Rougeline, des tomates au goût d’économie circulaire

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Pour parvenir à produire plus de 5.000 tonnes de tomates grappes par an, le groupe coopératif Paysans de Rougeline a conclu un partenariat d'une durée de 20 ans avec Tiru (groupe EDF).
Pour parvenir à produire plus de 5.000 tonnes de tomates grappes par an, le groupe coopératif Paysans de Rougeline a conclu un partenariat d'une durée de 20 ans avec Tiru (groupe EDF). (Crédits : D.R)
Le partenariat signé entre l’Ecoserre des grands lacs (membre des Paysans de Rougeline), située à Parentis-en-Born dans les Landes, et la société Tiru (groupe EDF), qui gère une unité de valorisation des déchets, permet à l’union de coopératives Paysans de Rougeline d’augmenter sa production de tomates, en limitant son empreinte environnementale, tout en baissant ses charges et en créant de l’emploi local.

Outre le partenariat conclu avec le pétrolier Vermilion qui lui fournit la chaleur résiduelle de son activité d'exploitation de puits à Parentis pour chauffer des serres gigantesques, c'est encore une fois à partir d'un modèle d'économie circulaire que les Paysans de Rougeline se préparent à produire plus de 5.000 tonnes de tomates grappes par an au sein de l'Ecoserre des grands lacs, qui s'étend sur plus de 10 hectares. Fondée il y a 25 ans, cette union de coopératives de paysans du Sud de la France, dont le siège est à Marmande dans le Lot-et-Garonne, produit 70.000 tonnes de fruits et légumes pour un chiffre d'affaires de 100 M€ et emploie 1.900 personnes.

Pour parvenir à produire plus de 5.000 tonnes de tomates grappes par an, le groupe coopératif Paysans de Rougeline a conclu un partenariat d'une durée de 20 ans avec Tiru (groupe EDF), spécialiste de la valorisation des déchets, qui conçoit, construit et exploite des unités de traitement thermique biologique et matière en France, en Grande-Bretagne ainsi qu'au Canada.

40.000 MWh d'énergie économisée

Le terme "écoserre" n'est pas anodin : celui-ci suppose le recours à l'unité de valorisation énergétique (UVE) des déchets ménagers de Pontenx-les-Forges, située à proximité de la serre. Mise en service en 1997 pour traiter les déchets de 35.000 habitants, soit 42.000 tonnes par an, l'unité de traitement, par la combustion des déchets, permet aujourd'hui de récupérer 40.000 MWh de chaleur permettant d'alimenter la serre des Grands Lacs chaque année. Ce partenariat aura permis à Tiru de faire progresser la performance énergétique de l'unité de traitement. Celle-ci est passée de 34 % à plus de 80 %. Stratégie gagnante également pour l'Ecoserre des grands lacs qui atténue son impact environnemental en éliminant les combustibles fossiles tout en développant un concept énergétique encore très peu répandu en France (15 hectares) et dans le monde où seulement 100 hectares de serres sont chauffées ainsi.

90 à 120 emplois vont être créés

Un projet environnemental qui ne s'arrête pas, pour Paysans de Rougeline, à la seule problématique de l'énergie. La Serre des grands lacs vise aussi une production zéro pesticide en substituant le recours aux produits phytosanitaires par des lâchers d'insectes auxiliaires qui s'attaquent aux nuisibles. Soutenue par la Région Aquitaine et le Crédit agricole qui ont participé au financement du projet, ainsi que par le Sivom des cantons du Pays du Born, syndicat dédié à la collecte et au traitement des déchets, propriétaire de l'unité de valorisation énergétique, l'Ecoserre des grands lacs est aussi un moteur pour l'emploi. Elle s'apprête à créer 90 à 120 emplois directs et locaux.

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