Immobilier : Bordeaux Métropole lance la construction de 587 logements

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Jérôme Siri, maire adjoint de Bordeaux-Bastide, Winy Maas, Alain Juppé, Jacques Rubio et Nordine Hachemi.
Jérôme Siri, maire adjoint de Bordeaux-Bastide, Winy Maas, Alain Juppé, Jacques Rubio et Nordine Hachemi. (Crédits : Agence Appa)
Le lancement du programme immobilier Rivéo marque le début de la construction d’un nouveau grand quartier bordelais sur la Rive droite, qui s’inscrit dans l’Arc de développement durable conceptualisé par Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole.

L'architecte néerlandais Winy Maas, cofondateur de l'agence d'architecture et d'urbanisme MVRDV, à Rotterdam (Pays-Bas), était à Bordeaux mardi 15 mai en fin de matinée pour participer à la pose de la première pierre du nouveau programme Rivéo, situé à Bordeaux-Bastide, quai des Queyries, tout près du quartier alternatif Darwin. Pour l'occasion le PDG de Kaufman & Broad, Nordine Hachemi, a également fait le voyage à Bordeaux, où il a retrouvé en particulier Jacques Rubio, directeur général de Kaufman & Broad Grand Sud-Ouest, promoteur de l'opération.

Alain Juppé, était de la partie. Ainsi que Pascal Gerasimo, directeur général de Bordeaux Métropole Aménagement (BMA), dont le président est Michel Duchêne, en charge des grands projets d'aménagement urbain à Bordeaux Métropole.

"Le programme Rivéo, qui représente 587 logements, compte 55 % d'habitat social ou en accession aidée à la propriété. Il est important de remercier Michel Duchêne et Elizabeth Touton (en charge de l'urbanisme opérationnel à la mairie de Bordeaux -NDLR) qui ont permis d'expliquer et de rendre cohérent ce projet", a notamment éclairé Pascal Gerasimo.

"Bordeaux nous tire vers le haut"

Ce grand programme immobilier mixte, qui s'étend sur les 33.000 m2 de l'îlot Queyries, a été conçu par BMA, Bordeaux Métropole et la mairie de Bordeaux en liaison avec MVRDV, à l'origine des plans et des grands principes d'aménagement de Rivéo. Un nouveau quartier entièrement réalisé par Kaufman & Broad. Le programme se décline en 11 bâtiments, comprend une résidence étudiante de 170 chambres, mais aussi 450 m2 de commerces et services, un restaurant panoramique de 500 m2, un relais assistantes maternelles et plus de 6.000 m2 d'espaces verts et jardins suspendus.

"Nous sommes à un moment charnière, avec le changement de gouvernement", a rappelé Nordine Hachemi.

Avant de se montrer optimiste côté activité.

"Nous avons des clients institutionnels qui investissent leur épargne dans l'économie réelle. Chaque logement construit c'est deux emplois créés. Et puis les logements contribuent à la transition énergétique. Les nouvelles normes font que les logements actuels consomment cinq fois moins d'énergie que les anciens" s'est félicité Nordine Hachemi, qui a estimé que "la ville de Bordeaux est exigeante et nous tire vers le haut".

Un architecte intéressé par la Garonne

Winy Maas s'est de son côté montré enthousiaste, rappelant que son agence travaille depuis six ans du côté de Bordeaux-Bastide et que cette "première pierre sera suivie par plus de premières pierres, car la Rive droite veut faire partie de la Ville, être plus contemporaine que la Ville située de l'autre côté ". C'est ainsi que l'architecte-urbaniste a planté le décor de la bipolarité  bordelaise entre les deux rives de la Garonne.

Rivéo Bordeaux

Une vue du projet de Rivé Bordeaux (DR)

Winy Maas s'est en quelques phrases délecté d'une schizophrénie spatiale bordelaise, dont il semble savourer l'insoupçonnable profondeur culturelle. Voie de communication océanique mais aussi symboliquement frontière naturelle entre Bordeaux et le reste du continent, la Garonne est un objet complexe. Ce qui n'empêche pas que les élus et hommes d'affaires bordelais aient succombé à leur dévorante attirance pour le prospère bas-Cenon, sur la rive droite, annexé en 1865 et transformé en quartier Bordeaux-Bastide. Sans que la mémoire populaire bordelaise n'entérine vraiment cette fusion. C'est pour cela que "à Bordeaux il n'y a pas d'avenues, mais des cours", souligne un adage bordelais traditionnel, ce qui disqualifie Bordeaux-Bastide, de l'autre côté de la Garonne, avec son immanquable avenue Thiers.

Tout en jouant sur les mots quartier et ville, Winy Maas a plaidé pour "une mobilité plus douce" à Bordeaux-Bastide et davantage de connexion, "avec le rêve d'une passerelle pour relier les deux villes". De quoi irriter les natifs de la rive gauche de la Garonne, où l'on n'aime pas beaucoup les ponts... Et c'est bien cette mentalité insulaire qui semble ravir Winy Maas.

"Depuis des années je discute avec Winy Maas, recadre Alain Juppé. C'est un véritable exercice. Il a ses convictions, poursuit-il, et j'ai les miennes. Finalement nous arrivons à nous entendre", illustre le maire de Bordeaux, qui a replacé Rivéo dans son contexte, celui de l'Arc de développement durable lancé avec la construction de l'éco-quartier Ginko, à Bordeaux-Lac.

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