Port de Bordeaux (GPMB) : terminal du Verdon, le réveil est imminent

Par Pascal Rabiller  |   |  484  mots
Sous la houlette d'Europorte et de la SMPA, la remise en service de la plate-forme logistique du Verdon sous la dénomination "Terminal à conteneurs du Sud-Ouest" se concrétise. Elle est programmée pour l'automne. (Crédits : GPMB/P.A.T)
Depuis début 2013 et la décision du Grand Port maritime de Bordeaux de retirer la gestion de l’infrastructure à la société BAT, le “Terminal du Verdon”, plateforme logistique, était à l’arrêt sur l’activité porte-conteneurs. Europorte, filiale du groupe Eurotunnel spécialisée dans le fret ferroviaire, investit lourdement sur le site pour en faire une plaque tournante de cette activité. Histoire d’une renaissance (très) attendue.

La fin de la saturation du terminal de Bassens sur l'activité conteneurs n'est plus qu'une question de jours.
Après avoir remporté mi-2014 l'appel d'offres de Grand Port maritime de Bordeaux pour la gestion du terminal du Verdon qu'il avait retirée à la société BAT, la filiale d'Eurotunnel, Europorte (qui est également présente à Dunkerque, Nantes, Saint-Nazaire, Le Havre, Rouen, La Rochelle Paris et Strasbourg), avait annoncé son intention d'investir pour renouveler le matériel de l'infrastructure et programmer une réouverture du Verdon autour de l'activité dédiée au trafic des porte-conteneurs.
Un projet qui deviendra réalité mi-novembre selon Europorte, qui a confié la manutention du site du Verdon à la Société de manutention portuaire d'Aquitaine (Smpa), dirigée par Pascal Reyne. Smpa a déjà investi 10 M€ pour l'acquisition de deux portiques qui seront livrés et installés mi-septembre sur le terminal.

Le TCSO sort définitivement de l'eau profonde

Dans le même temps, Europorte, en charge des investissements concernant les locomotives de l'activité fret et du personnel, a recruté une trentaine de personnes, dont certaines sont actuellement en formation dans une structure gérée par la filiale d'Eurotunnel.
Les choses évoluent donc définitivement dans le bon sens pour cette infrastructure portuaire qui est devenue, entre sa mise en sommeil forcée de février 2013 et aujourd'hui,  "Terminal à conteneurs du Sud-Ouest" (Tcso), à l'initiative du Grand Port maritime de Bordeaux et avec le soutien de l'Union européenne, de l'Etat et des collectivités. Ce terminal en eau profonde du Verdon, qui a pour vocation de regrouper toute l'activité conteneurs du port sur un site unique, "rentre dans une phase de concrétisation", selon Pascal Sainson, président d'Europorte.
Sa société, qui bénéficie de l'aide de l'Etat et des collectivités dans le cadre du Contrat de plan Etat-Région sur le plan de l'investissement, voit grand pour le TCSO dont elle a désormais  la charge.

Objectif 2016 = 70.000 conteneurs. Potentiel = 200.000/an

La localisation et la réduction de temps de transit qui devrait découler de la mise en place d'une chaîne logistique entre le déchargement des navires porte-conteneurs et la desserte ferroviaire doivent lui permettre, dès 2016, de gérer 70.000 conteneurs/an. Pour Europorte, le potentiel du terminal à conteneurs du Verdon devrait même pouvoir atteindre à moyen terme le chiffre de 200.000 conteneurs/an.
A ce jour, seule la société ProLoisirs, spécialiste de l'importation de mobilier et d'accessoires de jardin, est présente dans la zone portuaire du Verdon pour y décharger l'essentiel de son trafic maritime. Mais, à l'approche de la remise en service de la plate-forme logistique du Verdon, la société, qui réalise annuellement un trafic moyen de 1.400 conteneurs EVP (Equivalent vingt pieds) devrait prochainement être rejointe par d'autres. Des noms seront communiqués par le Grand Port maritime de Bordeaux dans les prochains jours.