Aéronautique : les facs de Cincinnati (USA) et Bordeaux volent en formation

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AESOP, la nouvelle formation d'ingénieur en maintenance aéronautique qui réunit les universités de Bordeaux et de Cincinnati (USA) depuis le dernier salon aéronautique de Farnborough
AESOP, la nouvelle formation d'ingénieur en maintenance aéronautique qui réunit les universités de Bordeaux et de Cincinnati (USA) depuis le dernier salon aéronautique de Farnborough (Crédits : AFP)
Lors du dernier salon aéronautique de Farnborough en Grande Bretagne, les universités de Bordeaux et de Cincinnati aux USA ont conclu un partenariat qui porte sur la mise en place d’une formation commune sur la maintenance aéronautique.

L'accord de partenariat avait été signé cinq jours plus tôt (le 6 juillet 2016), mais c'est officiellement le 11 juillet, pendant le salon de l'aéronautique de Farnborough (UK), qu'a été lancé le premier cursus commun liant l'université de Bordeaux (53.000 étudiants) à l'université américaine de Cincinnati (44.000 étudiants).
Ce cursus concerne une formation baptisée AESOP (AEronautique-System Operations) axé sur les métiers de la gestion du cycle de vie des aéronefs. Bref, sur le marché (60 Md€ aujourd'hui au niveau mondial) hautement porteur de la maintenance réparation des avions qui croît, actuellement, de 5 % chaque année et dont des spécialistes du secteur (étude du cabinet de conseil américain Oliver Wyman datant de 2015) annoncent le doublement de taille d'ici à 2035.

Formation en anglais, 6 mois aux US, 6 mois à Bordeaux

Quand on sait qu'aujourd'hui environ 19.000 avions de lignes sont en service, que les carnets de commandes des principaux constructeurs (Boeing, Airbus notamment) sont copieusement remplis (321 avions à produire pour Boeing, 279 pour Airbus à ce jour) et qu'il faut y ajouter 40.000 avions militaires, on comprend que les besoins de main d'œuvre dans les métiers de la gestion du cycle de vie de ces aéronefs sont déjà importants et vont progresser au fil des ans et du vieillissement de la flotte.
La formation mise en place par les deux universités se veut être une des réponses à ces besoins.
La Nouvelle-Aquitaine, très en pointe sur le secteur de la maintenance aéronautique, grâce, notamment, à son Aérocampus basé à Latresne près de Bordeaux dont le modèle de formation essaime à travers le monde (Suisse, Inde...), se voit doter, au travers de ce cursus AESOP, d'un nouvel outil de formation dans ce domaine. Le cursus d'un an se déroulera entièrement en anglais, 6 mois à Cincinnati (semestre d'automne) et 6 mois à Bordeaux (semestre d'été) au sein de l'IMA (Ingénierie Maintenance systèmes Aéronautique et transport. Sites à Mérignac et Talence - 33), centre de ressources en ingénierie et maintenance aéronautique de l'Université de Bordeaux.
Le diplôme d'ingénieur obtenu à l'issue sera axé sur la pratique, il rassemblera l'expertise en maintenance proposé par l'Université de Bordeaux et l'expertise en ingénierie apportée par l'Université de Cincinnati.

Diplôme "réponse" à la mondialisation croissante de la main d'oeuvre

"Notre volonté est de mettre à disposition des acteurs de la filière aéronautique des formations en parfaite adéquation avec leurs besoins et attentes. C'est pour cela que nos partenaires industriels (Ndlr. Dassault, Sabena Technics, Assystem, Thales, Sogerma, Safran...) sont impliqués dans la définition et la réalisation des enseignements. En outre, AESOP est couplé à des projets de recherche conjoints sur des thématiques liées au Aircraft Lifescycle Management (gestion du cycle de vie des avions, NDLR)", explique Olivier Puissant, responsable de la plateforme aéronautique de l'Université de Bordeaux.

"Le double diplôme montre un engagement envers le développement des compétences techniques et professionnelles qui impressionnent tout employeur", assurent de leur côté les américains Teik Lim, doyen du Collège d'ingénierie et des sciences appliquées, Paul Orkwis chef du département et professeur d'ingénierie aérospatiale et de génie mécanique et Kelly Cohen, professeur d'ingénierie spatiale et génie mécanique.

"Avec la mondialisation croissante de la main-d'œuvre technique, les diplômes délivrés par nos universités fournissent une perspective internationale particulièrement bénéfique aux diplômés", ajoutait Teik Lim au moment du "décollage" officiel du nouveau cursus.

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