WineFunding, 1re plateforme d'equity crowdfunding dédiée au vin

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WineFunding, plate-forme de financement participatif dédié au vin, s'adresse à tous acteurs de la filière.
WineFunding, plate-forme de financement participatif dédié au vin, s'adresse à tous acteurs de la filière. (Crédits : M.L.)
WineFunding, plateforme de financement participatif avec investissement au capital d’entreprises du secteur viti-vinicole, a lancé ses premiers projets il y a un mois. Objectif : proposer à des amateurs de vin de financer des domaines viticoles et des entreprises de la filière.

Mettre en relation des vignerons qui ont besoin de fonds et des amateurs qui souhaitent s'impliquer un peu plus qu'en achetant du vin, telle est la genèse de la création de WineFunding, première plateforme dédiée d'equity crowdfunding spécialisée dans le vin, qu'il s'agisse de projets liés à des domaines ou à des entreprises de la filière, startups numériques, équipementiers, agences de communication, etc.

Son créateur, Maxime Debure, a décidé de sauter le pas fin 2014, lorsque l'évolution du cadre réglementaire du crowdfunding, qui plafonnait les levées de fonds sur les plateformes à 100.000 €, a permis de passer à 1 million d'euros. Le président fondateur de la SAS WineFunding, qui avait travaillé pendant 8 ans dans le monde du vin en tant qu'œnologue, directeur de propriété puis dans le négoce, avant de faire un MBA qui l'a mené vers une carrière dans le financement et le conseil en stratégie, rencontrait régulièrement des amateurs qui voulaient s'impliquer et disposaient de moyens financiers sans pour autant avoir des millions à investir.
Si des sites adressent spécifiquement le marché du vin en don avec contrepartie (Fundovino par exemple), il n'existe en termes de prêt ou d'investissement en capital que des plateformes plus généralistes. C'est le cas par exemple de Lendix, Lendopolis pour les prêts ou de Wiseed, Anaxago ou Happy Capital pour l'equity.

Double expertise

"Il y a peu de projets dans le vin sur le crowdfunding actuel parce qu'ils n'ont pas l'expertise pour étudier ces dossiers, explique Maxime Debure. Nous avons une approche très pro de l'investissement mais aussi une bonne connaissance des spécificités de la filière vin. Cette double casquette est importante. C'est également le cas de mon associé Marc-Antoine Seris qui est en Bourgogne."

WineFunding, en plus de l'expérience de son fondateur qui a commencé sa carrière dans le vin, s'est entouré d'un comité d'experts parmi lesquels le consultant Stéphane Derenoncourt, Dominique Laporte, Meilleur Sommelier et Meilleur Ouvrier de France, Ludivine Griveau, régisseur des Hospices de Beaune en Bourgogne, Antoine Lepetit de La Bigne, agronome et œnologue consultant en biodynamie en Bourgogne et Bordeaux, Michel Laroche, propriétaire à Chablis, Anne Lenaour, directrice technique CA Grands Crus, à Bordeaux.

Ils sont deux à intervenir sur chaque projet, pour l'instruction du dossier mais aussi à travers l'accompagnement. L'idée de Maxime Debure en faisant appel à ces professionnels : mettre en place une forme de mentorat ou de parrainage.

Premier projet abouti

La société propose aussi des dossiers en don avec contrepartie.

"Sur des projets de 50.000 €, l'augmentation de capital n'est pas pertinente, donc on a mis en place une forme de prêt remboursé en vin, une avance remboursable sur 3 ans", explique Maxime Debure.

En complément, pour les projets nécessitant des montants supérieurs à 1 million d'euros, WineFunding propose également une ingénierie financière permettant d'impliquer des investisseurs stratégiques, financiers ou institutionnels.

Le premier projet mis en ligne sur WineFunding a permis à Adamas, agence de communication qui voulait renforcer l'activité dans la filière vin par croissance externe, de récolter près de 345.000 €. Trois autres projets sont en ligne actuellement : la création d'un domaine en biodynamie en Bourgogne (100.000 €), l'acquisition et restauration du Château La Tour de Ségur à Lussac-St-Emilion (1 000 000 €) et la conversion en biodynamie du Château De Bel à Arveyres (prêt remboursé en vin, 50.000 €).

La société qui compte être rentable d'ici un an, compte une dizaine de projets dans les tuyaux et pense dans l'immédiat proposer un maximum de 5 à 10 dossiers par an.

"Nous voulons les voir aboutir, ces projets, faire en sorte qu'ils soient tous financés. Nous sommes vraiment dans l'accompagnement en amont et en aval, avec des dossiers qui se préparent parfois six mois avant", précise Maxime Debure.

Prochaine étape pour WineFunding sur ce marché de niche : l'ouverture à l'international dès l'an prochain.

"Mais avant cela, il y a l'accueil des investisseurs étrangers. La dépêche publiée par Bloomberg la semaine dernière à notre sujet a déclenché des connexions énormes de partout dans le monde de la part des investisseurs."

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