L’économie de Nouvelle-Aquitaine très bien orientée en décembre

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Le secteur des équipements électriques, électroniques et informatiques reste très bien orienté.
Le secteur des équipements électriques, électroniques et informatiques reste très bien orienté. (Crédits : DR)
En décembre dernier l’activité industrielle a très nettement progressé en Nouvelle-Aquitaine, selon la dernière note de conjoncture de la Banque de France, confirmant une tendance déjà sensible à l’automne. Le secteur des services continue de son côté sur une dynamique ascendante.

L'indicateur du climat des affaires de l'industrie a confirmé en décembre 2016 son retour sur sa ligne de longue période en Nouvelle-Aquitaine. Celui du climat des affaires dans les services marchands continue à évoluer bien au-dessus de cette ligne de longue période et a gagné plus de 10 points en un an, souligne le bureau régional de la Banque de France en Nouvelle-Aquitaine, dirigée par Patrick Berger qui vient de publier la note de conjoncture de décembre 2016. Comme en novembre cet indicateur composite, qui synthétise l'évolution des soldes d'opinion chez les chefs d'entreprises, se situe nettement au-dessus de la moyenne nationale dans les services marchands. L'industrie, qui représente 15,4 % de l'emploi en Nouvelle-Aquitaine, a connu une hausse d'activité en décembre.

"Tous les secteurs participent au regain de production" observe la Banque de France. A la pointe de cette progression se trouvent la chimie, la pharmacie et la construction navale, tandis que la filière bois maintient un niveau de production supérieur à celui de l'an dernier, alimentée qu'elle est par la demande espagnole et une fabrication de merrains en croissance. De leur côté les industries du papier-carton profitent "de l'explosion des ventes internet et du suremballage induit" relève la Banque de France, qui observe également que cette filière profite de "l'interdiction de la mise à disposition des sacs plastiques dans le commerce de détail".

L'agroalimentaire fait plus que résister

L'attente prend toutefois une tournure un peu plus pesante avec la production aéronautique, qui plafonne en Nouvelle-Aquitaine, essentiellement à cause du tassement de la demande dans les segments des hélicoptères et de l'aviation d'affaires. De son côté l'industrie agroalimentaire a vu la demande en viande de boucherie et de volailles festives grimper au-dessus de la moyenne, en particulier grâce une hausse de la demande à l'export. Si les prix matière sont orientés à la baisse, qu'ils grimpent à la revente et que les stocks sont à la normale les carnets de commandes sont insuffisamment fournis, avec une baisse de la production prévisible pendant ce mois de janvier. Tout ça dans un contexte miné par une deuxième vague de grippe aviaire fortement pathogène pour les palmipèdes à foie gras, avec des dégâts potentiellement dévastateurs pour cette filière clé de l'industrie agroalimentaire de l'ex-Aquitaine.

Plus globalement les commandes aux usines en Nouvelle-Aquitaine se maintiennent grâce à une bonne tenue des ventes à l'export. Les carnets de commande restent consistants juge le bureau régional de la Banque de France, grâce à la tonicité des exportations et, fait nouveau, "avec parfois des niveaux rarement atteints depuis plusieurs années", comme dans la construction navale. Affaibli depuis des années, le taux d'utilisation des capacités de production se redresse fortement pour se rapprocher de sa moyenne de longue période. Ce qui n'est pas le cas des secteurs industriels les plus dynamiques de la région (chimie, pharmacie, construction navale, papier-carton...) dont les capacités de production sont utilisées au maximum. Les services marchands ont connu une hausse d'activité continue en décembre dernier, même si elle était un peu moins élevée qu'auparavant.

Industrie du bois

La filière bois-papier a elle aussi connu une excellente année 2016.

Les travaux publics encore faibles

Le travail temporaire, l'hôtellerie, la réparation automobile et les services informatiques et d'information ont bénéficié d'une progression de la demande. Au 4ème trimestre 2016 l'activité dans le Bâtiment se distingue par un rebond d'activité dans le gros œuvre, "grâce notamment au dynamisme de la demande privée" analyse la Banque de France. Le prix des devis est en légère hausse et l'évolution des carnets de commandes fait l'objet "d'appréciations favorables depuis trois trimestres". Autrement-dit le début de l'année 2017 devrait être marqué par une hausse de la production et des effectifs. Nettement en hausse par rapport à 2015, la progression d'activité reste positive au 4ème trimestre tout en perdant un peu de sa force par rapport au 3ème. La pression sur les prix reste toutefois élevée et leur orientation à la baisse rogne les marges.

Les chefs d'entreprise restent toutefois plutôt optimistes puisque l'évolution des carnets de commandes va selon eux dans le bon sens. De leur côté les travaux publics continuent à souffrir de la baisse de la commande publique, qui, hors austérité, génère 10 % du produit intérieur brut... Le rebond enregistré au 3ème trimestre ne s'est pas poursuivi averti la Banque de France. La poursuite des tensions à la baisse sur les prix continue à affaiblir des marges déjà faibles. Malgré la contraction des marchés publics, qui a déjà coûté très cher au secteur, les carnets de commandes sont encore à niveau. Une amélioration est attendue début 2017.

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