Inventée en Dordogne, la solution Sendo pour envoyer du frais

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Stéphane Calassou a développé une boîte isotherme pour envoyer des produits frais.
Stéphane Calassou a développé une boîte isotherme pour envoyer des produits frais. (Crédits : Sendo)
Sendo, créée en 2015 à Nontron en Dordogne, a mis sur le marché des boîtes isothermes pour la distribution de colis frais en toute sécurité. Cette solution a été nominée dans le cadre de l’appel à projets de Fodali, le Forum sur les innovations en distribution alimentaire, dont les résultats seront connus le 8 juin prochain à Périgueux.

Il avait créé une société dédiée à la fabrication de sacs plastiques en Dordogne, Emball 2000, mais avec l'entrée en vigueur de la loi sur la transition énergétique et donc la fin annoncée des sacs plastiques, il y a eu urgence.

"Fin 2014, notre avenir s'est retrouvé lourdement menacé. Il fallait innover sinon c'était la fin", reconnait Stéphane Calassou. "On a donc cogité avec Patrice Mappas et l'idée est arrivée. Je viens de l'agroalimentaire et connaissais très bien le froid et le surgelé. J'étais souvent confronté à la problématique d'échantillon. Nous avons donc décidé de nous lancer dans une solution innovante et inédite d'emballage de produit frais. Un premier brevet a été déposé en avril 2015."

C'est ainsi qu'est née la société Sendo qui vient d'être nominée dans le cadre de l'appel à projets de Fodali, le Forum sur les innovations en distribution alimentaire. Elle concourt dans la catégorie distribution de produits alimentaires frais.

"Sendo, cela veut dire fraîcheur en japonais mais c'est surtout un nom simple qui peut être facilement utilisé à l'international. Il est composé du verbe envoyer en anglais et du O qui rappelle le degré celsius."

Sendo, qui compte aujourd'hui 3 salariés, produit des boîtes isothermes modulables, des boîtes en carton de 3 à 125 litres auxquelles est ajouté un isolant qui permet une conservation de la température jusqu'à 96 heures. "La solidité de notre produit était aussi un autre critère important, le but étant que la boîte puisse voyager par courrier ou messagerie. Le colis peut être brutalisé sans qu'il n'y ait de dégât à l'intérieur." Son coût : entre 4 et 18 euros. Si le président de Sendo reconnait avoir des concurrents sur ce marché, il explique avoir voulu cumuler tous les avantages des autres séparés.

Objectif : une levée de fonds de 1 M€

Les clients de la société sont les particuliers via le site internet, les industries agroalimentaires, le e-commerce en plein essor et le drive développé par les supermarchés. "Sendo est un pari mais nous avons beaucoup d'espoir", explique Stéphane Calassou. Il reconnait toutefois avoir besoin d'un coup de pouce.

"On recherche des investisseurs avec l'objectif de faire une levée de fonds de 1 million d'euros. Elle permettra d'embaucher, d'investir dans des machines pour mieux gérer le coût de revient des boîtes. Nous souhaiterions également nous lancer dans la distribution de médicaments mais l'obtention de la norme NF 99700 a un coût, 30.000 euros."

Pour le moment donc, ces boites permettent d'envoyer des produits alimentaires, y compris le vin. Et puisqu'il ne semble pas rancunier, malgré la loi de transition énergétique qui aurait pu mettre un coup d'arrêt à son activité, les boîtes qu'il produit sont réutilisables, recyclables et consignables. "On essaie justement d'être éco-responsable. Il me semble important de s'inscrire dans une forme de responsabilité économique dans le modèle que l'on propose." Aujourd'hui, la société s'appuie à 99 % sur le marché français mais ses boîtes prennent l'avion direction l'étranger, y compris au Japon où la marque Sendo trouve tout son sens.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2017 à 16:43 :
On t'a reconnu Robert De Niro !

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