Pourquoi Nataïs ne peut pas manquer de pop-corn

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Michel Ehmann, PDG de Nataïs, confronté au succès, cherche à se prémunir d'une pénurie de maïs de qualité
Michel Ehmann, PDG de Nataïs, confronté au succès, cherche à se prémunir d'une pénurie de maïs de qualité
Le leader européen de la collecte et du conditionnement du pop-corn (siège à Bézéril dans le Gers, 41 M€ de CA contre 38 M€ en 2013, 120 salariés) Nataïs doit faire face à un fort développement de son activité grand export. Pour cela, il recrute des producteurs de maïs en Aquitaine.

Les années se suivent et se ressemblent pour le gersois Nataïs qui, en 2013, avait tablé sur une nouvelle croissance de son activité. Le champion européen du pop-corn avait vu juste. 2014 aura vu son chiffre d'affaires progresser de 7 %, notamment grâce à ses activités export (90 % de son CA), voire même grand export et aux demandes du marché des Etats-Unis.

Oui, Nataïs, société qui emploie 140 personnes dans le Gers, gagne des parts de marché dans le pays qui a inventé le pop-corn ! Résultat : l'an dernier, la société a écoulé 500 tonnes de plus de ses sachets de maïs qu'il suffit de passer quelques secondes au micro-ondes pour les transformer en pop-corn ainsi que de ses sacs de maïs à éclater qu'elle vend en gros aux exploitants de parcs de loisir et à ceux des cinémas. Mais alors que la société a dans son collimateur les marchés des pays du Golfe et l'Asie, il apparaît que les 30.500 tonnes de maïs récoltés cette année ne suffiraient peut-être pas pour répondre aux attentes des différents marchés en 2015.

3,5 M€ d'investissements en 2015

Même si Nataïs a ouvert une filiale en Afrique du Sud début 2014 pour répondre à ses besoins en volume, "à terme nous y produiront ce qui est dévolu au marché grand export" précise Michael Ehmann, son Pdg, Nataïs lance un appel aux maïsiculteurs du Sud-Ouest, et notamment ceux de Dordogne, de Gironde, des Landes et du Lot-et-Garonne dans un rayon de 150 km autour de son usine de Bézéril. "Nous ne craignons pas forcément la pénurie par rapport à notre croissance régulière qui atteindra 10% cette année encore, mais nous voulons garantir la qualité de notre approvisionnement !"
Nataïs invite donc les producteurs aquitains à rejoindre son bataillon de 240 "partenaires agriculteurs" qui vont lui permettre de pouvoir faire face, tout en sécurisant en volume et en qualité ses approvisionnements, au développement de ses marchés.

L'an dernier, Nataïs recherchait déjà 600 hectares de surfaces cultivables en maïs à éclater supplémentaires. Pour réussir au plus vite à contractualiser avec des maïsiculteurs, Nataïs a mis en place une prime de prospection qui récompense les producteurs qui en parrainent de nouveaux. Des producteurs qui s'y retrouvent économiquement selon Michael Ehmann, "nous payons en fonction des cours, mais en général, ceux qui choisissent de travailler avec nous récupèrent entre 400 et 500 euros de marge brute supplémentaire par hectare de maïs".

La croissance d'activité de Nataïs s'accompagne d'investissements. Nataïs annonce ainsi, pour 2015, la mise en service d'un nouveau site industriel de stockage et de conditionnement de maïs à éclater (silos de 12.000 tonnes).
Un nouvel outil qui nécessite un investissement de 3,5 M€ sur son site gersois de Bézéril, qui est aussi son siège social.

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