Quelles ambitions pour le nouveau directeur de Bordeaux INP ?

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Marc Phalippou est le nouveau directeur général de Bordeaux INP
Marc Phalippou est le nouveau directeur général de Bordeaux INP (Crédits : Gilles Arroyo / DR)
Marc Phalippou est le nouveau directeur général de Bordeaux INP. Il présente à La Tribune ses ambitions pour le groupe, rassemblant 5 écoles internes d'ingénieurs et 2 écoles partenaires, et évoque notamment les pistes de développement vers Poitiers et Limoges.

Ingénieur et docteur en informatique, Marc Phalippou connaît les enjeux de Bordeaux INP comme sa poche. Après un parcours au sein de France Télécom pendant 10 ans, il dirigeait en effet depuis l'Enseirb-Matmeca, une des écoles d'ingénieurs qui fait partie intégrante de Bordeaux INP. Il a donc participé activement à la création il y a 8 ans puis au développement de l'établissement et succède donc logiquement à François Cansell, directeur général pendant deux mandats. Bordeaux INP regroupe 7 écoles d'ingénieurs publiques membres, soit 2.900 étudiants : 5 écoles internes (Ecole nationale supérieure de cognitique, Ecole nationale supérieure de chimie, de biologie et de physique, Ecole nationale supérieure en environnement, géoressources et ingénierie du développement durable, École nationale supérieure d'électronique, informatique, télécommunications, mathématique et mécanique de Bordeaux, École nationale supérieure de technologie des biomolécules de Bordeaux) et deux écoles partenaires (École nationale supérieure en génie des technologies industrielles, Institut supérieur aquitain du bâtiment et des travaux publics), une classe préparatoire intégrée et un incubateur étudiant, Sit'Innov. Au total le groupe propose 17 spécialités d'ingénieurs, dont 5 par apprentissage.

Rapprochements en vue avec Poitiers et Limoges ?

"Je m'inscris pleinement dans le bilan de François Cansell, affirme Marc Phalippou. Un gros travail de structuration a été mené depuis 8 ans autour de la marque ombrelle Bordeaux INP. Le sujet est derrière nous. Nous devons maintenant continuer à nous positionner comme fédérateur des écoles d'ingénieurs dans le paysage de Nouvelle-Aquitaine. Dans ce sens, nous avons actuellement des discussions avec Limoges et Poitiers."

Plus précisément, ces discussions se sont nouées avec les écoles nationales supérieures d'ingénieurs de Limoges et de Poitiers et avec l'ISAE-ENSMA, école nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique à Poitiers, qui pourraient devenir partenaires. Rien d'illogique au moment où les écoles d'ingénieurs se structurent autour de marques fortes et alors que Bordeaux INP entend acquérir une véritable "dimension Nouvelle-Aquitaine".

Une nouvelle école autour de l'aéronautique et du spatial pas exclue

Marc Phalippou entend également continuer à miser sur l'interdisciplinarité de Bordeaux INP, dont les écoles abordent des sujets tels que la santé, l'alimentation, l'énergie, l'internet de objets, les nouveaux matériaux... ainsi que sur la recherche, les formations étant adossées à 10 laboratoires de recherche. Le nouveau directeur général entrevoit des potentiels dans l'intelligence artificielle, le big data et les biotechs, le big data et l'environnement, ainsi que dans l'aéronautique et le spatial.

"Ces sujets sont sur la table et il y a des demandes assez fortes des entreprises, explique-t-il. Prendront-ils la forme de nouvelles formations, de nouvelles filières ou de nouvelles écoles ? Il est trop tôt pour le dire. Si nous créons une nouvelle école, ce sera pour une question de visibilité de cette dernière. Ce qui limite notre développement, ce sont les moyens. Les dotations publiques sont stables pour le moment mais la tendance générale est orientée à la baisse. Il y a sûrement des financements à aller chercher du côté des appels à projet de l'Idex (Initiative d'excellence, l'Université de Bordeaux bénéficiant de ce précieux label, NDLR). Nous pourrions également développer nos partenariats avec de grandes entreprises prêtes à s'engager dans la durée dans le cadre de chaires, comme nous le faisons par exemple avec Sanofi. Sur la question taxe d'apprentissage, il y a une grosse concurrence même si nous pouvons l'optimiser."

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