Comment Bordeaux veut s'ancrer dans le top 3 français du marché des congrès

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La reconstruction du hall 2 du Parc des expositions de Bordeaux va nécessiter un investissement global dépassant 72 millions d'euros. En médaillon : Eric Dulong, président de CEB
La reconstruction du hall 2 du Parc des expositions de Bordeaux va nécessiter un investissement global dépassant 72 millions d'euros. En médaillon : Eric Dulong, président de CEB (Crédits : DR)
Les 4 sites de Congrès et Expositions de Bordeaux (CEB) ont accueilli 350 événements l'an passé. Un total qui devrait encore augmenter en 2017 selon son président Eric Dulong, qui expose dans cette interview accordée à La Tribune sa stratégie de développement pour l'entreprise et ses perspectives.

Vous présenterez, jeudi 13 avril, le bilan 2016 de l'activité de Congrès et Expositions de Bordeaux. Quel regard portez-vous sur l'année écoulée ?

"Je dirai que l'on peut l'associer à l'excellent millésime 2016 qui se prépare dans les chais, si l'on en croit les échos de la semaine des primeurs qui vient de se dérouler à Bordeaux. 2016 a été la confirmation de performances remarquables enregistrées ces dernières années. Nos 4 sites, le Parc des expositions, le Palais des congrès, le Hangar 14 et la Cité mondiale, ont accueilli au total 350 événements et un public, professionnels et particuliers confondues, de 1,03 million de personnes.
Nous avons hébergé une vingtaine de salons professionnels, 158 congrès et conventions, de nombreux concours... CEB a réalisé un chiffre d'affaires avoisinant les 29 millions d'euros, stable comme ses équipes, comprenant 105 collaborateurs. Notre rentabilité s'améliore."

Quel est l'impact du tramway, qui dessert maintenant le Parc des expositions et le Palais des congrès, sur vos activités ?

"Il est considérable évidemment, tout particulièrement chez les pros qui sont 50 % à venir en tramway aux salons professionnels. Le chiffre est plus faible pour le grand public, entre 16 et 20 %, mais il progresse. Le tramway s'arrête aux portes de notre site, c'est un argument extrêmement important lors de nos négociations avec les organisateurs de grands événements. De la même manière qu'une connexion à l'aéroport par le tramway est essentielle."

Investir lourdement pour profiter de l'image de Bordeaux

Qui sont aujourd'hui les rivales de Bordeaux sur le marché des congrès ?

"Nantes, Toulouse, Marseille, Lille, Strasbourg. D'après le classement 2015 de l'International Congress and Convention Association (ICCA) worldwide ranking, Bordeaux figure au 4e rang des villes françaises après Paris, Nice et Lyon-St Etienne. (Bordeaux est passée en 10 ans de la 106e à la 50e, NDLR). Nous voulons maintenant atteindre la 3e place puis nous y stabiliser durablement à l'horizon 2020. Le hall 2 du Parc des expositions de Bordeaux, qui sera totalement reconstruit, va nous offrir pour cela un formidable outil. Il sera totalement modulaire et pourra passer de 1.000 à 6.000 places assises par exemple. 2016 a été l'année de la concrétisation de ce projet, il nous a fallu du temps pour négocier les financements. Et je me réjouis que des cabinets bordelais, les agences Arsène-Henry/Triaud et Brochet/Lajus/Pueyo, aient été retenus à l'issue du processus de sélection des projets."

Quelles sont vos perspectives ?

"Cette année nous devrions accueillir entre 350 et 380 événements, dont l'importante convention nationale des avocats. Avec l'image très porteuse de Bordeaux actuellement, nous n'avons pas le droit, en tant que CEB, de ne pas progresser. Nous devons aussi profiter de ce moment porteur pour investir lourdement, notamment à l'international, pour nous positionner sur les grands événements prévus entre 2020 et 2023. Sur ce type de congrès l'anticipation est de mise mais nous avons aussi créé un poste « service express » qui nous permet de répondre à des demandes à très court terme, pour des événements allant de 300 à 1.000 personnes."

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