Fabricant de l'Efferalgan, du Dafalgan... UPSA intègre le groupe japonais Taisho

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UPSA change de pavillon et passe de mains américains à japonaises
UPSA change de pavillon et passe de mains américains à japonaises (Crédits : REGIS DUVIGNAU)
Les laboratoires UPSA, qui emploie 1.500 personnes dont 1.300 à Agen, tournent officiellement la page américaine Bristol-Myers-Squibb. Le fabricant de l'Efferalgan et du Dafalgan (entre autres) a été cédé au groupe japonais Taisho. Ce dernier s'est engagé à maintenir les effectifs pendant au moins trois ans.

Fondée à Agen en 1935, UPSA est devenu au fil des années un spécialiste de la lutte contre la douleur, l'état grippal, la qualité du sommeil... Employant plus de 1.300 personnes à Agen, ce qui en fait le principal employeur privé du Lot-et-Garonne, le fabricant de l'emblématique Dafalgan change de pavillon ce lundi 1er juillet, quittant le giron américain de Bristol-Myers-Squibb pour devenir filiale de Taisho. Ce groupe japonais, qui œuvre principalement dans l'automédication ou "médication familiale", leader dans son pays et n°8 mondial de son secteur, a mis 1,4 milliard d'euros sur la table dans le cadre de l'opération. Il a aussi garanti un maintien des effectifs pour les trois prochaines années. Quant à l'américain BMS, il inscrit, dans un communiqué, "cette cession dans une stratégie de simplification et de réalignement" de son portefeuille de produits "afin de faire face à l'évolution de ses activités et aux besoins futurs de son pipeline en constante évolution".

Taisho met ainsi la main sur des laboratoires reconnus pour quelques best-sellers : Efferalgan, Dafalgan, Fervex entre autres. UPSA devient une de ses filiales. Taisho voit ici l'occasion de mettre un pied sur un marché européen qu'il maîtrise encore mal. Que se passera-t-il maintenant pour Upsa ? BMS n'en faisait plus une de ses priorités stratégiques, favorisant le développement de traitements anti-cancer. Taisho est inconnu en Europe mais l'investissement est suffisamment significatif (plus de la moitié de son chiffre d'affaires annuel) pour laisser entendre qu'il ne s'agit pas d'une passage. Le groupe japonais devra convaincre les salariés et relancer la société agenaise. Cette dernière, selon les spécialistes, est aujourd'hui distancée par Sanofi mais a le potentiel pour faire meilleure figure, à condition de lui redonner un nouvel élan.

Un nouveau comité de direction fait essentiellement de fidèles de BMS et d'UPSA

UPSA "conserve son statut de société, son nom de marque, sa culture, ses 1500 collaborateurs, ses marques phares (Efferalgan®, Dafalgan®, Fervex®, Donormyl® notamment) fabriquées en France sur son site industriel d'Agen d'où sont exportés des médicaments vers 60 pays dans le monde", précise-t-elle dans un autre communiqué centré sur le renforcement de son comité de direction. "Afin de réussir la transformation d'UPSA, un nouveau comité de direction est constitué ; il est composé de huit membres dont cinq faisaient déjà partis de l'équipe UPSA, leurs missions évoluent", poursuit la société. Le directeur général d'UPSA Global reste à la tête de l'entreprise et devient président. "De nouvelles opportunités s'offrent ainsi à UPSA pour renforcer le développement de nos marques en France et à l'International, et de notre pôle industriel d'Agen", affirme-t-il.

La direction générale sera assurée par un trio : Thierry Lhuillier, aussi nommé directeur des opérations, Olivier Poirieux, en charge des affaires scientifiques, et Fabrice Dal-Mas, directeur UPSA France. Tous sont aux manettes au sein d'UPSA ou de BMS depuis plusieurs années. Anne Cohen-Aloro devient directrice de la stratégie et de l'innovation. L'élargissement du comité de direction fait de la place pour deux autres dirigeants de BMS : Sandrine Tribouillier est nommée secrétaire général, Laure Lechertier directrice de l'accès aux marchés, des affaires publiques et de la responsabilité sociétale d'entreprise. Enfin, Tristan Saladin rejoint Upsa en tant que directeur des ressources humaines en provenance du groupe italien Chiesi.

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Commentaires
a écrit le 03/07/2019 à 23:47 :
Et, toujours le meme discours, on conserve les emplois pendant 3 ans. Macron connait la musique avec GE. on peut avoir confiance... lolllll Agen ils ont les pruneaux, ils pourront se recycler. L'eau de vie aux pruneaux soignent le mal de tête. A plus, dans 3 ans pour voir le nombre de salariés.
a écrit le 01/07/2019 à 16:05 :
Comme il fallait s'en douter les mécanismes financiers qu'a mit en place notre union européenne afin d'enrichir toujours plus nos actionnaires finissent, du fait de la dégénérescence de notre oligarchie car devenue parasite totalement habitué aux subventions d'argent faites d'injections massives de fonds publics, par profiter aux financiers non européens.

Nos actionnaires milliardaires en imposant un régime de dictature financière ont posé la première pierre de leur propre chute.

ILs feraient mieux de se poser des questions sur tout ceux qui leur ont conseillé cette stratégie paramétrée à perdre à long terme mais je pense que ceux-ci ont tellement bien bossé que nos mégas riches sont désormais complètement incapables de penser.

Bien joué les laquais !

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