Arcachon : les eaux d'Abatilles vont investir 8 M€ en 2 ans

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Hervé Maudet et Jean Merlaut, propriétaires d’Abatilles, sur leur stand à Vinexpo, dédié à la promotion de leurs bouteilles grand cru.
Hervé Maudet et Jean Merlaut, propriétaires d’Abatilles, sur leur stand à Vinexpo, dédié à la promotion de leurs bouteilles "grand cru". (Crédits : C.L.)
Rachetée en 2013 par Hervé Maudet et Jean Merlaut, les eaux minérales d’Abatilles vont bénéficier de nouveaux investissements sur les deux prochaines années pour améliorer une ligne de production existante et en créer une nouvelle dédiée à son "grand cru de l’eau", "la bordelaise", sur laquelle mise l’entreprise pour séduire les marchés export.

Il y a deux ans, les propriétaires des eaux d'Abatilles rachetaient le terrain attenant à leur site de production, saisissant l'opportunité de sa mise en vente pour améliorer les capacités de stockage de l'entreprise. Aujourd'hui ils annoncent qu'ils vont consacrer 6 M€ d'investissement pour la ligne de production flambant neuve qui sera installée dans cette extension, opérationnelle fin 2018. Le travail est en cours avec les architectes pour que ce nouveau bâtiment s'intègre harmonieusement dans son environnement puisque l'usine est installée dans la ville d'Arcachon.

Abatilles a en effet désormais besoin d'une nouvelle ligne de production dédiée à sa bouteille "la bordelaise", ainsi dénommée pour son profil, portée par un packaging "grand cru" qui reprend les codes des vins de Bordeaux, forme de la bouteille, étiquette et capsules en étain. "La bordelaise" a été lancée en 2010. L'an dernier Abatilles a vendu 45 millions de bouteilles d'eau (plate et pétillante), en majorité les bouteilles traditionnelles vendues par pack de 6, son plus gros volume de ventes, via la restauration, qui représente 1/3 de son chiffre d'affaires, et la GMS. Aujourd'hui la bordelaise représente 20 % de son chiffres d'affaires de 10 M€ aujourd'hui, contre 7,5 M€ en 2013.

Pour porter cette croissance, la société mise aussi sur son personnel qui est passé de 22 personnes il y a 4 ans, à 35 aujourd'hui. Abatilles a fait appel à un cabinet extérieur pour faire évoluer la société et faire monter en compétences ses salariés, dont seulement 14 aujourd'hui sur les 35 étaient là au moment du rachat, avec un programme de formation conséquent pour les années à venir.

Gérer la croissance

"La bordelaise monte en puissance car nous travaillons beaucoup le marché de la restauration et depuis peu de l'export. Ça marche bien, car nous avons une originalité sur ce format qui plait. On vend aussi une histoire, c'est très important pour l'étranger", raconte Hervé Maudet (fondateur de la société de négoce MVins), copropriétaire depuis 2013 à hauteur d'un tiers des parts d'Abatilles avec Jean Merlaut, propriétaire de Gruaud Larose, qui en détient deux tiers.

La société a devant elle un programme d'investissement de 2 M€ en fin d'année pour améliorer une ligne de production existante, auxquels vont donc s'ajouter quelque 6 M€ dédiés à la nouvelle ligne dans l'extension de son site qui sera dédiée à la production de la bordelaise. Investissements qui viendront s'ajouter aux 2,5 M€ déjà engagés après le rachat pour moderniser l'outil de production.

"Nous allons miser sur la bordelaise en verre et en plastique pour l'export. Nous avons créé un service export il y a un an, il représente aujourd'hui 2 % de notre chiffre d'affaires", précise Hervé Maudet.

Un ratio qui va sans nul doute évoluer. Présente sur Vinexpo en tant qu'eau officielle du salon, Abatilles a rempli son planning de rendez-vous export avec les distributeurs. La société espère conclure des marchés sur une dizaine de nouveaux pays cibles.

"On sent qu'un mouvement de fond s'est mis en place, ce n'est pas une question d'opportunité isolée. En termes de notoriété et de crédibilité la marque va bien. C'est même une marque géniale, insiste Hervé Maudet. Quand nous l'avons rachetée, nous ne savions pas qu'elle avait cette puissance. Nous l'avons réveillée, mais tout était là. Nous allons vraiment nous concentrer là-dessus pour bien faire, équilibrer l'entreprise, nos capacités à vendre, produire, livrer. Il nous faut gérer la croissance, on ne va pas s'en plaindre..."

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