Bordeaux : "Maintenir notre exigence de qualité en matière de tourisme est une priorité"

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Stéphan Delaux préside l'Office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole.
Stéphan Delaux préside l'Office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole. (Crédits : DR)
L’Office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole, qui tenait son assemblée générale jeudi soir, a voté un budget en hausse pour 2017 : 6,5 millions d’euros. En matière de tourisme, Bordeaux surfe sur une vague positive. Rencontre avec Stéphan Delaux, président de l'Office de tourisme et des congrès de Bordeaux métropole, également adjoint au maire de Bordeaux en charge du tourisme.

L'Office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole a tenu hier son assemblée générale annuelle. L'occasion de revenir sur une année 2016 particulièrement réussie, qu'en retiendrez-vous ?

Stéphan Delaux : "2016 a effectivement été une très belle année pour la métropole malgré un contexte difficile lié aux attentats qui ont touché des villes de France et d'Europe. Je pense en particulier à Paris, Nice et Bruxelles. La métropole bordelaise, la 5e de France, a elle connu une forte croissance, 6 millions de visiteurs et +5,1 % de nuitées selon l'Insee, avec des moments forts : l'ouverture de la Cité du vin qui a d'ailleurs annoncé début juin avoir accueilli plus de 400.000 visiteurs en un an, l'euro de football qui a créé une forte dynamique y compris pendant la saison estivale, enfin Bordeaux fête le vin. 2016 a donc été pour nous une année de croissance mais aussi de métropolisation, le tourisme étant devenu une compétence métropolitaine, et de rayonnement avec l'obtention de nombreux labels décernés par le Lonely Planet, le New York Times ou encore Atabula pas plus tard que cette semaine qui place Bordeaux en tête des villes ou l'on mange le mieux en 2017."

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Est-ce le résultat d'une stratégie ?

"Absolument pas ! Nous ne faisons rien pour obtenir ces labels. Nous n'avons aucune stratégie par rapport à Atabula. Nous ne tenons pas non plus le stylo des journalistes du Lonely Planet. Ces reconnaissances sont le fruit d'un travail fourni par des spécialistes qui font leurs propres choix. Mais cela prouve une fois encore l'attractivité de Bordeaux. Nous avons développé de notre côté la marque Magnétique Bordeaux. Elle est mise en place et disponible pour les acteurs sociaux économiques de la métropole."

Quelles sont les orientations stratégiques pour 2017-2018 ?

"Le développement du tourisme d'affaire est un axe important, d'où les travaux du nouveau hall du Parc des expositions de Bordeaux pour une livraison début 2019. Au-delà de cet investissement de 29 millions d'euros, après la mise en place du CityPass pour faciliter les accès, nous mettrons en place le Bordeaux Business Pass en 2018. A l'échelle de la métropole, nous souhaitons également développer l'axe du tourisme de proximité. Le miroir d'eau est connu et attire mais nous rappelons que beaucoup d'autres sites sont intéressants et la nature y a toute sa place. Un portail dédié sur les richesses des 28 communes de la métropole sera ainsi disponible à l'automne prochain. Par ailleurs, nous avons mis en place un observatoire des données pour mettre en lumière l'évolution du tourisme et des comportements ainsi que les attentes. Notre objectif est de maintenir notre exigence de qualité. Enfin, nous continuerons à mener des opérations de promotion dans le monde pour faire connaître la richesse de notre offre. N'oublions pas non plus que Bordeaux est la porte d'entrée d'une région pleine de richesses (La Rochelle, le Futuroscope....)."

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Quel est le poids du tourisme dans l'économie bordelaise ?

"Le tourisme est un élément essentiel de notre économie. Une étude de 2014-2015 citait le chiffre d'un milliard d'euros d'activités économiques sur la métropole. Le secteur est créateur d'emplois. Même s'il est difficile d'avoir une vision complète, l'hôtellerie, la restauration, le commerce et les transports représentent 13.500 emplois."

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