Bordeaux : Google et la Cité du vin s'associent

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Fabien Robert, adjoint au maire de Bordeaux en charge de la culture, Virginie Calmels, adjoint au maire de Bordeaux en charge de l'économie, de l'emploi et de la croissance durable, Philippe Massol, directeur général de la Cité du vin et Carlo d'Asaro Biondo, président de Google EMEA responsable des partenariats stratégiques
Fabien Robert, adjoint au maire de Bordeaux en charge de la culture, Virginie Calmels, adjoint au maire de Bordeaux en charge de l'économie, de l'emploi et de la croissance durable, Philippe Massol, directeur général de la Cité du vin et Carlo d'Asaro Biondo, président de Google EMEA responsable des partenariats stratégiques (Crédits : Agence Appa)
Google a posé ce matin à Bordeaux la première pierre d'une collaboration naissante avec la Cité du vin. Ce partenariat repose sur deux piliers : en ligne, des expositions et visites virtuelles complémentaires, et au cœur de l'équipement œnotouristique bordelais, un "Pop up lab", espace éphémère présentant les technologies de Google au service de la culture, présenté pour la première fois en France.

Philippe Massol le promet, "ce n'est pas un one shot". Le directeur général de la Cité du vin compte bien inscrire dans le temps les relations entre l'Institut culturel de Google et le nouvel équipement œnotouristique bordelais.

"L'Institut culturel veut rendre accessible la connaissance, le patrimoine et la culture au plus grand nombre, reprend-t-il. Ce message, nous le partageons totalement. Google apporte sa puissance, sa créativité, la Cité sa connaissance du monde du vin."

Concrètement, ce partenariat repose pour le moment sur deux actions. En ligne, les internautes peuvent découvrir des expositions et visites virtuelles complémentaires au parcours permanent. En se rendant sur la page dédiée à la Cité du vin sur la plateforme Google Arts & Culture, ils pourront profiter d'un espace dédié au parcours permanent, présentant les différents espaces de visite et les technologies utilisées pour les animer, ainsi qu'une exposition présentant 4 vignobles classés au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco : Côte d'or et Saint-Emilion en France, Douro au Portugal, Lavaux en Suisse. Enfin, une visite virtuelle de la forteresse royale de Chinon commentée par Véronique Lemoine, responsable scientifique de la Fondation pour la culture et les civilisations du vin, est également possible. Il sera bientôt possible de visiter virtuellement une partie de la Cité du vin grâce à la technologie Street View. Une nouvelle possibilité destinée à "donner envie de venir aux internautes", poursuit Philippe Massol.

Première en France

Au-delà de ce dispositif virtuel, Google a installé, pour la première fois en France, un "Pop up lab", espace éphémère présentant ses dernières technologies au service de la culture. Ce dernier sera ouvert au grand public à partir d'aujourd'hui vendredi 28 octobre jusqu'au 13 novembre, au rez-de-chaussée de la Cité du vin. Guidés par un intervenant, les visiteurs auront la possibilité de se promener virtuellement dans les châteaux et monuments de la région numérisés par Google Street View ces dernières années, ou d'utiliser le boîtier de réalité virtuelle en carton baptisé Cardboard pour se plonger dans différents lieux. Dernière possibilité, et pas la moins bluffante : découvrir, dans les moindres détails, des œuvres d'art majeures photographiées par la Hard Camera développée par Google. Cette dernière permet, via la très haute définition, de porter un regard différent sur les détails, la matière... d'une peinture de Chagall ou de Renoir par exemple.

Google partenaire Cité du vin à Bordeaux

Google présente plusieurs technologies, dont celle des gigapixels, autrement dit de la très haute définition, qui permet comme ici avec "Le Bal du moulin de la Galette" de Renoir, de découvrir des œuvres d'art dans les moindres détails (photo Agence Appa)

Patrimoine, culture et technologies ont des choses à se dire

Présent à Bordeaux, Carlo d'Asaro Biando, président de Google Europe en charge des partenariats stratégiques, a présenté le rôle de l'Institut culturel du géant américain, qu'il a fortement contribué à créer. Cette structure basée à Paris est destinée à "développer des technologies aidant les acteurs culturels à publier leurs collections en ligne et à toucher un nouveau public". Elle collabore aujourd'hui avec plus de 1.200 institutions culturelles dans 70 pays et regroupe 200.000 œuvres d'art originales numérisées en haute résolution, 6 millions de documents d'archives, plus de 2.000 visites virtuelles et plus de 3.000 expositions en ligne. Constatant déjà que "l'agriculture et la technologie peuvent parfaitement s'allier", Carlo d'Asaro Biondo est persuadé que le monde du vin, particulièrement à Bordeaux, est prêt pour s'engager dans cette direction et que la Cité du vin en témoigne.

"Là où il y a de la tradition, nous pouvons apporter des choses en plus, affirme-t-il. Depuis plusieurs années nous accompagnons les entreprises et entrepreneurs locaux dans leur transformation digitale à travers différents programmes. Bordeaux et sa région ont une longue histoire et un riche patrimoine qui méritent d'être connus de tous."

Message reçu cinq sur cinq par Virginie Calmels et Fabien Robert. Pour l'adjointe au maire de Bordeaux en charge de l'économie, de l'emploi et de la croissance durable, "nous travaillons depuis deux ans avec Google sur le décloisonnement. Il y a deux ans, Carlo d'Asaro Biondo était venu à la Grande Jonction et nous avions pu lui présenter un écosystème digital riche et talentueux. Ce partenariat avec la Cité du vin montre que Google peut s'associer à des actions menées par une métropole régionale." Et pour l'adjoint au maire de Bordeaux en charge de la culture, il est important de réconcilier le mastodonte mondial et le monde artistique, "qui porte sur lui un regard ambivalent. Il nous faut dépasser ce sentiment pour montrer la richesse des apports du numérique." C'était précisément le sens de la rencontre organisée dans l'après-midi entre les représentants de l'Institut culturel de Google et les établissements culturels de Bordeaux.

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Commentaires
a écrit le 29/10/2016 à 18:18 :
L'horreur: un sommet de la culture française couche avec Google.
a écrit le 28/10/2016 à 18:27 :
Qui finance quoi et combien ?

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