"L’hôpital de demain, c’est moins de lits et plus d’ambulatoire"

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Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux
Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux (Crédits : Objectif Aquitaine / Appa)
Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux depuis février 2013, fait le point sur l'établissement, son poids économiques et ses perspectives.

Son parcours
"Titulaire d'une maîtrise de droit des affaires et diplômé de l'Ecole des hautes études en santé publique, j'ai pris mon premier poste de directeur adjoint au CHU de Tours où je suis resté neuf ans, puis j'ai pris la direction du Centre hospitalier de Sablé-sur-Sarthe en 1992. J'ai déjà été en poste au CHU de Bordeaux, comme directeur général adjoint de 1997 à 2004. J'ai ensuite rejoint en qualité de directeur général le CHU de Limoges en 2004 et été nommé au CHU de Nancy en 2008."

Le CHU de Bordeaux, premier employeur de la région
"Le CHU de Bordeaux, c'est l'un des plus beaux CHU de France en termes d'activité, de recherche et de performance des équipes médicales. Il comprend les trois groupes hospitaliers Pellegrin, Sud et Saint-André. Au total, j'ai sous ma responsabilité 14.000 salariés, dont 2.000 médecins, un budget de 1 milliard d'euros et un plan d'investissement de 48 millions (en 2013)."

On a des marges de manœuvre dans l'organisation, sans toucher à la qualité

La rationalisation des moyens
"Les hôpitaux participent à l'effort de redressement des comptes du pays et nous avons eu une baisse nationale des tarifs au 1er janvier. Pour 2013, le déficit sera d'environ 13 millions d'euros, ce qui correspond à un peu plus de 4 jours d'activité, car nous dépensons chaque jour près de 2,8 millions d'euros."

L'ambulatoire, la clé de voûte de l'hôpital de demain
"Pour diminuer les coûts de structure, l'Etat nous incite à faire plus d'ambulatoire, ce qui correspond aussi au souhait des patients. L'hôpital de demain, c'est plus de plateaux techniques, moins de lits. On a encore des marges de manœuvre dans l'organisation, sans toucher à la qualité. Par exemple, l'administration de certains médicaments par voie orale au lieu de la voie veineuse, c'est plus de confort pour le patient et moins de coûts. De même l'informatisation poussée de la centrale ambulancière, c'est un bien meilleur service pour le patient et des économies pour l'hôpital."

La concurrence du privé
"Même si les salaires sont inférieurs au privé, le CHU reste très attractif pour les médecins, du fait de son plateau technique et du haut niveau scientifique et de recherche. Nos médecins sont au top."

Ses projets en 2014
"Cette année, ma volonté est d'améliorer encore la prise en charge des personnes âgées qui constituent la clientèle majoritaire dans tous les établissements de santé. Autre défi : développer la médecine et la chirurgie à zéro nuit. Nous avons actuellement 50 % de zéro nuit au CHU, contre 15 % il y a dix ans. C'est un enjeu financier et un confort pour le patient qui préfère rentrer chez lui."

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