La CFE-CGC appuie le rapprochement d’Airbus et Safran

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La CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres) AED (Aéronautique espace et défense) apporte son soutien à la création d’une coentreprise entre Airbus et Safran, annoncée ce lundi matin.

La confédération estime que le regroupement des équipes "programmes" des principales entreprises intervenant dans les lanceurs spatiaux et leur propulsion était nécessaire pour conserver "un accès autonome" à l'espace. Safran est très implanté en Gironde où se trouve le siège de sa filiale Herakles (2.300 salariés), numéro deux mondial du propergol solide, matériau énergétique qui garnit les boosters à poudre d'Ariane. Le rapprochement implique une autre filiale de Safran (Snecma Vernon) et doit se faire avec Airbus espace et défense via sa filiale Astrium, également présente dans le département. L'objectif est de faire face à la nouvelle concurrence nord-américaine en reprofilant Ariane 6 de façon à réduire les coûts de revient des lancements spatiaux. Pour la CFE-CGC AED, cette adaptation ne peut réussir qu'à la condition que l'ensemble de la filière spatiale française réagisse rapidement, en implantant la nouvelle coentreprise au plus près des sites historiques des groupes impliqués.

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Commentaires
a écrit le 18/06/2015 à 14:17 :
Ce n'est pas un scoop que le syndicat catégoriel des Cadres et Agent de Maîtrises soutiennent officiellement ce projet. Une des missions des Agents de Maîtrise et des Cadres, c'est de porter les orientations des Directions.
Par contre, la presse devrait être plus communicative sur les conditions de travail des Cadres dans Airbus Safran Launchers: 8 salariés Cadres des Mureaux sont en burn out. Mais là, la CFE/CGC comme la direction sont silencieuse.
Quand au projet en lui même; les États ont cédé face aux industriels. Résultat : tous les oeufs sont mis dans le même panier pour Arianna. Tout cela pour une rentabilité immédiate attendue par les PDG Airbus et Safran. Mais rien sur l'avenir, sur la recherche de nouvelles technologies; rien dans le cas où Airbus et Safran ne seraient pas d'accord sur la priorités des objectifs. Les cadres en discutent entre eux, mais le syndicat catégoriel est silencieux.
J'ai pu lire dans les colonnes d'objectif Aquitaine que le premier syndicat de France (la Cgt) en parle.
Il nous reste encore ça en France: une certaine liberté d'expression.

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