Ecoclicot, le e-commerce écolo

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William Giry et Cédric Seauvy, cofondateurs d’Ecoclicot
William Giry et Cédric Seauvy, cofondateurs d’Ecoclicot (Crédits : DR)
Le site Ecoclicot, lancé en février dernier, allie la consommation de produits écoresponsables avec l’e-commerce. Cette startup bordelaise veut participer à la transformation des habitudes de consommation des Français puis des Européens vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Ecoclicot est une plateforme de e-commerce qui affiche sur son site des offres de produits écoresponsables de plusieurs catégories : cadeaux, eau, énergie, maison, enfant, plein air et jardin, bien-être et beauté et épicerie. Les vendeurs, marques et produits apparaissant sur son site sont sélectionnés par Ecoclicot en fonction des valeurs écologiques de son équipe.

"La sélection des produits se fait plus en adéquation avec une philosophie que de manière restrictive sur un ensemble de normes et labels que devraient avoir ces produits", nous dit le cofondateur de la startup, Cédric Seauvy.

Un développement rapide

Cédric Seauvy président directeur général d'Ecoclicot et William Giry, directeur e-commerce de la startup, se sont rencontrés en juin 2015 et ambitionnaient tous les deux de lancer une activité "qui avait du sens", selon les mots de Cédric Seauvy.
Ce "sens", ils l'ont trouvé en se rendant compte du désir croissant des citoyens de consommer des produits traçables, résultant d'une fabrication transparente et respectueuse de l'environnement et des animaux, ainsi qu'en s'apercevant que le marché du commerce sur Internet ne faisait que grossir. Ils ont donc lancé, 8 mois après leur rencontre, la plateforme d'e-commerce Ecoclicot, dans l'objectif de répondre à la demande de plus en plus importante de consommer de manière responsable.
Leurs compétences leurs ont permis d'avancer vite et à bas coût : tandis que Cédric Seauvy avait suivi un cursus dans le management et avait déjà une expérience d'entrepreneur, William Giry, ayant travaillé cinq ans pour Cdiscount, s'y connaissait déjà dans la gestion d'une place de marché.
Ils profitent de l'espace de coworking proposé par la Ruche Bordeaux qu'ils appellent "coconworking" tellement le lieu leur semble agréable et confortable. Dans la Ruche, ils ont pu exposer leur projet à d'autres jeunes entrepreneurs et nouer quelques partenariats.

Un business model prometteur

Le modèle économique de la place de marché a bien des avantages et est moins coûteux qu'un modèle de distribution classique. Le fait de pouvoir proposer un nombre illimité d'offres sur Internet sans coût de stockage permet d'avancer vite. De plus, Ecoclicot laisse aux fabricants la tâche d'assurer la livraison de leurs produits.
Ecoclicot se rémunère en prenant une commission de 15 % (moins que les distributeurs classiques) sur chaque transaction.
En proposant aux marchands de poster leurs offres sur son site Internet, Ecoclicot améliore la visibilité des commerçants en valorisant leur comportement responsable ou le caractère écologique de leurs produits. Ils leur donne ainsi un accès au marché national.
L'équipe d'Ecoclicot prévoit d'ouvrir son capital avant la fin de l'année aux investisseurs privés et institutionnels. Leur modèle économique qui permet de se développer vite pourrait intéresser les particuliers à investir dans ce projet autant économique que sociétal.
Une campagne de financement participatif sera aussi engagée dans l'objectif d'avoir plus de visibilité et d'améliorer le site en y ajoutant par exemple la géolocalisation pour connaître le lieu où est fabriqué un produit et avoir la possibilité d'acheter localement.
Un autre projet de l'équipe d'Ecoclicot est de faire un tour de France en van pour rencontrer physiquement des producteurs et des commerçants dans 10 à 15 villes françaises.

"Ce lien physique permet à la fois de se faire connaître et de tisser des liens de confiance entre nous et les marchands", affirme le directeur général de la société.

L'équipe de 3 (les deux fondateurs et une stagiaire chargée de la communication) ne prévoit pas de se rémunérer cette année.

"Même si c'est difficile, confie Cédric Seauvy, nous préférons investir les fonds récoltés dans l'entreprise pour améliorer notre visibilité sur le territoire et se développer."

La société a pour ambition de proposer 35.000 références d'ici fin 2016 et de s'internationaliser dans les années à venir.

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Commentaires
a écrit le 14/06/2016 à 0:07 :
Super bonne idée, ça manquait à l'offre sur internet et même "en dur".

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