Route du rhum : BeTomorrow embarque les skippers virtuels

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Aperçu de LiveSkipper, le jeu qui permettra à des navigateurs en herbe de relier Pointe-à-Pitre
Aperçu de LiveSkipper, le jeu qui permettra à des navigateurs en herbe de relier Pointe-à-Pitre (Crédits : BeTomorrow)
Dimanche prochain, les 91 skippers engagés prendront le départ depuis Saint-Malo de la 10e Route du rhum qui les conduira à Pointe-à-Pitre. Ils ne seront pas seuls à s’élancer, des milliers d’autres skippers, amateurs eux, leur disputeront la victoire depuis leur ordinateur, tablette ou smartphone. Cette course virtuelle, c’est une société bordelaise, BeTomorrow qui "l’organise".

N'en déplaise à un de ses concurrents français, c'est la société bordelaise BeTomorrow, spécialisée en ingénierie digitale, qui est partenaire officiel de Pen Duick, l'organisateur de la 10e Route du rhum. C'est donc son jeu, LiveSkipper, qui permettra à des milliers d'amateurs de courses au large... de salon, de pouvoir se mesurer, en temps réel, aux 91 vrais skippers de la Route du rhum. Un choix qui s'explique par le fait que pour Pen Duick, BeTomorrow (40 salariés, siège à Bordeaux, bureaux à Londres et Lausanne, 2,6 M€ de CA) est un fournisseur global de solutions numériques. Pour lui, la société bordelaise propose l'interface LiveSkipper, qui dans l'esprit sportif de la course, ne propose pas de Pay to win, ces solutions qui permettent aux skippers virtuels, de "booster" leur bateau numérique moyennant un passage par la case porte-monnaie.

BeTomorrow propose aussi à l'organisation une version smartphone de ce LiveSkipper et fournira, via son outil baptisé LiveSailing, des données et images de synthèses qui alimentent et illustrent, en direct et en continu, les informations des médias qui retransmettent ou traitent l'épreuve. BeTomorrow organisera également pendant l'épreuve, et pour des entreprises, des régates privées virtuelles via son produit EasySkipper, qui seront au centre d'événements et qui généreront des revenus qu'elle partagera avec Pen Duick.

BeTomorrow va gagner... aux courses de chevaux

Très présente dans le sport digital, la société bordelaise a d'abord fait ses classes dans la voile, décrochant par exemple les régates lors des Jeux olympiques et les principales courses au large. Depuis quelques mois, son savoir-faire lui ouvre des portes dans d'autres sports. Son bureau de Lausanne, ville qui héberge de nombreuses fédérations internationales sportives, décroche quelques beaux contrats. C'est le cas avec la Fédération internationale d'escrime ou encore, c'est en discussion mais il est trop tôt pour officialiser, la fédération d'un très célèbre sport collectif américain...

Aujourd'hui, c'est avec les sports équestres que BeTomorrow voit sa branche Digital sport décoller. Après avoir mis au point pour PMU des tables tactiles qui permettent de rajeunir la population des parieurs et offrent au PMU des animations modernes pour ses opérations de communication et ses stands déployés dans des salons et foires partout en France, BeTomorrow est en train de franchir un nouveau cap. Son service de R&D, basé en Gironde à Bègles au sein de la Cité numérique, a mis au point des GPS ultra compacts, légers et surtout très précis, qui ont été embarqués sur des chevaux et sur des sulkys lors de courses. Après des périodes d'expérimentation, puis de tests, le dernier a eu lieu sur l'hippodrome de La Teste-de-Buch (33) en août dernier, cette technologie qui va permettre aux parieurs de disposer d'informations capitales pendant les courses, va être déployée. "Nous allons lancer la phase d'industrialisation de notre solution", souligne Sylvie Clin, cofondatrice, avec Jean-Dominique Lauwereins, de BeTomorrow en 2000.

Entre 2012 et 2013, BeTomorrow, présente également sur les marchés du jeu (Rocketbird, Wordox...), de l'application pratique et de l'éducation digitale, a vu son CA passer de 1,7 à 2,653 M€. Une accélération due en partie à l'activité tables tactiles du client PMU (pour lequel la société développe en ce moment un autre produit tactile), mais aussi à un contrat de prestation en marque blanche pour une startup de Singapour. En 2015, c'est le contrat d'équipement en GPS et de fournitures d'informations sur les courses de chevaux qui va voir son activité nettement progresser.
Avant même qu'elles aient commencé, on peut donc déjà pronostiquer le nom du grand gagnant des prochaines courses de chevaux.

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