Trophées de l’aéronautique : qui sont les lauréats de la 2e édition ?

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Les Trophées de l'aéronautique se sont tenus hier à Colomiers (31). L'une des cadres d'une société bordelaise a reçu le prix Manageur
Les Trophées de l'aéronautique se sont tenus hier à Colomiers (31). L'une des cadres d'une société bordelaise a reçu le prix Manageur (Crédits : Objectif News)
La 2e édition des Trophées de l’aéronautique s’est déroulée ce jeudi 13 novembre dans l’enceinte du Airbus Delivery Center à Colomiers (31). Sept entreprises de la supply chain aéronautique française ont été récompensées lors de cet événement organisé par Objectif News, et dont l’envergure est désormais nationale. Découvrez les lauréats, dont fait partie une société d'Aquitaine.

Le rendez-vous a pour objectif de mettre à l'honneur le travail et les succès des avionneurs, mais surtout de leurs partenaires, fournisseurs et sous-traitants : les Trophées de l'aéronautique ont réuni environ 400 personnes ce jeudi au Airbus Delivery Center, près de Toulouse. L'événement, pour sa seconde édition, a pris une envergure nationale en sélectionnant des sociétés et des chefs d'entreprise de toute la France. Sept entreprises dont une d'Aquitaine ont été récompensées.

Adaptation au marché : Corse Composites Aéronautique (Ajaccio)

La plus grosse entreprise industrielle de Corse est spécialiste du développement de pièces complexes en matériaux composites à destination de l'aéronautique. CCA a subi de plein fouet la crise de fin 2008 à mi-2009, avec une baisse d'activité de 30 %, récupérée seulement 3 ans plus tard. Aujourd'hui, la société enregistre une belle croissance grâce à
sa stratégie : devenir un partenaire de rang 1 des constructeurs. Le risque financier est important puisque désormais, CCA est un Risk sharing partner d'Airbus. A ce titre, la société dirigée par Jean-Yves Leccia endosse la responsabilité des études, du développement, de la certification et de la production, du financement de la totalité des
développements.
Autres nominés : Gillis Aero et ACE Aero

Usine du futur : groupe Duqueine (Massieux)
Le groupe Duqueine dispose d'un large panel de compétences d'engineering et industrielles en composite. Le groupe assure notamment la production des cadres de fuselages ainsi que l'encadrement de hublots de l'A350. L'objectif de son président, Gilles Duqueine, est de montrer que le composite peut rentrer en phase de production industrielle. Pour lui, "l'usine du futur est propre, bien éclairée et automatisée. L'automatisation permet la reproductibilité des produits. Le robot ne fait pas d'erreurs, il fait toujours la même chose, cela assure la qualité, « la santé » de la pièce".
Autres nominés : Jet Cut et Groupes Fives

Innovation : Fusia (Revel)
Fusia, dirigée par Cyrille Chanal, est la nouvelle "pépite de l'aéronautique" si l'on en croit les spécialistes du secteur à Toulouse. Spin-off de la société Esteve (Revel), la startup créée en 2011 est spécialisée dans la fabrication de pièces de précision pour l'aéronautique par fusion laser ALM (Additive layer manufacturing). En clair : la fabrication par impression 3D, plus précisément grâce à la technologie de fabrication additive. À partir d'une fine couche de poudre d'aluminium, de titane ou d'acier, un laser se déplace et fusionne les particules de poudre selon les données 3D entrées dans l'ordinateur.
Autres nominés : Coriolis Composites et Kep Technologies.

Manageur : Anne-Sophie Catherineau : Catherineau (Saint-Médard-en-Jalles, 33)
Anne-Sophie Catherineau, directrice générale de Catherineau, a 33 ans. Ingénieure diplômée de l'Ecole nationale supérieure d'arts et métiers à Bordeaux, elle est lauréate d'un MBA à l'Institut d'administration des entreprises de Paris-Sorbonne tout en suivant un stage au service "procédés composites" d'EADS à Suresnes. Après un parcours éclectique, elle dirige désormais la société leader français dans l'aménagement intérieur d'avions VIP. Sa stratégie : parier sur le haut de gamme et sur des meubles les plus légers possibles. Ses valeurs : le travail, l'écoute et de la persévérance.
Autres nominés : Ludovic Asquini (Asquini-Sofop) et Thierry Camerin (Sotip)

International : Mapaero (Pamiers)
Mapaero est pionnier dans les peintures à l'eau appliquée à l'aéronautique. L'entreprise dirigée par Jean-François Brachotte développe, fabrique et commercialise ses produits. Le défi actuel de Mapaero est sa conquête du marché américain. Son implantation aux USA, en 2013, rentre dans la stratégie de développement de l'entreprise et fait suite à l'implantation d'Airbus qui a ouvert une chaîne d'assemblage d'A320 à Mobile dans l'Alabama. Mapaero espère ainsi se rapprocher de son client mais également d'autres clients potentiels comme Zodiac Aerospace ou Boeing. Prochaine étape : l'ouverture d'ici un ou deux ans, d'une unité de production aux Etats-Unis.
Autres nominés : Spherea Test and Services et Groupe Mecadaq

Recrutement et RH : ADB (Louey)
L'entreprise, spécialisée  dans le décolletage et mécanique de précision pour l'aéronautique, est dirigée par Didier et Nathalie Candalot. Chez ADB, la relation entre les salariés et le couple de patrons est un pilier de la bonne santé de l'entreprise. Nathalie Candalot parle d'un management "paternaliste et innovant". Une des valeurs défendues par les deux dirigeants est de savoir reconnaître ses erreurs. "Parfois, il faut savoir faire appel à des spécialistes pour nous aider." Ainsi l'année dernière, le couple a investi 150.000 euros pour payer un cabinet spécialiste de la réorganisation d'entreprise. "Un an de mission qui nous ont permis d'aller mieux, de redresser l'Ebit de la société et d'embaucher à nouveau."
Autres nominés : Auvergne Aero et Mecano ID

Prix spécial du jury : Coriolis Composites
Coriolis est à l'origine d'une véritable technologie de rupture : les robots de placement de fibres. La technologie développée par Coriolis Composites met en œuvre des robots industriels poly-articulés utilisés dans l'industrie automobile sur lesquels sont montés des systèmes innovants permettant la dépose de composites. L'entreprise a été cofondée par 3 ingénieurs fraîchement sortis d'école en 2001 : Clémentine Gallet (présidente), son mari Alexandre Hamlyn, et Yvan Hardy. Pour la présidente, Coriolis est une aventure industrielle mais aussi une histoire d'amour. Elle a, avec son associé et mari, 4 enfants. "La volonté de relever le défi de l'innovation et fonder un foyer, sans un couple très solide, je ne me serais pas autant donné dans cette aventure !" Objectif : devenir une ETI d'ici 2017.

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