CES Las Vegas : le jackpot pour les startups de Bordeaux ?

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Les startups bordelaises retenues dans la sélection du groupe La Poste et de la CCI de Bordeaux disent avoir décroché, sous des formes différentes, un véritable jackpot à Las Vegas.
Les startups bordelaises retenues dans la sélection du groupe La Poste et de la CCI de Bordeaux disent avoir décroché, sous des formes différentes, un véritable jackpot à Las Vegas. (Crédits : CCI Bordeaux)
Près d’un mois après le salon CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas, les six startups bordelaises qui ont fait le déplacement au sein de la délégation French Tech emmenée par le groupe La Poste et la CCI de Bordeaux font le bilan. Il est très positif.

C'était une première, et elle se solde par un résultat positif. La délégation des 6 startups identifiées par la CCI de Bordeaux comme étant potentiellement à même de commercialiser à l'international leurs services ou produits, principalement dans le créneau ioT, celui de l'Internet des objets, reviennent du CES de Las Vegas (Salon Consumer Electronic Show du 6 au 9 janvier) avec des projets et contacts commerciaux prometteurs.
Pour Yannick Brudieux, président de  Tamaplace, société retenue dans le programme Ambition croissance de la CCI, qui édite une solution de travail collaboratif à distance et en présence, "cette participation dans un évènement unique au monde a permis à notre société de gagner sur tous les plans".
Le dirigeant précise qu'avant l'évènement, le travail de préparation nécessaire piloté par International Boost, société d'accompagnement à l'international, "a permis à Tamaplace de faire l'apprentissage du pitch à l'américaine, a identifier les choses essentielles pour pouvoir adresser un marché, BtoB dans notre cas, comme la création d'une boite postal aux USA notamment..."
Pour la startup bordelaise, cette opération, "neutre financièrement grâce à l'assurance Coface et aux dispositifs mis en place par la CCI de Bordeaux et La Poste, nous rapporte de très nombreux contacts principalement issus des rencontres off du CES, les diners VIP auxquels nous avons eu accès grâce au badge "Government" décroché par la CCI de Bordeaux, seule CCI française présente lors de l'évènement".

IQSpot : "Nous avons appris à adresser certains marchés export"

Des contacts, IQSpot  en a noué aussi après avoir pu présenter, sur l'énorme stand de La Poste (290 m2) sa solution de réduction des factures énergétiques à destination de l'entreprise. "Nous avons pu nous ouvrir les portes des facility managers de grands acteurs de l'immobilier. Chose que nous avions du mal à faire avant le CES. Nous allons rencontrer les dirigeants du groupe français Atalian, ceux d'Unibail Rodamco aussi", explique Julien Bruneau, son créateur. "Nous avons, dans un laps de temps très court, beaucoup appris pour la suite de notre aventure. La rencontre avec un très important accélérateur de startups US nous a éclairés sur notre façon d'approcher les investisseurs. Nous savons maintenant comment adressé des marchés exports, comme la Corée du Sud, par exemple, en nous associant à un partenaire local très ancré dans le pays. Nous savons aussi que pour adressé le marché US, le passage obligé c'est la création de filiale..."

Parking Facile : "on voit tout/trop petit alors que des pays nous attendent"

Parking Facile n'en est pas encore  là, mais la société qui propose une solution de mise à disposition des automobilistes de centre ville, des places de parking à bas coût, appartenant à des sociétés ou à des bailleurs, qui essaye d'imposer son modèle d'abord à Bordeaux a connu une accélération pendant et après le CES.
"Grâce au buzz médiatique lié à notre présence aux CES nous avons vu notre trafic et notre chiffre d'affaires multiplié par trois depuis le CES. Nous manquons clairement de places désormais. Le CES nous a ouvert des portes auprès des grands comptes français de l'immobilier qui étaient présents à Las Vegas," explique Nicolas Masson, co-fondateur de Parking Facile. "Nous avons rencontre des acteurs hig tech chinois qui vont nous permettre d'ajouter des briques à notre solution. Nous allons poursuivre nos approche lors d'un prochain salon à Shanghai..." et Nicolas Masson de conclure :
"Nous avons surtout vu pendant ce CES qu'on voit tout/trop petit alors que des pays du monde entier attendent notre solution !"

De l'importance de chasser en meute pour la mise en marché

Un avis que partage Aadel Benyoussef d' Excelerate Systems qui était présent au CES dans le cadre du projet Pratic, plateforme d'intelligence artificielle associant Excelerate Systems, L'ENSEIRB-MATMECA et EA4T et combinant big data, cloud, analyse sémantique, moteurs de recherche, analyse approfondie... pour révolutionner l'interaction homme/machine. "Notre présence nous a permis de benchmarker notre projet en matière d'interaction naturelle homme/machine et de constater qu'en matière d'innovation nous n'avons rien à envier au reste du monde."
Agnes Grangé, déléguée aux relations territoriales du groupe La Poste,  porte parole de Bordeaux French Tech, ne dit pas le contraire quand elle rappelle que "nous, français sommes des champions de l'innovation, mais nous sommes moins bons sur la mise en marché... cette opération de chasse en meute que nous avons organisé avec les lauréats de notre programme French IoT va dans le bon sens mais c'est une étape, pas du one shot seulement !" explique Agnès Grangé. "La Poste donne l'opportunité de co-construire la plateforme France et qui participe à l'émergence de nouveaux services... notre cœur de métier à La Poste !"

La CCI de Bordeaux se lance dans le crowdfounding et l'accueil de startups

Pour Pierre Goguet également, pas de one shot avec cette expérience CES Las Vegas. "Avec les moyens qui sont les nôtres, nous allons continuer à soutenir l'émergence de pépite économiques locales à fort potentiel export" explique le président de la CCI de Bordeaux. "Chaque fois que nous aurons une fenêtre de tir, même si elle n'est pas forcément technologique, nous embarquerons avec nous des startups intéressées. Je pense par exemple à Vinexpo Hong-Kong par exemple..."
La CCI de Bordeaux, qui s'apprête à créer une plateforme de crowdfounding,  va même pousser ses murs pour accueillir, dans 400 m2 qui vont se libérer place de la Bourse à Bordeaux, une demie-douzaine de startups. Autant dire qu'au-delà du CES, c'est toute une stratégie de soutien des startups bordelaises qui se met en branle du côté de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux.

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Commentaires
a écrit le 02/02/2016 à 17:11 :
CES ça veut dire quoi ?
Réponse de le 02/02/2016 à 23:29 :
Consumer Electronic Show
C'est tout de même indiqué dans l'accroche de l'article :/

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