Location de bateaux entre particuliers : levée de fonds record pour Samboat

 |   |  673  mots
Laurent Calando et Nicolas Cargou, cofondateurs de Samboat
Laurent Calando et Nicolas Cargou, cofondateurs de Samboat (Crédits : Samboat)
La startup bordelaise Samboat, spécialisée dans la location de bateaux à moteur et à voile entre particuliers, vient de boucler une levée de fonds d'un million d'euros auprès du fond Maif Avenir. Un tour de table record dans ce segment de marché de la consommation collaborative. Samboat va recruter une dizaine de personnes pour démarrer son expansion européenne.

Quatre startups françaises se disputent le marché de la location de bateaux entre particuliers. Avec cette levée de fonds d'1 M€, le double de son principal concurrent, Samboat montre les muscles et réaffirme qu'elle compte bien faire la course en tête dans l'Hexagone d'abord, puis rapidement au-delà. Son concept : mettre en relation des propriétaires de bateaux qui souhaitent réduire leurs frais lorsqu'ils ne s'en servent pas, c'est-à-dire en moyenne 355 jours par an, et des navigateurs qui veulent en profiter à un prix abordable quelques heures ou jours par an.

Après un premier tour de table de 250.000 € mixant une opération de crowdfunding et le soutien d'investisseurs privés, la startup bordelaise accélère avec un partenaire de choix qu'elle connaît bien puisqu'il s'agit de l'assureur qui a créé un produit sur-mesure pour ses clients plaisanciers : la Maif, via son fonds Maif Avenir, l'un des plus impliqués dans la consommation collaborative.

"Conclure cette levée de fonds avec la Maif nous tenait à cœur", explique Laurent Calando, cofondateur de Samboat avec Nicolas Cargou. "Nous ne voulions pas signer avec un fonds dont le seul objectif aurait été de la rentabilité à court terme. Nous sommes dans la configuration d'un vrai partenariat, la Maif proposant notre service à ses sociétaires et son accompagnement dans notre développement."

5.000 bateaux à louer

Samboat s'attend une croissance forte cette année, avec une activité multipliée par 3 voire 4 "malgré des mois d'avril, mai et juin horribles, la pluie ayant battu des records". La startup annonce proposer désormais 5.000 bateaux à la location sur sa plateforme, un chiffre qui a bondi récemment d'un coup :

"Nous avons intégré plusieurs flottes de bateaux d'acteurs professionnels en Europe, précise Laurent Calando. Le but est double : déjà adresser le marché BtoB, car nous nous sommes rendus compte qu'il existait une véritable demande de professionnels. Ces bateaux sont clairement identifiés sur le site et nous permettent aussi de compléter notre offre. Les prix ne sont pas alignés sur ceux des particuliers mais la gamme de services est supérieure : louer un wakeboard ou s'exonérer du nettoyage du bateau au retour devient possible."

Si certains professionnels de la location de bateaux refusent catégoriquement d'entendre parler de ces nouveaux entrants tels que Samboat, "d'autres ont compris que notre objectif n'était pas de leur prendre le marché mais au contraire de le rendre plus accessible et de redorer l'image quelque peu malmenée ces dernières années du nautisme, poursuit Laurent Calando. Nous avons d'excellentes relations avec certains acteurs qui deviennent nos ambassadeurs et en profitent."
Samboat apporte ainsi 50 % de son chiffre d'affaires à une société du Cap-Ferret d'embarcations semi-rigides.

Une dizaine de postes à pourvoir

Pas toujours simples au premier abord, les relations avec les autorités portuaires finissent généralement par s'apaiser.

"Nous avons eu des ports qui ont pu être réfractaires initialement mais après les avoir rencontrés, nous avons toujours trouvé des solutions après avoir montré patte blanche, estime Laurent Calando. Seul celui d'Arcachon fait exception, nous n'arrivons pas à avoir la moindre relation avec eux malgré nos efforts répétés."

Samboat compte désormais profiter de cette levée de fonds pour aller taquiner les rivages étrangers. Le marché espagnol est en cours de développement, l'Italie, la Croatie, la Grèce suivront... La startup bordelaise va donc recruter une dizaine de personnes dans les prochains mois, essentiellement des country managers et des développeurs web pour refondre sa plateforme. L'équipe, qui a déjà doublé en un an, risque vite de se retrouver à l'étroit au Château numérique, à Bègles, sorte d'accélérateur auto-géré qu'elle partage avec 5 autres startups en croissance.

"Nous commençons donc à chercher de nouveaux locaux plus vastes pour recréer cet écosystème", conclut Laurent Calando.

L'équipe de Samboat

L'équipe de Samboat, aujourd'hui composée d'une quinzaine de personnes, va s'agrandir avec une dizaine de nouveaux profils (Crédit photo Samboat)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/12/2016 à 15:08 :
Que va faire le loueur de ma vedette arcoa 720 le 29 décembre avec du froid de prévu ?? à part voler des huîtres ?

désolé mais je suis très sceptique !!!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :