Depuis Bordeaux, Telespazio déploie l’offre Earthlab Galaxy

 |   |  655  mots
Nicolas Vincent, responsable ventes et marketing de Telespazio France, et Lilian Valette, responsable du site Earhtlab Bordeaux - Latresne
Nicolas Vincent, responsable ventes et marketing de Telespazio France, et Lilian Valette, responsable du site Earhtlab Bordeaux - Latresne (Crédits : P.R)
Installé depuis octobre 2013 à Latresne (33), près de Bordeaux, dans le périmètre de l’Aérocampus, le centre de R&D en géo-information Earthlab de Telespazio France (siège à Toulouse, spécialiste des services satellitaires) sert de modèle au déploiement d’un réseau mondial de centres similaires : Earthlab Galaxy. Le premier va ouvrir prochainement au Gabon, neuf autres devraient suivre.

En installant à Latresne en octobre 2013 dans l'enceinte de l'Aérocampus son premier Earthlab, centre consacré à l'observation de la terre via les images et informations fournies par les satellites et les drones, la Toulousaine Telespazio France (filiale commune de Thales et Finmeccanica, 2.500 salariés, 600 M€ de CA 2014, actrice historique et mondiale des applications spatiales) ne pensait sans doute pas transformer aussi vite l'essai.
Démarrée à quatre mais désormais forte de 10 personnes, l'entité Earthlab a su très vite se trouver une place dans le monde des services liés à la maîtrise du satellite et de la géo-information de sa société mère.

"Dès le départ de cette aventure, nous avons cherché à nous positionner au plus près des utilisateurs de nos solutions dédiées à l'observation de la terre, l'analyse des cultures, l'évolution du terrain... Il nous a semblé très logique de travailler les filières au plus près de leur terrain" explique Nicolas Vincent, responsable ventes et marketing de Telespazio.

Dans le scope de Earthlab et de Telespazio : les problématiques environnementales, sanitaires des filières viticoles, sylvicoles et l'évolution du climat.

"Très rapidement, grâce à un travail très collaboratif avec des acteurs des différentes filières, nous avons pu mettre au point, pour la viticulture, via l'offre Earthlab & Millésime, mais aussi la sylviculture, une gamme de services permettant d'affiner les traitements, de limiter les interventions et d'optimiser les récoltes ou l'exploitation de la forêt landaise, qui sont proposés par celles et ceux qui sont au plus près de ces filières et qui constituent, de fait, nos principaux partenaires commerciaux" poursuit Lilian Valette, responsable du site de Latresne.

Galaxy, deuxième étage de la fusée Earthlab

En clair, Earthlab a mis un tout petit peu plus d'un an pour prouver la pertinence de son modèle et désormais, Telespazio France allume le deuxième étage de la fusée. Celle-ci est en train de mettre sur orbite un véritable réseau mondial d'Earthlab. Baptisé Earthlab Galaxy, ce programme vise à installer, en calquant leur modèle sur l'original girondin, le premier réseau mondial de centres de surveillance de l'environnement.

"Nous ouvrons le deuxième Earthlab au Gabon à la demande de ce pays. Comme pour Latresne, nous positionnons le centre de géo-information au plus près des problématiques locales comme la gestion des forêts, la répartition des terres, la surveillance de l'océan" explique Nicolas Vincent.

D'ici deux à trois ans, Earthlab Galaxy devrait compter une dizaine de centres du même type que celui de Latresne et de Libreville. "L'objectif, c'est de proposer du service récurrent aux acteurs locaux. Nous ne voulons pas vivre de subventions, mais nous souhaitons construire une économie autour de services qui, de fait, se justifieront" ajoute Nicolas Vincent.

Bordeaux, centre de gravité de la "Galaxy"

Des services qui sont les prémices d'une nouvelle économie de la géo-information pour Earthlab, et qui devraient générer, à terme, entre 5 et 10 M€ de revenus annuels par Earthlab.

"Je souhaite préciser que l'ensemble de ce maillage Earthlab Galaxy, ce véritable cluster mondial de la géo-information, aura pour centre de gravité le site de Bordeaux - Latresne. Ce premier Earthlab sera notre centre de R&D. A terme, nous emploierons une bonne trentaine de personnes ici sur l'Aérocampus. Il sera notre centre technique et notre centre de formation pour les Earthlab du monde entier", assure Nicolas Vincent.

Né en Gironde, le programme Earthlab semble porteur d'une ambition en termes d'efficacité et de résultats pour Telespazio. Via l'association de télédétection, d'outils numériques, de traitement de l'image, d'experts du spatial, de chercheurs locaux et des problématiques économiques et environnementales locales, ce réseau a pour ambition de  favoriser l'émergence d'un modèle de développement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :