Grégoire Maës, Suez : "Inventer un nouveau mode de consommation"

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Grégoire Maës, directeur régional Bordeaux Guyenne de Suez
Grégoire Maës, directeur régional Bordeaux Guyenne de Suez (Crédits : DR)
Grégoire Maës, directeur régional Bordeaux Guyenne de Suez, est l'invité du Club Eco de La Tribune dans le cadre de Biznext 2016. Il explique pourquoi nous entrons dans une phase de la révolution de la ressource, faite de réutilisation et de revalorisation.

Grégoire Maës rappelle dans cet interview les missions de Suez qui en Nouvelle-Aquitaine compte 2.600 salariés, intervenant dans les domaines de l'alimentation en eau potable, préservation de l'environnement, protection des villes contre les inondations ou encore valorisation des déchets. Le groupe, qui gère 13.000 km de canalisations et de réseaux et trie 400.000 tonnes de déchets tous les ans, dispose également d'un centre de recherche, le Lyre, basé sur le campus universitaire à Talence, et dédié à la gestion de l'eau dans les villes et leur environnement.

Il revient dans cette interview sur l'innovation nécessaire pour tenir compte de l'impact du changement climatique, citant l'exemple de Ramsès, système de lutte contre les inondations qui dispose depuis 2012 d'un outil de pilotage dynamique des infrastructures permettant notamment de récupérer plus de 10.000 informations par jour en temps réel pour ouvrir et fermer les bassins quand cela est nécessaire, permettant de répartir les eaux de ruissellement sur l'ensemble des capacités de stockage au bon moment et au bon endroit. Grégoire Maës cite également l'exemple des balises dérivantes mises au point avec R&Drone, qui permettent de géolocaliser l'évolution d'un certain nombre de courants marins ou fluviaux.

"Il faut que l'on soit très intelligents pour inventer un nouveau mode de consommation. On ne peut plus se permettre de prendre la ressource naturelle, de la transformer, et de rejeter ce qui reste, il faut absolument que l'on pense maintenant avec un flux de consommation qui permette la réutilisation à l'infini de cette ressource. On entre dans une phase importante qui est celle de la révolution de la ressource, une révolution faite de réutilisation et de revalorisation, pour éviter qu'un jour on manque de ressource."

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Commentaires
a écrit le 01/03/2017 à 17:32 :
Pour éviter que l'on manque de ressources oui mais cela reste secondaire avec la priorité d'arrêter de jeter et de gaspiller. Le problème majeur étant qu'un produit durable n'a que peu d'intérêt car vous l'achetez seulement une fois sans en plus à avoir à le réparer sa rentabilité, l'inverse du rapport prix/qualité au final, est donc catastrophique.

Nous ne pourrons donc rien changer sans envisager de transformer en profondeur notre modèle économique.

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