Vin : la stratégie ultra luxe de Bernard Magrez

 |   |  267  mots
Acquérir des petites surfaces sur des terroirs d'exception pour réaliser des vins de très grande qualité et en très petite quantité, telle est la stratégie de Bernard Magrez qui, en matière de production viticole, adresse les consommateurs fortunés comme la grande joaillerie le fait.
Acquérir des petites surfaces sur des terroirs d'exception pour réaliser des vins de très grande qualité et en très petite quantité, telle est la stratégie de Bernard Magrez qui, en matière de production viticole, adresse les consommateurs fortunés comme la grande joaillerie le fait. (Crédits : D.R)
Bernard Magrez, le Bordelais déjà 40 fois propriétaire de châteaux, vient de réaliser une acquisition en Saint-Estèphe qui va lui permettre d’adresser le monde des initiés fortunés en quête d’étiquettes de plus en plus rares et différenciantes.

L'homme aux 40 châteaux, propriétaire, notamment, du Chateau Pape Clément, vient d'ajouter un vignoble à sa collection.
Cette fois, l'acquisition porte sur un tout petit vignoble, idéalement placé, en Saint-Estèphe, au lieu-dit La Peyre, perché à... 29 mètres de hauteur au-dessus des grandes propriétés de cette appellation médocaine.
Le but de l'homme qui pèse aujourd'hui 600 M€ : produire 3.200 bouteilles d'un vin rare, disponible dans deux ou trois magasins seulement et dans quelques grandes capitales du monde.
Selon le communiqué de presse de Bernard Magrez, le vin sera baptisé "Clos Sanctus Perfectus" et constituera une "réponse identique à celle de la très grande joaillerie".

Un business du snobisme ?

Bernard Magrez est, depuis des années, engagé dans un œnotourisme de standing et dans une recherche de terroirs rares, ou sous-estimés. Cette acquisition s'inscrit dans cette démarche d'achat de petites surfaces aux emplacements exceptionnels. Démarche qui vise à proposer aux consommateurs de très grands vins souhaitant se singulariser par rapport à celles et ceux qui, comme eux, consomment des premiers grands crus, de nouvelles "émotions".
En visant la rareté, le luxe, et l'effet de surprise, Bernard Magrez entend susciter l'intérêt des consommateurs fortunés "habitués" aux très grands vins mais qui veulent se différencier par rapport aux autres amateurs fortunés qui arrêtent généralement leur choix sur les mêmes premiers grands crus classés. 
Dans le même temps celui est, notamment, propriétaire de quatre grands crus classés, annonce ne pas avoir renoncé à élargir sa gamme dans cette catégorie.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :