Echoppe lance Soyin, nouvelle marque bordelaise de “pro-à-porter”

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Formes modernisées, couleurs personnalisées, coupes actualisées, Soyin souhaite propose une offre différente en matière de vêtements professionnels pour les métiers de la santé et de la beauté, bien-être
Formes modernisées, couleurs personnalisées, coupes actualisées, Soyin souhaite propose une offre différente en matière de vêtements professionnels pour les métiers de la santé et de la beauté, bien-être (Crédits : Soyin)
Acteur depuis 22 ans du vêtement professionnel, la société bordelaise Échoppe lance une nouvelle marque dévolue aux métiers de la santé et de la beauté : Soyin. Cette nouvelle stratégie, qui emprunte beaucoup aux codes du prêt-à-porter, doit marquer son développement à l’export.

Société familiale créée il y a 22 ans à Bordeaux par un ingénieur de l'industrie du textile, Échoppe est une société qui a bâti son succès sur l'activité de négoce de vêtements et de linge pour les collectivités ainsi que sur ses capacités à pouvoir faire produire à des sous-traitants triés sur le volet des collections exclusives de vêtements à son nom. Au point qu'aujourd'hui la collection estampillée L'Echoppe concerne la quasi-totalité des produits de sécurité et des vêtements professionnels du catalogue de la société.
"Un catalogue qui a longtemps été la seule force commerciale de notre société", explique Céline Godet, PDG de l'Echoppe depuis cinq ans. "Depuis mon arrivée, j'ai fait évoluer ce système, qui marchait très bien jusque-là, en s'appuyant notamment sur une logistique parfaitement huilée, pour développer l'activité e-commerce, via un site qui est aux standards actuels, et nous avons recruté une force commerciale de 3 personnes aujourd'hui."

Collection actualisée, développement continu

L'évolution à la baisse de l'impression du catalogue et la montée en puissance du site Internet ne sont pas les seules évolutions conduites par la fille du fondateur désormais aux commandes.
"Sous l'œil bienveillant de mon père nous avons conduit une véritable révolution. Nous sommes partis du postulat que nous avions une vraie expertise sur les attentes du marché, mais aussi une maîtrise parfaite de notre sourcing, de l'outil de production aussi. Nous avons décidé d'ajouter de la créativité à la qualité de notre production. Nous avons fait intervenir des stylistes, des bureaux de style dans l'élaboration de nos collections. Il fallait gommer en partie la frontière qui existe entre le vêtement professionnel et le prêt-à-porter."
Avec l'aide de Stéphane Sepe, professionnel issu des rangs du prêt-à-porter (Quiksilver, Etam...) et qui est, depuis son arrivée en 2012, en charge de l'offre et de la communication, Echoppe a revisité toute sa collection et l'a adaptée aux standards (formes, coupes, couleurs...) qui ressemblent de plus en plus à ceux des vêtements "civils".
Une stratégie payante. La société est passée, en 5 ans, de 7 à 13 salariés. Son chiffre d'affaires évolue tous les ans à la hausse. En progression de 25 % par rapport à l'exercice précédent, il devrait dépasser les 4 M€ en 2015.

Soyin, marque connectée... santé et beauté

Le nouvel étage de la "fusée", celui qui devrait booster l'activité d'Echoppe, c'est une nouvelle marque tout juste créée : Soyin. "C'est plus qu'une marque, assure Stéphane Sepe, c'est une nouvelle façon d'adresser des marchés très spécifiques qui ont des besoins spécifiques : je pense aux secteurs de la santé et de la beauté." Une marque qui, c'est une première dans ce secteur, s'est branchée, dès sa genèse, sur les réseaux sociaux. "Nous avons soumis les modèles, une sélection de noms de marque aux potentiels clients via Facebook et l'ensemble des réseaux sociaux. Ce sont les clients potentiels qui ont guidé nos orientations finales", explique Stéphane Sepe. "Nous sommes à Bordeaux, une ville qui dispose d'un éco-système important en matière de digital, d'acteurs du e-commerce, du e-marketing. Nous avons voulu créer une marque connectée elle aussi", poursuit ce dernier.
Un choix qui s'avère judicieux commercialement puisqu'ils ont fait le buzz avant même le lancement de la marque. Stratégie payante quasi immédiatement, pour Soyin, mais aussi pour l'historique maison mère, Echoppe, qui vient tout juste de remporter un contrat très important avec le Conseil régional d'Aquitaine. Nous allons habiller les personnels des 154 lycées de la région. Le travail de création réalisé via Soyin met aussi en avant la création de nos modèles Echoppe", révèle Céline Godet.

La "french touch" à l'assaut des professionnels européens

Avec Soyin, c'est donc le marché de la santé, de la beauté et du bien-être que la société bordelaise adresse spécifiquement. "Le vêtement professionnel peut influer sur la qualité de la relation entre praticien et patient, entre pharmacien et client... c'est également valable pour les parfumeries par exemple qui déploient de plus en plus de corners soins, bien-être. Les tenues doivent être adaptées à l'attente des clients, c'est pourquoi nous créons cette marque spécifique, qui reprend un maximum de codes du prêt-à-porter tout en répondant aux besoins des professionnels de ces secteurs", explique Celine Godet.
Soyin sera présentée officiellement lors du salon des professions dentaires ADF du 22 novembre à Paris. "Jusque-là, nous n'étions jamais présents sur les salons professionnels, mais le positionnement chic de Soyin nous donne envie d'aller directement au contact des clients."
On est loin, désormais, du 100 % BtoB collectivités qui faisait le cœur de business de l'Echoppe. Avec Soyin, la société bordelaise fait évoluer son modèle économique, ses ambitions aussi.
"Avec Soyin, marque de vêtements professionnels dotée d'une french touch en matière de créativité, nous abordons l'export pour la première fois de notre histoire. Nous serons présents en Belgique d'ici la fin de l'année. D'autres pays européens suivront", promet Celine Godet.

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