui tiennent leurs équipes et leurs entreprises à bout de bras, à coup de visio-conférence à longueur de journée et de négociation bancaire pour obtenir leur PGE (prêt garanti par l'Etat), arrivent eux au bout de leur capacité de résilience.

Ils devront pourtant faire face à contexte très particulier : des salariés qui vont souhaiter sortir de chez eux pour se "resociabiliser", des collaborateurs fragiles émotionnellement dont il faudra prendre soin, et une nécessaire protection des équipes en maintenant les gestes barrières.

Le "tout télétravail" atteint donc ses limites alors que la courbe de croissance de la reprise sera déterminée par la motivation des entrepreneurs et des salariés. Les premières informations font état - comme c'est souvent le cas en France - de directives de protection des salariés et d'une certaine liberté qui leur sera laissée pour aller physiquement travailler. Une "norme" de plus à gérer alors que personne ne mesure aujourd'hui la profondeur de la crise économique que nous allons expérimenter. Car pour l'instant, personne ne voit, nous sommes à l'arrêt...

Dans ce même contexte, les annonces spécifiques pour le financement de la relance seront déterminantes pour redonner confiance aux entreprises sur le terrain.

Alors oui, tout le monde dit "il faut aller bosser", mais personne ne sait si les écosystèmes sont opérationnels : quid des clients ? des fournisseurs ? les financeurs vont ils jouer le jeu ?

Le challenge est immense de réinventer les organisations, les chaînes de valeurs et les écosystèmes économiques dans tous les secteurs. Les référentiels changent à partir du 11 mai prochain et, après avoir mis à rude épreuve leur résilience, c'est leur capacité d'intégrer de nouveau paradigmes qui va s'imposer aux entrepreneurs. Et la coalition "10 % pour tout changer" lancée par Christophe Itier, le haut-commissaire à l'économie sociale et solidaire, donnera le ton, sans qu'aucun secteur n'y échappe !

Nous sommes donc tous partis pour repenser notre raison d'être : ré-entreprendre avec son entreprise, rester ou redevenir manoeuvrable.

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