Bordeaux : Clay, pionnière de la reconnaissance gestuelle sur smartphone, recrute 20 personnes

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Le système mis au point par Clay permet d'avoir accès à la réalité virtuelle via un simple smartphone.
Le système mis au point par Clay permet d'avoir accès à la réalité virtuelle via un simple smartphone. (Crédits : Clay)
La startup bordelaise Clay, qui développe des logiciels de reconnaissance gestuelle multi-plateformes issus de la recherche en intelligence artificielle et en computer vision, s’attaque au marché américain et va renforcer ses équipes commerciales et R&D en recrutant 20 personnes.

Pionnière de la reconnaissance gestuelle sur smartphone, la startup bordelaise Clay, installée à Digital Campus, se lance à l'assaut des Etats-Unis. Pour porter ses nouvelles ambitions, elle entame le recrutement de 20 personnes, dont 12 ingénieurs à Bordeaux.
Fondée en 2015 à Paris sous le nom HINS par Thomas Amilien et Jean-Baptiste Guignard, Clay compte actuellement 6 salariés à Bordeaux et autant aux Etats-Unis. La société a conçu une brique logicielle permettant à toutes les caméras intégrées dans les smartphones, tablettes ou ordinateurs, de capter les mouvements de la main en 3D pour contrôler d'un geste les commandes de sa voiture, jouer en réalité virtuelle, actionner à distance son téléviseur, etc. La société a ainsi par exemple signé avec Renault pour la gestion de ses commandes embarquées (GPS, ouverture du coffre, etc.).

La technologie conçue par la startup est bâtie sur une bibliothèque de gestes, reconnus par toutes les caméras du marché et notamment les caméras 2D intégrées dans les smartphones. Sa technologie permet de se dispenser de branchements complexes ou de matériel coûteux pour cliquer sur un bouton virtuel ou attraper un objet en 3D avec ses mains.

"Nous rendons accessible la réalité virtuelle à quiconque a un smartphone", résume Jean-Baptiste Guignard.

Initialement, Clay était intégrée dans une application musicale. Elle permettait à son utilisateur de mixer un morceau par de simples gestes au-dessus de son smartphone. Le succès massif de l'application et les sollicitations très diversifiées pour cette technologie ont poussé ses fondateurs à élargir leur cible et à proposer la solution à de grands comptes multi-sectoriels.

Nouvelle levée de fonds dans un an

"Nous avons conclu plusieurs contrats avec de grands groupes industriels français, séduits par le positionnement mass market d'une technologie aussi disruptive que simple d'emploi", précise Thomas Amilien, cofondateur de Clay, qui a réalisé une première levée de fonds de 2 M€ en 2016. Nous accélérons désormais notre développement en ciblant le secteur de la réalité virtuelle sur le marché des jeux vidéo notamment. Nous avons ouvert une filiale à Los Angeles, en collaboration avec French Accelerator, où une équipe de 6 personnes est dédiée au développement commercial."

Les recrutements annoncés par la société, qui dispose également d'un bureau à Paris, sont bien évidemment en lien avec ces nouvelles ambitions. Sur les 20 postes ouverts, 40 % sont dédiés au renforcement de l'équipe commerciale aux Etats-Unis, 60 % au laboratoire de R&D bordelais.

"Les ingénieurs que nous recrutons vont adapter notre solution à nos clients, nous avons un peu séparé le "R" du "D" finalement, nous sommes beaucoup dans l'implémentation, l'architecture en prise directe avec le client."

Clay, qui table sur 1,5 M€ de chiffre d'affaires cette année, est actuellement en négociations avancées avec plusieurs grands comptes aux Etats-Unis. Elle devrait être rentable à la fin de l'année et s'achemine d'ici un an vers une très grosse levée de fonds pour accélérer, une fois cette étape de recrutements conséquents finalisée.

Clay, Jean-Baptiste Guignard, Thomas Amilien

Jean-Baptiste Guignard et Thomas Amilien, cofondateurs de Clay.

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