Sofins 2017 : l’innovation au cœur de la collaboration entre forces spéciales et entreprises

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Le Sofins permet de mettre en relation les entreprises qui conçoivent les matériels des forces spéciales et les utilisateurs.
Le Sofins permet de mettre en relation les entreprises qui conçoivent les matériels des forces spéciales et les utilisateurs. (Crédits : Sofins)
La 3e édition du Sofins, salon biennal unique en Europe dédié aux forces spéciales et aux unités spéciales, aura lieu du 28 au 30 mars au camp de Souge près de Bordeaux. Son concept : développer des synergies en matière d’équipements entre forces spéciales, industriels et monde de la recherche. Les organisateurs misent de plus en plus sur les startups.

C'est avant tout un rendez-vous économique. La 3e édition du Sofins, salon biennal dédié aux forces spéciales (terre, air, mer) et aux unités spéciales (GIGN, Raid, BRI, DNRED) qui se tiendra du 28 au 30 mars au camp de Souge près de Bordeaux, sera une nouvelle fois l'occasion de mettre en relation les entreprises qui conçoivent les matériels des forces spéciales et les utilisateurs. "Notre job au sein du Cercle de l'Arbalète, association organisatrice de l'événement, est de présenter de nouvelles solutions susceptibles d'intéresser les forces spéciales dans la lutte contre le terrorisme", explique Benoît de Saint Sernin, président du Cercle de l'Arbalète qui a pour mission de renforcer et développer les liens entre les forces spéciales, les TPE, les PME et les grands groupes innovants.

Les startups sur le devant de la scène

230 entreprises exposeront cette année sur le salon. Parmi elles, une trentaine de startups. Benoît de Saint Sernin souligne l'importance de travailler avec elles.

"Les startups sont les forces spéciales de l'industrie française pour reprendre l'expression du lieutenant-colonel Vincent Rapp. Elles amènent une rupture dans une technologie et elles ont la souplesse que n'ont pas de grosses entreprises. Cela va de pair avec la devise des forces spéciales : agir autrement. "

Cette année, le salon mise donc plus que jamais sur les jeunes pousses. 11 startups retenues parmi 61 dossiers, seront invitées à "pitcher" devant des délégations venues du monde entier. C'est une première. Elles auront chacune 7 minutes pour convaincre et proposeront à tour de rôle des solutions dans le secteur de la santé, de la communication ou encore de la protection des combattants. Les drones seront également au rendez-vous avec notamment une solution permettant la détection du mensonge grâce à l'intelligence artificielle. "Tous les domaines sont concernés, pas seulement la technologie", insiste Benoît de Saint Sernin.

A son grand regret toutefois, le secteur agroalimentaire ne sera pas représenté.

"C'est un domaine très important. Il faut savoir que les forces spéciales peuvent rester en autonomie complète pendant 8 jours. Alors qu'un combattant a déjà 35 kilos sur le dos, je rêve de trouver un package alimentaire qui pèserait moins lourd et qui serait nourrissant. On gagnerait sur la problématique de l'allègement du combattant", explique Benoît de Saint Sernin.

L'appel est donc lancé.

Le matériel français, l'un des meilleurs au monde

"Mon challenge ? Toucher un maximum d'entreprises qui n'ont pas conscience que leur produit peut intéresser les militaires", explique Benoît de Saint Sernin qui insiste sur le fait que pour les entreprises, les débouchés peuvent être précieux.

"Il y aura des délégations de 91 pays cette année et pour la première fois des acheteurs de l'OTAN seront présents. En 2015, de grosses commandes ont d'ailleurs été signées au moment du salon. Il ne faut pas le négliger : le matériel français est considéré comme l'un des meilleurs au monde."

Les professionnels des situations à haut risque auront l'occasion d'assister à des présentations de matériels sur site mais aussi à ateliers R&D et des conférences thématiques. Lors de la précédente édition en 2015, plus de 4.000 participants avaient été enregistrés. Cet événement est strictement réservé aux professionnels du secteur. Il est possible de s'inscrire jusqu'à demain (24 mars).

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