[Dossiers 2018] Quand la mobilité prend de nouveaux virages

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(Crédits : Agence APPA)
Apparition de trottinettes, vélos et scooters en free-floating, piétonnisation définitive du pont de pierre et création d'un syndicat mixte régional des mobilités : l'année 2018 a constitué un basculement en matière de déplacements urbains et interurbains sur fond de circulation automobile toujours plus difficile et de transports publics saturés. Dans ce contexte, les projets d'avenir ne manquent pas : du "métropolitrain" au prolongement de la LGV vers Toulouse en passant par les projets de téléphériques et les drones pour franchir la Garonne.

Ils squattent rues, trottoirs et pistes cyclables. Les scooters électriques, vélos et trottinettes électriques accessibles en libre-service sans station ont fait leur apparition à Bordeaux au cours des douze derniers mois. Certains sont repartis aussi vite, d'autres restent et comptent même renforcer leur offre dans les semaines qui viennent. Une chose est sûre, les mobilités sont désormais pleinement partagées entre les particuliers, les opérateurs publics et ces opérateurs d'un nouveau genre.

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Parallèlement, la circulation automobile reste particulièrement embouteillée dans l'agglomération bordelaise et, plus largement, dans toute la Gironde marquée par une forte mobilisation des gilets jaunes, tandis que le réseau de tramway commence à faire son âge avec notamment la paralysie totale du réseau pendant 16h survenue les 3 et 4 décembre 2018. Autre évolution marquante : la décision de piétonniser définitivement le pont de pierre sur fond d'usage croissant du vélo dans la métropole. De son côté, le futur pont de Simone Veil n'est désormais plus attendu avant 2022.

Dans ce contexte mouvant, les pouvoirs publics dressent un bilan satisfaisant du premier anniversaire de la LGV Bordeaux-Paris, et s'organisent pour avancer. Un syndicat mixte des mobilités de Nouvelle-Aquitaine (Smina) est désormais opérationnel et un consensus se dessine autour d'un projet de réseau de "métropolitrains" en Gironde. En revanche, le prolongement de la LGV vers Toulouse reste programmé mais selon un calendrier bien lointain si bien que l'intégralité de la ligne ne rentrerait en service qu'en 2030 au plus tôt. Quand au grand contournement autoroutier de Bordeaux, il semble plus improbable que jamais.

Enfin, à plus long terme, on reparle d'un métro à Bordeaux mais aussi de téléphériques pour rallier les deux rives de la Garonne. Les projets de transport de marchandises, voire de personnes, par drones est aussi dans les cartons.

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