Bourse, vers une fin d’année agitée

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Hans-Holger Albrecht, DG de Deezer, qui a remis à plus tard son entrée en Bourse.
Hans-Holger Albrecht, DG de Deezer, qui a remis à plus tard son entrée en Bourse. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
S’il reste optimiste, Axel Champeil, PDG de la société de gestion de portefeuille bordelaise Champeil Asset Management (CAM), prévient que la fin d’année sera marquée par un changement d’équilibre et des soubresauts.

Dans son dernier numéro daté de novembre, la "Lettre des gérants", publiée par CAM, à Bordeaux, revient tout d'abord sur le puissant rebond des marchés actions enregistré en Bourse, à + 9,9 %, au mois d'octobre. Les spectres de la crise grecque et de l'éclatement de la bulle immobilière chinoise ont dans l'immédiat cessé d'inquiéter les marchés. Axel Champeil, PDG de CAM, ne cache pas que ce puissant rebond fait suite à une "forte consolidation à la fin de l'été" et se félicite, au moment où toutes les prises de bénéfice tiraient le marché actions à la baisse, de n'avoir pas douté de sa capacité à rebondir.

"Cela vient confirmer notre analyse du marché dont la volatilité ne doit pas venir cacher la tendance haussière des marchés actions", souligne Axel Champeil.

Le maintien par les banques centrales d'une politique d'accroissement de la masse monétaire, en particulier par la Banque centrale européenne (BCE), qui selon CAM a évoqué son intensification, montre sans ambiguïté que "nous sommes dans une spirale monétaire dont personne n'ose prendre le risque de sortir", estime Axel Champeil. Ce dernier en veut pour preuve la remise à plus tard par la Fed "de l'enclenchement de la hausse des taux et d'une normalisation monétaire".

Consolidation et séquelles

S'il reste confiant dans les marchés actions, Axel Champeil souligne la fragilité de la croissance économique aux Etats-Unis, dont il juge qu'elle a été artificiellement dopée par la création de monnaie. Le poids international de l'économie états-unienne étant ce qu'il est, Axel Champeil s'inquiète avant tout d'un risque de défaillance de cette motrice occidentale. Sachant que "les prochaines décisions de politique attendues pour le mois de décembre de part et d'autre de l'Atlantique viendront à nouveau animer les marchés d'ici la fin de l'année".

Malgré la reprise des marchés actions en octobre, les turbulences générées par la consolidation de la fin de l'été ont provoqué leurs lots de séquelles, avec par exemple le report de deux introductions symboliques sur le marché de Paris, celles de Deezer et Oberthur.

"Le ralentissement de la croissance chinoise" a plus ou moins impacté le chiffre d'affaires des sociétés cotées et provoqué des réactions erratiques de la bourse "reflet de mauvaises anticipations des analystes et donc des incertitudes et volatilités actuelles", tranche la "Lettre des Gérants". La fin de l'année promet d'être agitée sur les marchés. Dans ce contexte, Axel Champeil suggère de faire appel à son sang froid, de "ne pas s'affoler des soubresauts des marchés", tout en étant réactif dans sa gestion.

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