Les tribunaux disent oui à Gascogne

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Plus rien ne devrait arrêter la restructuration du groupe, ci-dessus la ligne de fabrication des nappes de carbone imprégnées. crédit : DR.
Plus rien ne devrait arrêter la restructuration du groupe, ci-dessus la ligne de fabrication des nappes de carbone imprégnées. crédit : DR. (Crédits : DR)
Le feu vert donné par les tribunaux de commerce de Mont-de-Marsan et de Dax au plan de restructuration du groupe Gascogne est sans doute l’ultime validation de cette opération.

Le groupe Gascogne (2.125 salariés, 418,3 M€ de chiffre d'affaires), à Saint-Paul-lès-Dax (40), vient d'obtenir un nouveau feu vert dans la course au bouclage de son plan de restructuration du capital et de refinancement. Les tribunaux de commerce de Mont-de-Marsan, le 17 juin, puis de Dax, le 19, ont ainsi homologué le protocole de conciliation passé entre Gascogne, ses créanciers (bancaires, fiscaux et sociaux), son actionnaire de référence (EEM -Electricité et eaux de Madagascar) et le consortium Attis 2, organisé autour des groupes landais Biolandes Technologies et DRT, appuyés par Bpifrance Participations et le groupe Crédit agricole.

Ce parcours du combattant de la validation du plan de restructuration du groupe landais, leader en activités bois, papier, sacs et matériaux complexes sera au plus tard bouclé le 21 juillet. "Il n'y a pas de problème en vue, cette date est avant tout formelle", commente Frédéric Doulcet, PDG de Gascogne. En clair, le plan de restructuration du groupe Gascogne ne court pas le risque de voir un recours non purgé le rendre caduc.

5 M€ sous séquestre

Arrêté le 14 janvier, le protocole d'accord a été signé entre les parties le 9 avril. L'assemblée générale des actionnaires l'a ensuite validé à une large majorité le 13 juin. Le dernier communiqué du groupe, coté en bourse, précise que la société Electricité et eaux de Madagascar (EEM), actionnaire de référence de Gascogne, avec un peu plus de 28 % des actions, a mis sous séquestre 3,5 M€ avant la date du 13 juin et qu'elle renouvellera cette opération à hauteur de 1,5 M€ avant le 31 juillet.

"Ces fonds sous séquestre sont versés sur le compte spécial du conciliateur. Ils représentent la participation d'EEM à l'augmentation de capital de Gascogne", souligne Frédéric Doulcet. La gouvernance du groupe devrait être modifiée courant juillet. L'actuel PDG, qui devrait être remplacé à sa tête de Gascogne par Dominique Coutière, dirigeant de Biolandes Technologies, ne veut faire aucun commentaire à ce sujet.

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