L'Aquitaine crée son "living lab" des systèmes de transports intelligents

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Les véhicules Link&Go et Ampool seront présents sur le stand de la Région Aquitaine lors du congrès ITS, la semaine prochaine à Bordeaux.
Les véhicules Link&Go et Ampool seront présents sur le stand de la Région Aquitaine lors du congrès ITS, la semaine prochaine à Bordeaux. (Crédits : Appa)
A l'occasion du Congrès mondial des systèmes et services de transports intelligents ITS, Alain Rousset, président de la Région, signera mercredi prochain avec des entreprises et structures impliquées dans ce secteur un protocole d'accord pour créer un laboratoire des usages (living lab) aquitain. Deux véhicules électriques innovants, développés par Akka Technologies et le cluster Aquinetic, ont été mis en avant ce matin à l'Hôtel de Région.

Bordeaux s'apprête à accueillir le 22e Congrès mondial ITS des systèmes et services de transports intelligents, qui a lieu la semaine prochaine au Parc des expositions. L'occasion de mettre en avant les réussites régionales en la matière et surtout d'impulser de nouveaux projets. C'est ainsi que le prototype Ampool,  dont La Tribune - Objectif Aquitaine vous a dévoilé la teneur mi-septembre, porté par le cluster Aquinetic, est né. Ce projet collaboratif de véhicule électrique open-source et modulaire, livrable en kit, qui fédère une vingtaine de partenaires aquitains (entreprises de haute technologie et établissements d'enseignement supérieur en technologie et en design), était présenté officiellement ce matin dans le hall de l'Hôtel de Région, à côté du véhicule sans conducteur Link&Go d'Akka Technologies.

Premier test sur route au milieu du trafic

Moins récent, ce dernier a déjà été mis en avant dans des salons mondiaux à plusieurs reprises mais il a mobilisé des compétences régionales ainsi que des fonds régionaux : l'Aquitaine est impliquée dans le projet Link-in-City, via Helileo à Dax et Cogniteev à Pessac. Ce projet, soutenu par la Région à hauteur de près de 380.000 €, a pour but une intégration plus poussée et plus réelle du véhicule d'Akka dans la ville sous la forme d'un "assistant de mobilité intelligent".

Helileo intervient par exemple pour fournir un service de géolocalisation centrimétrique (objectif 3 cm), précision plus grande que celle permise par le GPS, qui se compte en mètres. Helileo doit également intervenir sur la thématique des capteurs puisque un véhicule autonome doit pouvoir analyser en permanence son environnement. Cogniteev apporte au projet sa maîtrise de deux technologies qui utilisent Internet : l'open data (données en accès libre souvent diffusée par les pouvoirs publics) pour connaître les places de stationnement libres ou d'éventuels retards de train; le big data permettant de trouver sur les réseau sociaux ou sites de e-tourisme des données sur des points précis dans ville (restaurant, hôtels musées, etc.).

Akka testera pour la première fois lors du congrès ITS son véhicule autonome dans des conditions réelles d'utilisation, c'est-à-dire sur route au milieu du trafic quotidien. Le groupe, qui compte 11.000 ingénieurs dans le monde et réalise 80 % de son activité dans la mobilité notamment auprès des constructeurs automobiles et de l'aéronautique, emploie 250 à Mérignac.

Alain Rousset n'aura pas eu à attendre l'ouverture du congrès ITS  pour tester les véhicules puisqu'il faisait partie de ceux qui en ont eu la primeur ce matin à l'Hôtel de Région. A l'occasion de ce congrès, le président de Région signera mercredi prochain un protocole d'accord pour créer un laboratoire des usages (living lab) dédié aux systèmes des transports intelligents, avec l'association Topos (cluster aquitain des applications satellitaires), ADI (Aquitaine Développement Innovation), Akka Research, le Cerema (Centre d'études et d'expertises sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) et l'Ifsttar (Institut français des sciences et technologies, des transports, de l'aménagement et des réseaux).

Ce living lab est en effet le résultat de plusieurs années de coopération entre les signataires. Il doit permettre d'expérimenter et de tester, en conditions réelles d'utilisation, les nouvelles solutions de transport et de mobilité pour s'assurer qu'elle collent au plus près des besoins des usagers.

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