Optiwine en finale du premier concours de l’innovation organisé par LVMH

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Le coffret haut de gamme Optiwine
Le coffret haut de gamme Optiwine (Crédits : DR)
Quoi qu’il arrive la société girondine Optiwine, à Cadaujac, a validé son ticket d’entrée au Lab LVMH, qui sera le vaisseau amiral du groupe de luxe dirigé par Bernard Arnault au salon international Viva Technology, rendez-vous international des startups, du 15 au 17 juin à Paris.

Optiwine, codirigé par l'œnologue et viticulteur girondin Michael Paetzold et l'amateur et collectionneur de vins Olivier Caste, porte le nom de l'invention mise au point par le premier des deux associés, qui dirige la société d'ingénierie pour la viticulture Michael Paetzold (plus de 12 M€ de chiffre d'affaires et près de 100 salariés), à Cadaujac. Autrement dénommé carafe de poche, Optiwine, qui a été mis au point après de gros efforts et 300.000 euros d'investissement en recherche et développement de la part de la société Michael Paetzold, utilise la nano-aération pour oxygéner le vin de façon optimale.

Avec Lab LVMH le groupe de Bernard Arnault souligne l'intérêt qu'il a pour l'innovation technologique, loin du cliché où l'industrie du luxe serait exclusivement vue comme le marketing de savoir-faire traditionnels très localisés. Pour que la création de ce premier prix de l'innovation LVMH ("LVMH Innovation Award") n'échappe à personne, Bernard Arnault a rassemblé un jury international, qu'il préside, où figurent par exemple Angela Ahrendts, vice-présidente senior d'Apple, Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor, ou encore Daniel Zhang, PDG du géant chinois Alibaba.

Comment briller sur la scène internationale

"En février dernier il devait y avoir 2.000 candidats à ce concours de l'innovation organisé par LVMH. Il en est sorti 500 puis 32. Un groupe finaliste dont nous faisons partie ! Le vainqueur sera connu le 16 juin. Mais pour nous l'essentiel est déjà fait puisque nous allons gratuitement participer au salon Viva Technology où nous allons pouvoir présenter notre innovation à de nombreux prospects internationaux", éclaire Olivier Caste, qui se prépare pour qu'Optiwine décroche la première place de ce concours international : de quoi donner encore plus d'éclat à la carafe de poche.

"Les finalistes devront notamment faire un pitch de cinq minutes en anglais devant le jury, cinq minutes : pas une de plus pas une de moins, aussi on s'exerce sur le sujet. Nous allons défendre les couleurs de Bordeaux mais aussi de la production française 100 % puisque chez nous, tout est fabriqué en France", martèle Olivier Caste. Cette innovation sera confrontée à de nombreuses autres, hors dégustation du vin, venues des Etats-Unis (Californie, New-York...) mais aussi d'Europe (Danemark, Royaume-Uni...) et d'Asie (Chine...).

Un principe qui inspire les cardiologues

Ce concours international tombe d'autant mieux pour l'entreprise innovante qu'Optiwine entame une nouvelle phase de son développement.

"Le marché a réellement démarré en septembre 2016 et aujourd'hui nous avons 110 points de vente, dont sept à Bordeaux, en particulier à la Cité du vin, qui est notre bateau amiral. Nous sommes aussi au Bon Marché, à Paris, dans les châteaux Léoville Poyferré, Pape Clément, Fleur de Boüard ou Smith Haut Lafitte, dans le Bordelais", illustre Olivier Caste, qui évoque aussi les enjeux du futur.

"Notre brevet est mondial et nous avons besoin d'une aura à cette échelle. Nous démarrons : depuis bientôt un mois nous avons deux distributeurs en Asie, à Hongkong et au Japon", expose le codirigeant d'Optiwine.

Cerise sur le gâteau, si l'on peut dire, le principe de la nano-aération, qui permet une oxygénation progressive du vin, sans aucun effet négatif sur ses molécules, a retenu l'attention des chercheurs sud-africains. Comme Michael Paetzold l'a déjà expliqué à La Tribune, au pays du professeur Barnard, qui a réalisé en 1967 la première greffe du cœur au monde, les chercheurs en cardiologie "savent qu'après un arrêt du cœur le redémarrage, et donc l'afflux important d'oxygène, abime ses cellules et peut causer d'important dommages cardiaques." D'où l'idée de creuser l'idée du recours à la nano-oxygénation pour aider les cœurs à redémarrer en douceur et sans encombre...

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