Natixis se renforce à Bordeaux avec le rachat de Galia Gestion

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Le groupe Natixis intervient à l'échelle internationale.
Le groupe Natixis intervient à l'échelle internationale. (Crédits : Charles Platiau)
Alliance Entreprendre, filiale de Natixis, vient de prendre le contrôle de Galia Gestion, à Bordeaux. Cette filiale de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes change également de président.

La société de gestion de portefeuille bordelaise Galia Gestion, filiale de la Caisse d'Epargne Aquitaine Poitou-Charentes (CEAPC), annonce l'entrée à son capital d'Alliance Entreprendre, société d'investissement en capital développement et opérations de transmissions, filiale de Natixis Investment Managers.

Au travers de cette opération, Alliance Entreprendre a acquis la majorité du capital de Galia Gestion. Par le biais de ce rapprochement c'est en fait le groupe BPCE (Banque Populaire-Caisse d'Epargne) qui renforce ses positions sur ce segment de marché du capital développement à destination des PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI), autrement dit la famille des petites capitalisations (small cap), puisque Galia Gestion et la CEAPC sont toutes deux filiales de cette entité, comme Natixis. Pour Pierre Décamps, membre du directoire de la CEAPC (526,3 M€ de PNB en 2016) en charge des finances, la situation est très claire.

Un virage financier dans le Sud-Ouest

"Dans un contexte de forte concurrence, notre banque coopérative régionale était très attachée à ce que Galia Gestion se dote de moyens supplémentaires pour amplifier son développement en faveur de l'économie régionale" décrypte Pierre Décamps. "L'ancrage territorial de Galia, poursuit-il, est renforcé, ce qui lui permettra de répondre aux attentes de tous ses clients. Nous avons de fortes ambitions pour cette filiale où nous continuerons à siéger au conseil de surveillance".

Alliance Entreprendre (18 collaborateurs) "gère ou conseille plus de 420 M€" et a accompagné plus de 90 entreprises, sur trois générations de FPCI (fonds professionnel de capital investissement) et via sa société de capital-risque (Caisse d'Epargne Développement). Alliance Entreprendre, présidé par Olivier Boré, s'intéresse aux PME et ETI jusqu'à 250 M€ de chiffre d'affaires. Galia Gestion, qui gère de son côté près de 100 M€ pour le compte d'investisseurs institutionnels et particuliers, sur un large territoire sud-ouest borné par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie Pyrénées Méditerranée, détient une cinquantaine d'entreprises en portefeuille, de Cacolac à Connecteo en passant par Bioclinic.

Vincent Schifano Galia Gestion

Vincent Schifano (Galia Gestion -DR)

Des tickets d'investissement jusqu'à 15 M€

La société de gestion de portefeuille Galia Gestion, qui va conserver son périmètre, change de dirigeant à l'occasion de l'arrivée d'Alliance Entreprendre puisque Christian Joubert, président et cofondateur de la société (en 2002) se retire. Il est remplacé à la présidence de Galia Gestion par son directeur général, Vincent Schifano, entré dans la société en 2005. Le nouvel ensemble affiche désormais 520 M€ sous gestion.

"Nous avons mené une réflexion stratégique avec les dirigeants de la CEAPC, qui a abouti à la décision d'ouvrir le capital de la société à un nouveau partenaire pour lui permettre d'augmenter sa capacité d'investissement ainsi que le montant de ses propres ressources. Le rapprochement avec Alliance Entreprendre, équipe avec laquelle nous avions déjà une grande proximité, répond pleinement à cette logique", déroule le nouveau président de Galia Gestion.

Parmi les exemples les plus immédiats de changement, Galia Gestion, qui intervenait jusqu'ici sur des tickets compris entre 0,3 M€ et 4 M€ pourra monter jusqu'à 15 M€. Alliance Entreprendre renforce ses positions dans le Sud-Ouest et observe que Galia Gestion va non seulement pouvoir augmenter le montant de ses tickets d'investissement mais bénéficier aussi d'un nouveau sponsor en plus de la CEAPC.

"En accompagnant la croissance des PME françaises, nous leur donnons les moyens de grandir et d'assurer leur pérennité. Les PME sont le moteur de la croissance et de l'emploi. Plus d'entreprises fortes, c'est donc plus de croissance économique et plus d'emplois - un cercle vertueux au profit de l'intérêt général" déroule finalement pour sa part Olivier Boré.

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