Europlasma réussit une première mondiale dans le traitement des déchets radioactifs

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Vue extérieure de l'unité de vitrification de l'amiante d'Inertam, filiale d'Europlasma, à Morcenx .
Vue extérieure de l'unité de vitrification de l'amiante d'Inertam, filiale d'Europlasma, à Morcenx . (Crédits : Agence Appa)
Le four plasma de la centrale bulgare de Kozloduy, mis au point par le groupe landais Europlasma, vient d’obtenir sa qualification technique.

Spécialisé dans la dépollution à partir de la technologie plasma, en particulier pour la destruction de l'amiante, le groupe Europlasma, à Morcenx (Landes), coté en Bourse, vient d'annoncer la qualification du système plasma et du four de fusion de déchets nucléaires faiblement actifs installés au sein de la centrale nucléaire bulgare de Kozloduy.

Europlasma travaille sur ce chantier novateur depuis plusieurs années avec les sociétés basque-espagnole Iberdrola (production, distribution et commercialisation d'énergie électrique et de gaz) et belge Belgoprocess (traitement des déchets radioactifs). Techniquement la centrale nucléaire de Kozloduy devient la première à utiliser la technologie de la torche à plasma pour traiter des déchets faiblement radioactifs.

"L'utilisation de cette technologie française dans le traitement des déchets radioactifs est une première mondiale. La solution plasma va permettre la mise en place de nouvelles filières de traitement des déchets faiblement radioactifs et répondra aux nombreux enjeux issus des démantèlements des centrales nucléaires à venir", se réjouit Jean-Eric Petit, directeur général d'Europlasma.

Des déchets 80 fois plus petits

Avec cette technologie, les déchets radioactifs sont portés à leur température de fusion par le plasma (un état de la matière qui se révèle autour de 4.000°). Dans le cadre des tests de qualification prévus pour Kozloduy, ces déchets liquéfiés par la fusion ont atteint pendant 72 heures en continu l'objectif de débit, fixé à 65 kilos/heure.

Grâce au plasma le volume des déchets est réduit jusqu'à 80 fois, selon le type de matière, et ce traitement évite tout risque de lixiviation des déchets : en clair ils deviennent absolument inertes, aucune fraction de leur matière ne peut être dissoute et emportée par l'eau. D'autre part, la réduction de volume augmente, souligne le groupe Europlasma, les capacités de stockage et la sécurité. L'installation devrait être mise en service en 2018.

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