L'Aquitaine propose 112.000 emplois en 2015

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Agriculture et agrolimentaire sont deux gros pourvoyeurs d'embauches
Agriculture et agrolimentaire sont deux gros pourvoyeurs d'embauches (Crédits : Agence Appa)
Frédéric Toubeau, directeur régional de Pôle emploi Aquitaine, a présenté ce lundi matin les résultats de l’enquête sur les besoins en main d’œuvre (BMO) 2015.

Cette enquête, qui repose sur les questionnaires remplis et renvoyés par 21.800 employeurs (sur 90.000 contactés), montre que 22 % de ces derniers comptent recruter en 2015. Ces intentions, qui représentent 112.000 embauches, sont à la hausse de 1,2 % par rapport à 2014, qui elles-mêmes avaient progressé de + 2 % par rapport à 2013. A noter que cette évolution régionale est calée sur une tendance à la hausse presque deux fois inférieure à celle enregistrée pour l'ensemble de la France (+ 2,3 %). L'Aquitaine est marquée par deux caractéristiques notables : la baisse des projets d'embauches jugées difficiles et le poids des emplois saisonniers.

"A 32,4 %, la proportion de projets d'embauches jugées difficiles par les employeurs n'a jamais été aussi faible. De la même façon, les projets d'embauches saisonniers, qui représentent 55,6 % de l'ensemble, n'ont jamais été aussi importants, c'est du jamais-vu depuis 2010 !" observe Frédéric Toubeau.


Agents d'entretien en tête


Pour faire court, la baisse des difficultés à embaucher est due à un recul de l'inadéquation du profil des candidats aux types de postes proposés. Et ce dans un contexte marqué par la forte hausse de l'offre en matière de projets de recrutements saisonniers, qui atteint + 6,2 % en 2015, contre + 2,1 % en 2014, + 0,4 % en 2013 et - 2 % en 2012.

"Ces besoins exprimés sont liés à une anticipation de surcroît ponctuel d'activité et environ un quart des projets d'embauches répondent au départ d'un salarié", relève Frédéric Toubeau.

Le commerce (+ 2,8 %) et les services (+ 2,5 %) nourrissent la hausse des projets d'intentions d'embauches. L'importance des emplois saisonniers vient de l'importance de ce type de demande dans les services (27.437 embauches sur un total de 61.886) et son poids écrasant dans l'agriculture et industries agroalimentaires (27.754 sur 30.201). Cinq familles de métiers se détachent : viticulteurs-arboriculteurs salariés - cueilleurs (11.209 intentions d'embauches), agriculteurs salariés - ouvriers agricoles (9.096), agents d'entretien de locaux (5.133), serveurs de cafés, de restaurants (4.848), aides - apprentis - employés polyvalents de cuisine (4.765).

"Si l'on extrait les projets saisonniers des intentions d'embauches exprimées, on s'aperçoit que les agents d'entretien de locaux arrivent au premier rang régional, devant les aides - apprentis - employés polyvalents de cuisine, les aides à domicile et aides ménagères, les aides-soignants et les attachés commerciaux, les serveurs de cafés - de restaurants, avec les télévendeurs, que l'on retrouve en septième position en Aquitaine, alors qu'ils ne sont qu'à la vingtième place au niveau national" souligne Frédéric Toubeau.

Le directeur régional a par ailleurs annoncé la réorientation de 200 conseillers Pôle emploi vers les entreprises, et en particulier les TPE, d'ici le 20 juin prochain.

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Commentaires
a écrit le 21/04/2015 à 10:11 :
Tous les jobs précaires, éloignés (carburant), avec TMS, sous-payés (temps partiel imposé), dans des boites ou le turnover est permanent ( téléconseillers), sociétés souvent sur « liste noire » ( management incorrect), du chiffre dans l’heure qui suit l’entrée en fonction après un simulacre de formation vous seront proposés ( sans oublier par PE les : « depuis combien de temps n’avez-vous pas travaillé » , « c’est vous qui voyez », [sourire et tête inclinée] : « on fait comme ça »)
a écrit le 20/04/2015 à 22:38 :
Cherchez les emplois qualifiés hors aéronautique et hors viticulture... Il n'y en a pas actuellement. La French Tech ? Des entreprises unipersonnelles qui fonctionnent à coup de subventions mais qui ne peuvent recruter sur du long terme.

Ce que les interim proposent semble assez représentatif du marché : teleconseillers, BTP (pas ingénieurs bien sur), vendeurs... Bref du smic & du précaire.

Du monde s'installe à Bordeaux mais il manque cruellement de boulots qualifiés ou non pour ceux déjà sur place. Alors combien doivent partir d'Aquitaine ?
a écrit le 20/04/2015 à 21:06 :
Et c'est payé combien ?
a écrit le 20/04/2015 à 19:59 :
Bienvenus dans le monde de la précarité.
Donc plus de la moitié des offres c'est des emplois saisonniers.Les vendanges c'est combien : un mois de travail ? Si on veut un emploi à l'année il faut donc cumuler une dizaine de métiers, avec des périodes adaptées bien sur. Le plus difficile doit être la saison hivernale, je ne sais pas s'il y a beaucoup de stations de sports d'hiver en Aquitaine ?
Bien sur, Pole emploi n'est pas responsable de la situation économique du pays et le BMO est une bonne référence, ne serais que par la méthode de consultation des entreprises. Il est vrai que si l'on comptait les offres diffusées, il y aurait des doublons. Surtout depuis la duplication, sinon la multiplication, des offres provenant de sites d'annonces.
Par contre, en ce qui concerne la mise en adéquation des offres et des candidats, c'est souvent du n'importe quoi. Il leur faudrait déjà comprendre le secteur d'activités et le métier et là, ce n'est pas gagné.
Réponse de le 21/04/2015 à 10:07 :
« Il leur faudrait déjà comprendre le secteur d'activités et le métier » : pour comprendre il faudrait pour PE le pouvoir. Venez donc voir comment cela se passe dans les agences de PE ! Lisez les réponses par courrier ou email des « conseillères » de cette boite adressée aux chômeurs et chômeuses ! On croit rêver…
a écrit le 20/04/2015 à 19:35 :
"la réorientation de 200 conseillers Pôle emploi vers les entreprises" , mais que faisait-elles jusque là, ces gentilles conseillères dont les compétences ont dû être examinées de près pour pouvoir "travailler" chez Pôle Emploi Aquitaine ?
a écrit le 20/04/2015 à 16:37 :
" renvoyés par 21.800 employeurs (sur 90.000 contactés)"

C'est fou comme ils se sentent concerné.

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