Opération séduction d’Hipok à destination des professionnels de santé

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La messagerie Hipok déjà disponible sur smartphone sera bientôt accessible en version web.
La messagerie Hipok déjà disponible sur smartphone sera bientôt accessible en version web. (Crédits : Hipok)
La messagerie dédiée aux professionnels de santé Hipok, lancée sur mobile en octobre 2016, sera disponible le mois prochain en version web. La startup bordelaise qui l’a lancée prévoit de recruter une dizaine de personnes cette année. Elle s’est fixé un objectif : atteindre 20.000 utilisateurs d’ici à la fin de l’année.

"Après une hospitalisation, les professionnels de la santé organisent le retour au domicile du patient. Le spécialiste entre alors en relation avec le médecin généraliste. Tous les deux se mettent d'accord : un infirmier libéral et un kinésithérapeute vont devoir intervenir pour assurer des soins au domicile du patient. A ce moment-là, la communication en temps réel entre les professionnels de santé est primordiale. D'où l'importance de notre application Hipok", explique Elien Meynard, PDG de la startup du même nom qu'il a cofondé avec Xavier Chetif en 2014.

Elien Meynard, qui a lui-même travaillé pendant 12 ans dans le milieu hospitalier, a voulu faire face à un manque :

"Alors qu'il y a en France 1,3 million de professionnels de santé, seuls 35.000 sont équipés d'une messagerie sécurisée. Ce sont notamment ceux qui sont titulaires d'une carte de professionnelle de santé et pour qui des messageries de santé ont été créées. En revanche, les aides-soignants, les ostéopathes, les orthoptistes ou encore les podologues ne sont pas concernés. Ainsi, 99 % des professionnels échangent toujours des informations par courrier et 95 % des échanges numériques ne sont pas protégés."

Un objectif de 20.000 utilisateurs fin 2017

Elien Meynard a donc lancé l'application Hipok sur mobile en octobre 2016 à destination de tous les professionnels de santé. La messagerie en version web sera disponible le mois prochain. L'application restera gratuite jusqu'à la fin de l'année. La startup envisage ensuite de faire payer un abonnement pour ceux qui veulent des options mais le prix n'excèdera pas 10 euros.

"Nous misons sur le volume. Aujourd'hui, 1 millier d'utilisateurs se servent d'Hipok. L'objectif est d'arriver à 5.000 d'ici à la fin du semestre, à 20.000 à la fin de l'année et ainsi faire la preuve du concept. On frappe à la porte de grosses sociétés : les hôpitaux, les cliniques, les maisons de santé, les syndicats professionnels, les ONG", précise Elien Meynard qui en profite pour rappeler que depuis le 1er janvier 2017, les médecins français ont l'obligation d'envoyer tous leurs courriers de liaison par messagerie sécurisée.

Une messagerie cryptée

Elien Meynard met justement en avant une application sécurisée.

"Hipok permet aux professionnels de santé d'échanger en temps réel des messages et pièces jointes en toute sécurité, grâce son protocole d'encryptage SHA, le même qu'utilisé dans le secteur bancaire, couplé à un hébergement de données de santé à caractère personnel agréé par le ministère de la Santé."

Les informations personnelles et confidentielles ne sont pas accessibles. Concrètement, des photos et des vidéos peuvent être partagées et il est possible de créer des fils de discussion par hôpital ou par cabinet par exemple.

Pour Elien Meynard, au-delà de l'aspect pratique, la messagerie Hipok génère un gain de temps administratif au bénéfice des patients et des économies au bénéfice des professionnels : de l'ordre de 2.000 euros par an et par médecin, 10.000 euros par an par laboratoire d'analyses et de plusieurs milliers d'euros par an et par établissement de santé.

Une dizaine de recrutements en 2017

Hipok est aujourd'hui composée de 6 personnes. L'objectif est de recruter une dizaine de salariés cette année, une trentaine en 2018. La startup envisage par ailleurs l'ouverture d'une capitale internationale pour 2019. Londres et New-York sont à l'étude. L'optimisme est de rigueur : "Le nom de notre startup est un clin d'œil à Hippocrate. On est sûr qu'il aurait validé notre solution", conclut Elien Meynard.

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