Easy Cash va s’implanter en Espagne

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Joris Escot, directeur général d'Easy Cash
Joris Escot, directeur général d'Easy Cash (Crédits : Objectif Aquitaine / Appa)
L’enseigne d’achat-vente de produits d’occasions pour les particuliers Easy Cash, basée à Mérignac, fera ses premiers pas à l’international d’ici la fin de l’année. Son directeur général Joris Escot l’a annoncé ce matin, à l’occasion du Petit Déjeuner de La Tribune - Objectif Aquitaine, organisé en partenariat avec le Crédit agricole d'Aquitaine à l’hôtel Mercure Cité Mondiale, à Bordeaux.

Invité de ce Petit Déjeuner, Joris Escot, interviewé par Jean-Philippe Déjean, a passé en revue la stratégie de développement de l'enseigne Easy Cash. Voici ce qu'il faut retenir.

Le concept d'Easy Cash

"Notre métier, c'est l'achat et la vente de produits d'occasion aux particuliers. Nos clients nous apportent leurs biens que nous estimons instantanément, grâce à notre base de données, et que nous leur achetons cash. Ces produits sont ensuite testés puis revendus, garantis, dans une autre partie du magasin. Nous n'achetons que des biens fonctionnels et ne réparons rien.
De plus en plus, nous resserrons notre concept autour des produits high tech (smartphones, consoles de jeux...) et culturels, qui sont en pleine croissance comparativement au bricolage ou à la décoration par exemple. La maroquinerie de luxe, la bijouterie se développent aussi fortement. Certains produits, comme le livre, décotent très rapidement. Notre taux de marge oscille entre 25 et 75 % selon le bien."

Le réseau

"L'enseigne compte aujourd'hui 100 magasins pour un chiffre d'affaires de 108 M€ en 2014 et qui devrait atteindre 120 M€ cette année. Le siège de Mérignac emploie 19 personnes, les magasins intégrés une quarantaine, et les franchises comptent 850 collaborateurs. Nous ouvrons 10 à 12 points de vente chaque année et sommes approchés par environ un millier de candidats à la franchise. Tous les nouveaux entrants sont formés par nos soins pendant trois mois minimum, bientôt cinq mois. Le droit d'entrée plus la formation représentent un investissement de 35.000 € pour un magasin en périphérie et de 20.000 € pour un magasin en centre-ville. Chaque franchisé nous verse une redevance, 2 % de son chiffre d'affaires annuel. Nous lui demandons également d'investir 2 % en communication, dont la moitié vient alimenter un budget national.
Le nombre de succursales a augmenté en 2013. Nous avons parfois l'emplacement qui se libère, mais pas le bon franchisé au bon moment. C'est pourquoi nous avons créé la Easy Cash Academy, qui accompagne pendant un an des collaborateurs appelés à devenir des directeurs autonomes. Nous les formons et nous associons avec eux lors de leur installation. Au fur et à mesure, ils peuvent racheter nos parts pour devenir franchisés à part entière."

La concurrence

"Nous avons deux concurrents nationaux, ainsi que plusieurs régionaux. Easy Cash est la première enseigne française en termes de chiffre d'affaires, en termes de nombre de points de vente Cash Converters est devant nous. Le Bon Coin est imbattable sur la vente d'une table de chevet par exemple. Même chose pour les enseignes de bricolage. C'est pourquoi nous avons resserré notre offre autour de certaines familles de produits. Quand il vend un smartphone, un bijou, ou qu'il va dépenser une somme importante et qu'il souhaite une garantie, le client a besoin d'un arbitre."

Centre-ville ou périphérie ?

"Le 1er magasin Easy Cash en centre-ville a été créé à Lyon. Sept autres ont suivi. Ils sont de superficie plus réduite, environ 80 m2 contre les 350 m2 dans les parcs commerciaux de périphérie. L'offre est également plus restreinte, autour de ce qu'attendent les urbains, et la clientèle est aussi plus jeune."

L'international

"Nous étudions de très près la possibilité de nous implanter en Espagne, sans doute à Madrid et à Barcelone, d'ici la fin de l'année. Le marché existe, et les investissements nécessaires sont moindres qu'en France. Il y a également des parallèles évidents à faire culturellement et au niveau législatif. Nous regardons aussi vers la Suisse, mais c'est plus compliqué."

Le e-commerce

"Le site existe depuis cinq ans mais avec ses fonctionnalités actuelles, il a à peine un mois. Les clients peuvent acheter mais aussi coter leurs produits en cherchant la référence dans notre base de données. Il leur suffit ensuite d'imprimer le bon puis de se présenter en magasin, où l'on vérifie la correspondance et l'état du produit. Peut-être que dans un certain temps, il sera possible pour le client d'expédier son produit, sans avoir à se déplacer."

Retrouvez le compte-rendu complet dans le prochain numéro du magazine La Tribune - Objectif Aquitaine, le 26 juin sur abonnement ou chez votre marchand de journaux.

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