Le groupe coopératif Maïsadour voit son bénéfice bondir de +94 %

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Maïsadour fait partie des coopératives qui ont beaucoup souffert de la crise aviaire.
Maïsadour fait partie des coopératives qui ont beaucoup souffert de la crise aviaire. (Crédits : Pascal Xicluna / Min. Agriculture)
Producteur de céréales, de semences, de légumes, mais aussi de canards gras, de jambon de Bayonne ou de poisson frais Maïsadour, très éprouvé par la crise aviaire, prend un virage stratégique. Le groupe coopératif landais vient ainsi d’annoncer la cession de l’essentiel de ses jardineries franchisées Gamm Vert, et la fusion avec la coopérative Périgord Aviculture.

Après avoir traversé de fortes turbulences, en particulier à cause de la crise aviaire, le groupe coopératif agroalimentaire Maïsadour, à Haut-Mauco (Landes), confirme son rebond au cours de l'exercice 2017-2018. Si le chiffre d'affaires du groupe, qui emploie 5.439 salariés, est encore en léger retrait de -1,8 %, à 1,3 Md€, par rapport à l'exercice précédent, la direction a pu annoncer un résultat net en très forte hausse de +94 %, à 9,3 M€, lors de l'assemblée générale qui s'est tenue à Mont-de-Marsan ce mardi 4 décembre.

"La force de notre coopérative s'est manifestée par la mobilisation de tous, collaborateurs et adhérents, lorsque Maïsadour a dû surmonter les événements difficiles de ces dernières années et repartir dans une dynamique positive", rembobine Philippe Carré, directeur général du groupe, qui s'est doté à l'issue de son assemblée générale 2017 d'une feuille de route jusqu'à 2026.

Pour renouer avec la croissance, Maïsadour, qui s'appuie sur quatre pôles (agricole, gastronomie, volailles, jardineries-motoculture), a présenté sa nouvelle identité portée par l'accroche « Notre culture, votre bien-vivre ».

Michel Prugue, Maïsadour

Michel Prugue, président de Maïsadour (crédits : Agence Appa)

Numéro 2 de la volaille sous signe de qualité

En même temps que ce changement de signature, Maïsadour se dote d'un nouveau logo qui plaque des sillons sur le nom du groupe landais en capitale. « Le concept des sillons symbolise l'empreinte : humaine mais aussi celle du travail des agriculteurs et des racines de la terre du Sud-Ouest, celle de l'élevage et celle de l'avenir grâce à la recherche », commente la direction du groupe, dont Michel Prugue est le président.

Mais c'est aussi et sans doute surtout par son recentrage stratégique que Maïsadour va aborder le futur. Le groupe de Haut-Mauco a ainsi décidé de céder 29 magasins Gamm Vert (dédiés à la jardinerie) à InVivo, structure nationale qui fédère de grands groupes coopératifs régionaux et qui est le maître franchiseur Gamm Vert. Avec cette cession, Maïsadour se défait de 80 % de son pôle jardineries et motoculture. Cet accord, qui sera opérationnel début 2019, permet de préserver l'effectif de l'enseigne Gamm Vert et de renforcer les positions d'InVivo sur ce segment de marché où il est déjà leader européen.

Lors de son assemblée générale, Maïsadour a également annoncé son projet de fusion avec la coopérative Périgord Aviculture (18,5 M€ de chiffre d'affaires pour l'exercice 2017-2018), ce qui va renforcer la position du groupe sur le marché de la volaille label. Maïsadour va ainsi pouvoir produire 15 millions de volailles sous signe de qualité appartenant à deux IGP (indication géographique protégée) très connues (Landes et Périgord). Le groupe landais, qui fédère 8.000 agriculteurs et qui a vu le jour il y a 80 ans, entend bien poursuivre sa croissance.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2018 à 11:18 :
Ben oui merci la grippe aviaire qui n'a jamais été dans les coins en plus et ainsi le massacre des canards qui ont fait couler bon nombre de petites exploitations hein.

Désolé mais c'est dégueulasse, ya pas d'autres mots. J'avais un fournisseur de viande bio délicieuse qui a du fermer à cause de ces fermetures imposées.

Une véritable honte qui ne va pas du tout dans le sens du mieux manger en plus tout ça pour tenir des éleveurs dans la misère.

Quand est-ce que ça s'arrête ?

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