Caisse des dépôts : bon bilan 2016, exemple en Nouvelle-Aquitaine

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Rémi Heurlin, directeur délégué de Bordeaux, et Anne Fontagnères, directrice régionale de la Caisse des dépôts.
Rémi Heurlin, directeur délégué de Bordeaux, et Anne Fontagnères, directrice régionale de la Caisse des dépôts. (Crédits : HL)
Avec une activité soutenue au service des territoires, la Caisse des dépôts dresse un bon bilan 2016. Elle met en avant la solidité de son modèle économique et rappelle être mobilisée pour accompagner quatre transitions stratégiques : démographique, territoriale, numérique, écologique et énergétique.

200 ans après sa création, la Caisse des dépôts a dressé aujourd'hui à Bordeaux un beau bilan 2016 au niveau national comme au niveau de la Nouvelle-Aquitaine.

"Première chose à retenir, en 2016, l'activité a été soutenue au service des territoires", insiste Anne Fontagnères, directrice régionale. "Plus de 670 M€ d'investissements engagés dans des projets territoriaux (soit 1,5 fois le niveau d'engagements de 2015) ont permis de financer près de 5 Md€ de projets. L'investissement à l'échelle régionale s'élève à 29 M€. Parallèlement, le volume de prêts du fonds d'épargne se maintient à un niveau élevé (17,3 Md€). Enfin, 24,4 Md€ ont été injectés dans l'économie par Bpifrance, filiale du groupe Caisse des dépôts, dont 2,8 Md€ en Nouvelle-Aquitaine."

Concernant l'activité prêts, le programme 2016-2019 prévoit 2 Md€ de prêts haut de bilan bonifiés pour les opérateurs du logement social et 1,5 Md€ de prêts croissance verte pour le financement de la rénovation thermique des bâtiments publics.

Un modèle économique solide

"Notre modèle économique a fait preuve de stabilité et d'adaptabilité. 2016 a été un été un très bon cru alors que l'environnement financier a été peu favorable à la Caisse des dépôts" a commenté Anne Fontagnères.

Le résultat net part du groupe s'établit à 1,8 Md€ en 2016, soit + 30 % par rapport à l'année 2015 notamment grâce à la progression des filiales (Transdev, BPI, SNI, Icade, Egis, La SCET). Seule ombre au tableau : "Les fonds d'épargne, qui centralisent les avoirs placés sur les livrets A, 1,3 Md€ en 2016, sont en léger retrait par rapport à 2015, mais l'année dernière avait été une année historique."

Pour 2017, deux objectifs ont été clairement définis par Pierre-René Lemas, directeur général du groupe Caisse des dépôts :

"Le premier est de renforcer nos fonds propres consolidés afin de garantir nos marges de manœuvre pour le futur. Le second est de gagner en cohérence et de renforcer notre logique de groupe, les filiales devant s'inscrire dans notre stratégie globale autour de l'appui aux politiques publiques et aux transitions. La Caisse des dépôts doit être un groupe et non un simple conglomérat de participations stratégiques."

Une action autour de 4 transitions stratégiques

"La Caisse des dépôts doit être un vecteur de l'égalité des territoires" a pour sa part ajouté Anne Fontagnères pour la Nouvelle-Aquitaine. "Nous traitons toutes les collectivités de la même façon quelles que soient leurs tailles. En matière de réhabilitation thermique par exemple, 50 % de nos prêts ont été attribués à des communes de moins de 3.000 habitants. En 2017, nous continuerons à investir pour les territoires, à accompagner les entreprises. Le logement social et la transition écologique font aussi partie de nos priorités."

La Caisse des dépôts concentre son action sur quatre transitions stratégiques (démographique, territoriale, numérique et écologique et énergétique) et le rappelle. Ainsi, à l'échelle bordelaise, en 2016, elle a notamment investi dans une première réalisation immobilière dans le quartier des Bassins à flot. La Caisse des dépôts a également signé plusieurs partenariats : avec Bordeaux Métropole pour identifier des axes de développement, avec la ville de Libourne pour la rénovation du centre-ville ainsi qu'avec le GIP Littoral afin de l'aider dans sa réflexion autour de l'aménagement des stations balnéaires et de préservation des plages. Dans le domaine de la transition énergétique, 10 % des prêts à taux zéro (57 M€) ont permis la rénovation de 8.200 logements sociaux à Bordeaux. 70 M€ ont servi à des opérations de rénovation des bâtiments publics. La Caisse des dépôts participe également à hauteur de 400.000 euros (sur 2,4 M€) au site d'essai pour hydroliennes au pied du Pont de pierre.

Smart city : un projet stratégique

Enfin, la Caisse des dépôts a décidé de mobiliser toutes les ressources du groupe et de ses filiales autour de la smart city. Elle a lancé en France 8 démonstrateurs territoriaux en partenariat avec les collectivités locales concernées. Bordeaux en fait partie. La Caisse des dépôts et Bordeaux Métropole travaillent ainsi sur la gestion des données de mobilité et de tourisme mais aussi sur la construction de bâtiments réversibles pouvant se transformer à volonté, au fil du temps, selon les besoins de leurs usagers. La livraison de ce bâtiment sur le futur quartier Brazza à Bordeaux est prévu en 2019. C'est le groupe SNI, filiale de la Caisse des dépôts, qui développe le projet. Groupe qui entend par ailleurs développer le logement intermédiaire (qui répond en priorité aux besoins des classes moyennes) sur la métropole. Il s'agit de logements neufs, situés au plus près des bassins d'emploi, dont les loyers sont inférieurs de 10 à 15 % à ceux du marché. 700 logements sont en cours sur la métropole à Pessac, Blanquefort, Talence et Gradignan.

"Le fil rouge de la Caisse des dépôts n'est pas l'immobilisme mais l'anticipation", conclut Anne Fontagnères.

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