Ca y est, les taux immobiliers remontent !

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Le nombre important de projets urbains en cours à Bordeaux et dans sa métropole devrait permettre de maintenir les prix de l'immobilier et d'éviter la flambée.
Le nombre important de projets urbains en cours à Bordeaux et dans sa métropole devrait permettre de maintenir les prix de l'immobilier et d'éviter la flambée. (Crédits : Objectif Aquitaine / Appa)
Attendue depuis des mois, la remontée des taux de crédit semble pointer le bout de son nez. Une tendance qui devrait se confirmer en 2017.

D'un acteur à un autre, le constat est le même : la baisse ininterrompue des taux de crédit immobilier est a priori derrière nous. Le courtier Cafpi note ainsi que si pour les meilleurs profils d'emprunteurs, ils sont encore à la baisse, "le taux moyen pratiqué début novembre est, lui, en hausse". Plus précisément, en Aquitaine, les taux s'établissent à :

  • 0,74 % sur 10 ans
  • 0,80 % sur 15 ans
  • 1 % sur 20 ans
  • 1,30 % sur 25 ans

A cela, plusieurs raisons. Premier point, la remontée conséquente du taux des OAT, obligations assimilables du Trésor et utilisées comme référence pour les taux fixes des taux fixes immobiliers, qui sont passés de 0,34 % début novembre à 0,83 % au lendemain des élections américaines.

"Première conséquence du programme de son nouveau président, Donald Trump, les craintes d'une poussée inflationniste outre-Atlantique ont fait grimper le taux d'emprunt à 10 ans des Etats-Unis, entraînant dans son sillage les marchés obligataires européens", explique Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.

Deuxième explication soulevée par le courtier, les banques ont rempli dès maintenant leurs objectifs en termes de volumes de crédits souscrits et, fragilisées par cette hausse des OAT conjuguées à un environnement changeant (concurrence du e-banking, lois Hamon et Sapin II), elles sont contraintes de relever leurs taux pour préserver leurs marges.

Pas de remontée vertigineuse en vue

Le baromètre de novembre d'Acecredit.fr est sur la même tonalité avec au plan national des taux fixes moyens hors assurances de 0,90 % sur 10 ans, 1,10 % sur 15 ans, 1,20 % sur 20 ans et 1,60 % sur 25 ans. L'entreprise évoque un montant moyen emprunté de 172.000 € dans les régions françaises et de 296.000 € à Paris et en Ile-de-France.

Chez Credixia, on indique ceci :

"L'augmentation des taux représente entre + 0,05 pt et + 0,20 pt selon le profil de l'emprunteur et la durée du prêt. Les plus petits profils sont les plus touchés. En effet, les emprunteurs dont les revenus annuels sont inférieurs à 30 000 euros enregistrent la plus forte hausse de taux soit + 0,20 point de base sur une durée de 20 ans. En moyenne, pour un emprunt de 200.000 euros sur 20 ans, une hausse de taux de + 0,30 pt représente une augmentation de la mensualité de 27 € par mois."

Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre en décembre puis début 2017, notamment en raison des changements de politique des Banques centrales américaine et européenne. Pas d'angoisse toutefois : Cafpi estime que "cette hausse des taux ne devrait pas avoir d'incidences fortes sur le marché. Elle ne sera pas suffisamment importante pour désolvabiliser les emprunteurs, d'autant que les prix devraient, eux, rester raisonnables. Il se pourrait même qu'elle incite les acheteurs à accélérer leurs projets immobiliers." L'optimisme est aussi de rigueur chez Credixia :

"Les banques ont déjà fixé des objectifs commerciaux très ambitieux pour l'année 2017. Il semblerait qu'elles souhaitent égaler la production de 2016. Autant dire qu'elles feront le maximum pour capter des nouveaux clients en proposant des taux bas."

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