Nouvelle-Aquitaine : 855.000 € en trois ans pour soutenir l'entrepreneuriat féminin

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De gauche à droite : Patrick Dufour (Caisse d'épargne), Annabelle Viollet (Caisse des dépôts / Banque des territoires), Alain Rousset (Région Nouvelle-Aquitaine), Sophie Buffeteau (préfecture), Vincent Thiery (BNP Paribas), Naïma Charaï (Région Nouvelle-Aquitaine).
De gauche à droite : Patrick Dufour (Caisse d'épargne), Annabelle Viollet (Caisse des dépôts / Banque des territoires), Alain Rousset (Région Nouvelle-Aquitaine), Sophie Buffeteau (préfecture), Vincent Thiery (BNP Paribas), Naïma Charaï (Région Nouvelle-Aquitaine). (Crédits : Nina Tapie / La Tribune)
Un plan d'action régional pour l'entrepreneuriat des femmes a été co-signé par la Région Nouvelle-Aquitaine, la Caisse des dépôts, la préfecture, BNP Paribas et la Caisse d'épargne. Les partenaires s'engagent à mobiliser 855.000 € d'ici 2020 pour promouvoir et favoriser l'égalité professionnelle et le développement économique.

Le plan d'action régional (PAR) visant à promouvoir et développer l'entrepreneuriat des femmes a été signé par Alain Rousset (président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine), Annabelle Viollet (directrice adjointe de la direction régionale Nouvelle-Aquitaine de la Caisse des dépôts / Banque des territoires), Vincent Thierry (directeur régional Sud-Ouest de BNP Paribas), Patrick Dufour (membre du directoire de la Caisse d'Epargne Poitou-Charentes) et Sophie Buffeteau (directrice régionale aux droits des femmes et à l'égalité à la préfecture de Nouvelle-Aquitaine, présente en lieu et place du préfet), ce mardi 12 juin à l'hôtel de région.

Engagés à mobiliser 855.000 €

Ce nouveau PAR cherche à mettre en place de nouveaux leviers pour le développement, la croissance et l'innovation d'entreprises en Nouvelle-Aquitaine créées ou dirigées par des femmes. La convention de partenariat entre les différents acteurs durera trois ans, de 2018 à 2020. Les co-signataires et les 62 partenaires locaux (pépinières, associations, CCI...) s'engagent à mobiliser 855.000 € sur la durée de la convention, dont 450.000 € financés par le Conseil régional, 150.000 € par la Direction régionale aux droits des femmes et à l'égalité (DRDFE), 150.000 € par la Caisse des dépôts, 75.000 € par la Caisse d'épargne et 30.000 € par la BNP Paribas. Les quatre priorités d'action sont :

  • Création et reprise d'entreprises par les femmes (de la sensibilisation à l'accompagnement post-création) ;
  • L'accompagnement à l'accès aux financements ;
  • Le développement des actions dans les territoires fragiles, notamment en milieu rural et dans les quartiers politiques de la ville et auprès des publics jeunes ;
  • La valorisation de l'entrepreneuriat féminin par la formation et la communication.

L'objectif est double. D'une part, accroître la part des femmes créatrices d'entreprises pour la porter à 45 % alors qu'elle n'est estimée qu'à 35 % aujourd'hui dans la région. Et, d'autre part, augmenter la proportion de femmes entrepreneures ayant bénéficié d'une action d'accompagnement post-création. Pour ce faire, les cosignataires s'appuieront sur une soixantaine de partenaires locaux, réunis au sein d'une "coordination régionale".

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Actions volontaristes dans le numérique et l'ESS

La convention s'appuie sur huit axes d'action allant de la connaissance statistique de l'entrepreneuriat des femmes dans la région par secteur d'activité et territoire, jusqu'au renforcement de la visibilité des acteurs et dispositifs sur la post-création ; en passant par la sensibilisation, la mise en réseau et les financements. Le développement d'actions volontaristes en faveur de la création d'entreprises dans les zones rurales et les quartiers prioritaires est engagé, de même que dans les domaines de l'innovation sociale, du numérique et de l'économie sociale et solidaire (ESS), domaines à très forte valeur ajoutée.

Pour Vincent Thierry, directeur régional Sud-Ouest de BNP Paribas, "si autant d'hommes que de femmes ont leur projet qui aboutit, ce sera +0,4 % de croissance chaque année". Pourtant les femmes subissent toujours inégalités et discriminations. Par exemple, Patrick Dufour rappelle que "deux femmes cheffe d'entreprise sur trois le sont d'une entreprise individuelle " tout cela bien que "leur risque de défaut est très inférieur à celui des hommes, ce qui n'est pas négligeable pour nous les banques".

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"Les indicateurs de suivi pourraient être beaucoup plus pratiques, par exemple le nombre de femmes accompagnées ce n'est pas le plus important ; ce serait le chiffre d'affaires, l'emploi qui est derrière", a commenté Maryne Cotty-Eslous, fondatrice de la startup Lucine et représentante en Nouvelle-Aquitaine de Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. "Ce n'est néanmoins pas qu'une convention symbolique puisqu'il y a de l'argent derrière, les enveloppes sont des premiers pas. Et que les acteurs institutionnels, administratifs, politiques et financiers se réunissent autour du même thème, ce n'est pas rien ! Ce que j'espère, c'est qu'en 2020 on n'ait plus besoin de signer ce genre de chose, que ce sera normal", a ajouté l'entrepreneuse qui a été vient d'intégrer le Conseil national du numérique

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