Promovacances se lance dans la franchise à Bordeaux

Le voyagiste a choisi Bordeaux pour lancer sa première agence indépendante. Initialement présente exclusivement en ligne, l'enseigne prend ainsi le virage de la franchise afin de poursuivre le développement de son réseau d'agences physiques.
Laurent Menanteau, directeur de l'agence bordelaise indépendante, et Guy Tétrel, directeur du développement du réseau Promovacances
Laurent Menanteau, directeur de l'agence bordelaise indépendante, et Guy Tétrel, directeur du développement du réseau Promovacances (Crédits : LTB / Mikaël Lozano)

Le web, puis le web plus les boutiques en propre, et maintenant la franchise. Pure player à ses débuts, le voyagiste Promovacances (groupe Karavel/Promovacances, récent repreneur de Fram) a fait du chemin, avec un double objectif en tête : toucher une nouvelle clientèle - 90 % des gens qui poussent la porte d'une agence sont de nouveaux clients potentiels d'après l'enseigne - mais aussi rassurer ceux qui rechignent encore à réserver un séjour sur Internet quand l'enveloppe grimpe.

"Pour les gens qui ont des projets à 6.000 ou 8.000 €, cette approche est plus rassurante. Parfois, ils veulent également être rassurés sur telle ou telle destination et veulent des certitudes après avoir regardé sur le web", confirme Guy Tétrel, directeur du développement réseau Promovacances et chef d'orchestre de cette stratégie depuis 2004.

Le slogan "Faire descendre les petits prix dans la rue" se double d'une tarification des séjours constamment revue. Pas de catalogue papier chez Promovacances mais des prix revus chaque matin en fonction des ventes... et des événements susceptibles de perturber la bonne marche touristique d'une destination.

Les profils recherchés

Comptant désormais 50 points de vente en propre, Promovacances était jusqu'à présent essentiellement présent dans les grands centres urbains et les centres commerciaux. Jeudi dernier, l'enseigne a pris un nouveau virage avec l'inauguration de sa première agence franchisée, à Bordeaux, au 114 cours d'Alsace-et-Lorraine, pilotée par Laurent Menanteau.

"Il y a un an, la direction a entamé cette démarche, poursuit Guy Tétrel. Nous avons reçu plus de 600 demandes de renseignements dont beaucoup de candidats désireux d'ouvrir des agences indépendantes. Laurent Menanteau est le premier. Ancien cadre dans de grands groupes, son profil correspond bien à ce que nous cherchons : un profil commercial, managérial. Les agences n'ont pas assez cette approche qui manque parfois."

Promovacances entend s'appuyer sur ces indépendants "pour optimiser le réseau et être présents là où on n'irait pas forcément en propre, dans des villes telles qu'Agen, Colmar, Arras, Bayonne..." Le voyagiste ne cherche pas forcément des profils issus du secteur du tourisme, au contraire les reconversions sont les bienvenues après une expérience en tant que commerçant par exemple. Elle propose plusieurs mois de formation, en interne et en externe, aux bases du tourisme et envoie les nouveaux venus tester eux-mêmes quelques-uns de ses 10.000 produits référencés (dont 70 % "faits maison" par Promovacances) pour 120 destinations.

Près de 150.000 € pour une franchise

Pour un point de vente classique, hors centres commerciaux, le ticket d'entrée auquel se rajoutent le droit au bail, les travaux à mener et la PLV (publicité sur lieu de vente, autrement dit les aménagements intérieurs) il faudra compter sur une enveloppe de 150.000 € pour ouvrir une agence franchisée. De prochaines ouvertures sont envisagées à Pornichet, Bayonne (deux agences dont une au sein du futur centre commercial Ikea), Arras, Lens... Objectif : 35 franchisés d'ici 3 à 5 ans. Avant chaque ouverture, les candidats devront avoir réalisé eux-mêmes une étude de marché pointue. Le réseau de magasins physiques en propre de Promovacances atteint actuellement une chiffre d'affaires de 64 M€, sur les 450 M€ réalisés par l'enseigne, avec un dossier moyen par personne atteignant 990 €.

Laurent Menanteau, lui, n'est pas effrayé le moins du monde en ces temps d'uberisation galopante des secteurs économiques et d'émergence de nouvelles startups :

"Pour le client, le danger peut s'avérer être l'amateurisme de nouveaux entrants. Il y a une différence entre conduire une voiture et envoyer des gens à l'autre bout du monde."

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