Betclic installe son siège social à Bordeaux avec 150 emplois

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Nicolas Béraud a repris les commandes de Betclic en début d'année 2017
Nicolas Béraud a repris les commandes de Betclic en début d'année 2017 (Crédits : Objectif Aquitaine / Appa)
Revenu aux commandes de Betclic en début d'année après 6 ans d'absence, Nicolas Béraud réorganise complètement le site de paris en ligne qu'il a fondé en 2005. Les salariés des sites de Paris et de Londres seront regroupés au sein d'un nouveau centre de décision installé à Bordeaux, qui accueillera le siège social et totalisera près de 150 emplois.

"Clairement, si les choses étaient à refaire, c'est à Bordeaux et non à Paris que j'aurais créé les 200 emplois français de Betclic !" En 2015, Nicolas Béraud réécrivait dans nos colonnes l'histoire de la société qu'il a créée en 2005 à Londres, rachetée en 2008 par Stéphane Courbit associé à la Société des Bains de mer de Monaco, devenue en quelques années un poids lourd des paris en ligne (football, turf, poker...). L'idée lancée en l'air a semble-t-il fait son chemin puisque deux ans plus tard, ce même Nicolas Béraud annonce le regroupement de ses sites londonien et parisien à Bordeaux. Une information qui était dans l'air du temps depuis un moment, et que Nicolas Béraud a confirmé à La Tribune il y a quelques jours.

Après avoir développé Betclic de 2005 à 2010, Nicolas Béraud a revendu la société tout en continuant à la diriger jusqu'en fin 2011. Depuis, il avait notamment lancé une nouvelle entreprise, TripleFun, depuis Bordeaux. Mais il y a quelques mois, les actionnaires du groupe Betclic lui ont demandé de revenir aux affaires pour redonner une nouvelle stratégie et une vision long terme. Retourner auprès de son ex n'est jamais chose aisée : Nicolas Béraud a pourtant choisi de le faire et repris le poste de PDG début 2017. La décision stratégique qu'il prend est majeure pour le groupe, présent dans une vingtaine de pays et qui compte parmi les leaders européens des jeux d'argent en ligne. Son objectif : "Etre plus agile, plus proche du marché, replacer le client au cœur de l'entreprise et regrouper toutes nos compétences en un même site", détaille Nicolas Béraud. Ce dernier explique le choix de Bordeaux par la possibilité que la capitale girondine offre de se doter de locaux trois fois plus spacieux qu'à Paris pour le même prix, et par les incertitudes liées au Brexit qui l'ont conduit à écarter Londres. Le PDG du groupe n'est pas non plus insensible aux attraits bordelais, lui qui y a fait ses études et qui est au contact de l'écosystème local depuis son installation près de la Garonne en 2013.

Destination Les Bassins à flot

La majeure partie des activités de Betclic à Paris et Londres seront donc regroupées à Bordeaux dans le quartier des Bassins à flot, à proximité immédiate d'OVH, de Niji, d'Ubisoft... récemment installés ou en passe de le faire. Les fonctions techniques, marketing, finances, RH, juridiques, qualité... y seront présentes. Malte, site historique de Betclic, conservera son importance (customers services, bookmakers...). Le déménagement se fera en deux phases : début 2018, le groupe intègrera l'espace de coworking Mama Works, aux Bassins à flot, puis prendra possession de ses propres locaux en 2019 dans le même quartier sur près de 3.000 m2. Difficile de dire actuellement combien de salariés actuels du groupe accepteront de quitter Paris ou Londres pour rejoindre Bordeaux, mais il est fort probable que Betclic devra fortement embaucher. 150 postes sont prévus à Bordeaux.

Cette réorganisation profonde doit permettre au groupe de se relancer. Après avoir vu ses effectifs grimper en flèche, jusqu'à un millier de salariés, Betclic (450 emplois aujourd'hui) a accusé le coup derrière et s'est fait dépasser par de nombreux concurrents. Nicolas Béraud est revenu à la tête de la société "pour en refaire un leader européen", beaucoup plus tourné qu'avant vers le mobile, une tendance de fonds que Betclic a manqué. La sortie de la nouvelle application Betclic sur l'Applestore à la fin de l'été a dopé ses résultats et montre la voie à suivre à l'avenir.

Pour la métropole bordelaise, c'est aussi le premier siège social d'envergure décroché après les efforts importants consentis en matière de marketing territorial ces dernières années, liés notamment à la mise en fonction de la ligne à grande vitesse Bordeaux - Paris à l'été dernier.

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