Syntec Numérique, en Nouvelle-Aquitaine aussi les prévisions sont bonnes

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L'emploi régional a progressé de +3 % dans le numérique en 2015.
L'emploi régional a progressé de +3 % dans le numérique en 2015. (Crédits : reuters.com)
L’année 2017 devrait être au moins aussi bonne dans les métiers du numérique que celle de 2016. De l’édition de logiciels aux services informatiques tout le monde devrait en profiter.

Syntec Numérique, syndicat professionnel des entreprises du secteur numérique, a organisé son comité régional Nouvelle-Aquitaine ce vendredi 2 décembre à l'Ecole nationale supérieure de cognitique (ENSC) à Talence (Bordeaux Métropole), en partenariat avec Digital Aquitaine. Cette association (280 structures adhérentes) créée en 2014 et appuyée par le Conseil régional fonctionne comme un pôle de compétitivité, sans être encore labellisée, et couvre désormais les territoires de la Nouvelle-Aquitaine.

Elle a été rejointe en 2015 par l'Adeiso (Association pour le développement de l'électronique et de l'informatique dans le Sud-Ouest), syndicat professionnel régional fondé en 1981 et relais de Syntec Numérique, qui fédérait 151 adhérents aquitains en 2013. A noter que la région dispose aussi, avec le Syrpin (70 adhérents), fondé à Bordeaux en 1967, d'une autre association professionnelle dédiée au numérique. C'est devant un parterre de professionnels de la région assez restreint qu'Alain Olives (président d'Arcesi group à Blagnac-Haute-Garonne), administrateur national du syndicat, a présenté une tendance globalement positive pour l'évolution de la filière, après que Fabien Cauchi, délégué régional de Syntec Numérique (président de Metapolis à Pessac-Gironde) ait accueilli les participants.

38.200 € brut par an dans la région

"Le nombre de salariés a augmenté dans notre métier. Dans votre région de Nouvelle-Aquitaine la croissance de l'effectif a été de +3 % entre 2014 et  2015, avec 17.100 salariés" a précisé Alain Olives.

Cette croissance avait été de +4,5 % entre 2013 et 2014. Tous secteurs d'activité confondus, hors de la filière strictement numérique et hors fonction publique, la Nouvelle-Aquitaine comptait 27.900 informaticiens en 2013, dont 39,1 % engagés dans le secteur logiciels et services informatiques.

Un secteur où la rémunération annuelle brute des informaticiens de la région était sensiblement inférieure, à 38.200 €, à la moyenne nationale, à 48.800 €. Pour 2016 les entreprises de la filière numérique avaient annoncé 2.300 projets de recrutements en Nouvelle-Aquitaine. A noter que 94,7 % des contrats de travail dans le secteur logiciels et informatiques en Nouvelle-Aquitaine sont à durée indéterminée, contre 93,9 % au niveau national. La bonne orientation de l'activité dans les métiers du numérique a conduit Alain Olives à formuler une sorte de mise en garde.

Des politiciens trop mal informés ?

"Nous assistons à un début de surenchère sur les salaires. C'est un phénomène national et je voulais savoir si c'était le cas en Nouvelle-Aquitaine. Nous en revenons à une situation de type 2011, c'est bien mais il faut être prudent. Chez moi, en Occitanie (Occitanie Pyrénées Méditerranée -NDLR), c'est très tendu" a observé l'administrateur du Syntec numérique. Les participants n'ont pas franchement démenti cette tendance à la hausse des salaires, sans pour autant s'en émouvoir. Après avoir rappelé que Syntec Numérique regroupe 1.800 adhérents au niveau national, qui représentent 80 % du chiffre d'affaires du secteur (52 Md€), Alain Olives a annoncé que les entreprises numériques sont celles qui créent le plus d'emplois.

"Le problème, a-t-il poursuivi, c'est qu'à part un candidat ou deux à la présidence de la République, les autres ne connaissent rien au numérique, alors qu'aujourd'hui l'enjeu c'est de réussir la digitalisation du pays".

Qu'il s'agisse des entreprises de services du numérique (ESN), des éditeurs de logiciels ou des conseils en technologies les indicateurs sont au vert pour la prochaine année et "2017 devrait être aussi bien que 2016" a pronostiqué l'administrateur du Syntec Numérique. Voir autant d'optimisme dans l'avenir est si peu courant qu'on pourrait croire que les professionnels du numérique ont planté la tente sur une autre planète.


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