Quand recherche et monde industriel font bon ménage : l’Adera souffle ses 50 bougies

 |   |  614  mots
Jean Rivenc est le directeur de l'association pour le développement de l’enseignement et des recherches auprès des universités, des centres de recherches et des entreprises d’Aquitaine (Adera).
Jean Rivenc est le directeur de l'association pour le développement de l’enseignement et des recherches auprès des universités, des centres de recherches et des entreprises d’Aquitaine (Adera). (Crédits : Adera)
L’Adera (Association pour le développement de l’enseignement et des recherches auprès des universités, des centres de recherches et des entreprises d’Aquitaine), basée dans la métropole bordelaise, fête cette année ses 50 ans. L'association, qui multiplie les relations entre la recherche et le monde industriel, dévoile un bon bilan qui fait d'elle un opérateur majeur de la recherche partenariale et de l’innovation dans la région.

"Il y a 50 ans, nous nous sommes tous mis autour d'une table pour envisager des passerelles entre la recherche et le monde industriel dans la région. Aujourd'hui, le sujet est toujours d'actualité mais c'est devenu concret", explique Jean Rivenc, directeur de l'Adera, association créée en 1967 à Pessac.

25 M€ de CA annuel

Cette association qui fait partie de l'écosystème économique régional est peut-être moins connue que d'autres structures mais les résultats sont bel et bien au rendez-vous. Depuis sa création, l'Adera a accompagné plus de 500 laboratoires et entreprises en Aquitaine en apportant l'expertise, les moyens humains et techniques pour monter, structurer et gérer des projets de recherche ou d'innovation, souvent complexes sur le plan administratif, juridique et financier. Avec un chiffre d'affaires de 25 M par an (80 % de financement industriel et 20 % de financement public), l'Adera, labellisée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, s'impose comme un acteur clé de l'écosystème régional de recherche et d'innovation. Parmi l'ensemble des acteurs nationaux qui exercent le même métier que l'Adera, regroupés dans la commission filiale du réseau Curie, l'Adera arrive à la deuxième place.

35 cellules de transfert de technologie

Depuis la création du dispositif de transfert de technologie en 1985, l'Adera, qui est une passerelle entre le public et le privé, a accompagné 49 cellules de transfert de technologie. 35 sont aujourd'hui gérées par l'association. Concrètement, ces cellules sont des départements de l'Adera adossés à des laboratoires académiques, l'objectif étant de répondre aux besoins technologiques des entreprises et donc de créer de la richesse sur le territoire.

"La Région soutient les cellules pendant trois ans. Elles n'ont pas d'obligation de sortie mais le cercle vertueux veut qu'elles s'externalisent en créant de la richesse sur le territoire en créant une entreprise ou une autre structure", explique Jean Rivenc.

Le directeur de l'Adera cite notamment l'exemple d'OliKrom, entreprise spécialisée dans la création de pigments intelligents.

"Un chercheur du CNRS a monté une activité de cellule avant de créer sa société OliKrom SA en 2014 à partir de la cellule de transfert technologique du même nom OliKrom."

OliKrom a d'ailleurs  bénéficié du soutien financier de Pertinence Invest, la société d'investissement co-fondée par l'Adera et 7 autres structures de valorisation membres de la Commission Filiale du réseau Curie. La société a ainsi reçu 250.000 euros de financement tout comme la société Argolight a reçu 210.000 euros. Pertinence Invest, créée en 2012, effectue des investissements de l'ordre de 50 à 200 k€, soit lors de la création des startups (après détection et incubation), soit avant un premier tour de table classique. "L'ambition est d'en faire un fonds d'investissement."

300 emplois créés

Au-delà de Pertinence Invest, parmi les futurs projets de l'association Adera figure l'élargissement de son activité à la grande région. Ainsi, trois cellules de transfert technologique de La Rochelle sont d'ores et déjà rattachées à l'Adera. "Nous réfléchissons aussi à des synergies avec une association limougeote similaire à la nôtre."

"Ces douze dernières années, le chiffre d'affaires d'Adera a été doublé et même si ce n'est pas l'objectif, cela prouve une certaine dynamique. Nous devons en permanence adapter nos outils. L'association est d'ailleurs certifiée ISO 9001 pour son système de management", explique Jean Rivenc.

Ses domaines d'expertises sont vastes : environnement, chimie, archéologie, santé... 300 scientifiques et techniciens sont en contrat à l'Adera. Depuis plus de 10 ans, l'association a accompagné la création de nombreuses startups. En tout, ce sont 300 emplois qui ont été créés en Nouvelle-Aquitaine depuis 1967.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :