L’Allemand Lürssen commande 79 navires à Couach (Gironde)

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Le Plascoa 2000, un des trois intercepteurs figurant au catalogue du chantier naval Couach
Le Plascoa 2000, un des trois intercepteurs figurant au catalogue du chantier naval Couach (Crédits : Couach)
Le chantier naval girondin Couach (Gujan-Mestras) va produire 79 navires (intercepteurs) à la demande du chantier allemand Lürssen. C’est le média spécialisé Le Marin qui a révélé l’information. Cette commande s’inscrit dans le cadre du contrat de fourniture de plus de 100 navires destinés au ministère de l’Intérieur saoudien pour un montant estimé à 1,4 Md€, décroché le 26 janvier 2014 par le groupe allemand.

C'est désormais officiel. Le chantier naval Couach, dont le siège est situé à Gujan-Mestras (Gironde) et qui compte 180 salariés, produira, pour le compte du groupe allemand Lürssen, 79 navires de 15 mètres de long, des intercepteurs qui font partie de la commande globale que ce groupe, dont le siège est à Brême, a décrochée en début d'année 2014, auprès du ministère de l'Intérieur saoudien.
Ce maxi contrat, d'une valeur estimée à 1,4 Md€, qui porte sur plus d'une centaine de navires dont une trentaine de patrouilleurs que le groupe allemand a commencé à produire dans le chantier Peene Werft, à Wolgast, ville située sur la Baltique, près de la Pologne.

3 voire 4 années d'activité pour Couach et ses 180 salariés

Lürssen, société spécialisée dans la production de petits navires militaires et de yachts, a donc décidé de confier la sous-traitance de la production de 79 intercepteurs au chantier naval Couach qui, via sa marque Plascoa, affiche trois modèles d'intercepteurs dans son catalogue : Plascoa 1300, Plascoa 1100 et Plascoa 2000.
La direction n'ayant pas répondu à nos sollicitations, il n'est  donc pas possible pour le moment de préciser quel modèle d'intercepteur (petit navire très rapide), est concerné par ce contrat.
Pour autant, il semblerait que pour le chantier naval girondin qui était (source Le Marin) en compétition avec un chantier naval italien (Fabio Buzzi Design), ce contrat de sous-traitance assure 3 voire 4 années d'activité.

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Commentaires
a écrit le 28/08/2015 à 9:29 :
Des " navires "?? Tout au plus des vedettes.
C'est quand même intéressant et troublant de savoir que la vente ne se fait pas directement , mais par une entreprise allemande, ce qui expose certaines lacunes commerciales.
a écrit le 27/08/2015 à 15:11 :
Une pratique qui a le don d'énerver le monde. Les allemands ont pris la mauvaise habitude de vendre ce qu'ils ne peuvent produire par la promesse d'un contrat global. Ils traitent ensuite les autres parties, qui souvent ne sont pas leurs concurrents puisqu'ils n'ont pas cette production, comme des sous-traitants, prenant commission au passage. Le processus élimine tout postulant indépendant, eux même n'acceptant pas de produire pour d'autres dans ces conditions. C'était cette tentative qui était engagée avec Areva au temps ou nos voisins s'imaginaient "dans le nucléaire" avant d'abandonner. Ce constructeur allemand dont les activités ont été propulsées par les commandes de sous-marins de guerre de triste mémoire poursuit cette économie dite "de bazar" qui tient plus du trading forcé que de la compétition loyale.
Réponse de le 28/08/2015 à 11:02 :
Ce n'est pas la faute des allemands si les français n'ont pas répondu a l'appel d'offre global !

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